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Test : Tales of Kizna
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Alors que de plus en plus de Japonais passent leurs journées accrochés à leurs smartphones, Namco Bandai décide de s'attaquer à ce marché fleurissant pour promouvoir encore et toujours sa célèbre série Tales of. C'est ainsi que sortit en novembre 2011 Tales of Kizna, à mi-chemin entre jeu de rôle et jeu de cartes.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Tales of Kizna n'est pas un épisode principal de la série qui rejoindrait le groupe des noms en "a" comme Phantasia, Symphonia ou encore Legendia. En réalité, Kizna (kizuna) signifie «liens» en japonais, thème principal d'un opus décrit comme un «RPG qui tisse des liens». Il ne s'agit pas non plus d'un escort title, mais bien d'un Tales of smartphone dont la principale particularité est d'être totalement gratuit. Développé par KLabGames, le titre est accessible uniquement via le site de jeux japonais Mobage spécialisé dans le divertissement sur portables. Une simple inscription suffit donc, même si la chose est plus facile à dire qu'à faire puisqu'elle nécessite tout d'abord une adresse mail japonaise ; les joueurs étrangers souhaitant s'y essayer se tourneront donc principalement vers yahoo.co.jp. C'est directement grâce au navigateur Web du smartphone ou de la tablette que l'interface de Tales of Kizna s'offre à nous, ce qui présente de nombreux avantages, dont les données de jeu directement sauvegardées sur Internet et accessibles partout. On déplore cependant quelques légers inconvénients, notamment quant aux chargements des pages qui se succèdent lors des parties.

Un Usa-usa ! Vite, préparons l’équipe pour l’attaque !

Le joueur est accueilli par une jolie soubrette aux cheveux roses se présentant comme son guide et qui l'invite à piocher au hasard quatre cartes, car la base du gameplay de Tales of Kizna repose effectivement sur un deck à compléter tout au long des parties. Chaque carte arbore un personnage de la série tiré au hasard au sein de l'intégralité des opus. Plus il est populaire, plus il est rare et donc moindres sont les chances de tomber dessus. A tout héros est assigné un élément parmi le feu, l'eau, le vent, la terre, la lumière ou les ténèbres, dont l'importance est primordiale puisqu'il s'agit du mécanisme principal lors des phases de combat. Grâce au système force-faiblesse à la «pierre-feuille-ciseaux», il est possible d'affronter des adversaires, sachant que les cartes gagnent de l'expérience, montent de niveaux et améliorent leurs compétences. Le but du jeu est donc de compléter progressivement sa collection et d'avoir des personnages constamment plus puissants. Pour cela, il faut enchaîner des mini-quêtes très courtes se déroulant en plusieurs temps : quelques coffres à ouvrir et un ou deux ennemis à tuer, l'issue des rixes automatisées ne dépendant que des statistiques des cartes. Au terme de la quête, on récupère butin et nouvelles recrues tandis que l'équipe gagne de l'expérience, puis on réorganise son deck avant de repartir à l'aventure. Tel est le quotidien d'un joueur de Tales of Kizna, et il faut bien l'avouer, cela n'a rien de très folichon.

La mission « Cherchez Rubia ! » n’est disponible qu’une petite semaine.

Heureusement, tout un tas d'autres activités sont proposées, utilisant également les cartes comme support de jeu. Ainsi, il est possible de participer à des combats en arène contre d'autres joueurs via les profiles Mobage en ligne, de créer une guilde, d'échanger des cartes selon la bonne vieille méthode du troc, ou encore d'utiliser les points de grade acquis au combat pour acheter ces plantes médicinales récurrentes à la série augmentant les compétences des personnages. De nombreux évènements sont régulièrement mis en lignes et permettent de s'adonner à des quêtes à thèmes directement liées aux histoires des héros de la saga. Enfin, il est possible de se frotter directement aux plus grands antagonistes des Tales of via le mode «Arc Boss». Dhaos, Fodra Queen, Gaius, tous répondent présent à l'appel ! Un contenu de qualité, mais qui ne suffit pas à faire oublier un sacré défaut : l'interface de jeu. Pour tout texte, on a droit à des couleurs fluo sur un fond intégralement noir, qui rappellent un peu trop des lignes de codage informatique tant l'esthétique est passé à la trappe. On imagine bien que l'objectif est d'alléger au maximum le poids des pages sur navigateur, mais le résultat visuel reste très rebutant. Les quelques animations semblent elles-mêmes peu adaptées à l'affichage puisqu'elles sont souvent pixélisées. Il faut donc se concentrer essentiellement sur le contenu pour apprécier l'expérience offerte par Tales of Kizna, à réserver avant tout aux passionnés de gestion et de cartes.

Images capturées sous le navigateur Dolphin, d'où la présence du logo.

Les notes
  • Graphique 9 /20

    Même s'il faut montrer de l'indulgence face à un titre disponible sur les navigateurs smartphones, difficile de ne pas grimacer devant l'interface de jeu vraiment simpliste. Les artworks officiels des personnages censés égayer les parties souffrent parfois d'un affichage pixélisé, d'autant plus présent si l'on joue sur tablettes.

  • Jouabilté 14 /20

    Tales of Kizna ressemble davantage à un jeu de gestion qu'à une simulation d'aventure. On passe le plus clair de son temps dans des menus à cliquer ici et là pour valider, organiser, piocher ou faire défiler le paysage des quêtes. Pas excitant, mais suffisant pour bien exploiter ses cartes.

  • Duree 14 /20

    L'avantage d'un jeu jouable sur navigateurs, c'est que les données relatives à chaque compte sont accessibles n'importe où et n'importe quand. Chaque temps libre pourra donc être l'occasion de faire une petite partie pour compléter sa collection de cartes ou monter de niveau son équipe.

  • Son /

    Rien. Pas une seule musique, pas un seul cri, pas un seul bruitage, même pas le moindre clic. Tales of Kizna ne comporte absolument aucune bande-son, du fait de son interface sur navigateurs smartphones. Un constat un peu triste, d'autant plus que la série propose habituellement des musiques excellentes.

  • Scénario 10 /20

    Un effort scénaristique n'aurait pas été du luxe pour justifier un enchaînement de quêtes présenté sans cadre spatio-temporel. Il faudra donc se rabattre sur les missions à thèmes à durée limitée mises en ligne régulièrement par KLabGames pour trouver un semblant de narration.

Gratuit et accessible à tout moment grâce à son compte Mobage, Tales of Kizna est un jeu de rôle sympathique dont l'unique support est un deck à compléter et à faire évoluer. Un contenu réellement complet concocté au détriment d'une mise en page privilégiant l'épure à l'esthétique. Il faudra donc passer outre ce petit défaut pour profiter pleinement des nombreuses cartes à l'effigie de nos héros de Tales of préférés, en attendant les prochains opus smartphones déjà en préparation par Namco Bandai.

Profil de Rroyd-Y
L'avis de Rroyd-Y
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Journaliste de jeuxvideo.com
26 septembre 2012 à 15:33:21
13/ 20
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L'avis des lecteurs (2)
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13/ 20
Mis à jour le 26/09/2012 Voir l'historique
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