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Test Tales of the Tempest sur DS du 07/08/2012

Test : Tales of the Tempest
DS

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Ces dernières années, la série Tales of a pris un envol explosif. Plus que jamais, la PlayStation 2 japonaise s'impose comme son véritable sanctuaire, puisqu'il est sorti chaque année sur la console de Sony un voire deux opus de très grande qualité. La vague de succès est telle que les producteurs pensent dorénavant à l'étendre sur une toute nouvelle console très prisée du public nippon…

On parle bien évidemment de la Nintendo DS, qui cartonne réellement sur l'Archipel et qui semble le parfait support pour l'éditeur Namco Bandai, dont la quête est de toucher un tout nouveau public. C'est aussi l'occasion pour la série de se diversifier en exploitant avec justesse les deux écrans ainsi que la fonctionnalité tactile mise en avant par la console portable. C'est ainsi qu'est annoncé Tales of the Tempest qui, comme chaque mothership title, ouvre les portes d'un monde original totalement inédit. La volonté des scénaristes de puiser incessamment dans les légendes occidentales est toujours d'actualité puisque c'est ici le mythe des loups-garous qui sert d'appui à l'élaboration d'un scénario fantastique. Les apparences mi-homme mi-animal semblent décidément à la mode, puisqu'on les trouvait déjà dans l'excellent Tales of Rebirth avec le peuple Gajuma, représenté par l'imposante panthère noire Eugene Gallardo. Quoi qu'il en soit, c'est avec curiosité que ce jeu de rôle fut accueilli lors de sa sortie exclusivement japonaise en octobre 2006.

La belle Arria se rallie aux idéaux des héros en dépit de son statut de prêtresse.

En glissant pour la première fois la cartouche DS dans sa console, tout joueur subira sans nul doute la même douche froide, car habitué aux magnifiques cinématiques d'introduction de chaque opus, c'est ici une compilation d'images directement tirées du jeu qu'il a sous les yeux. Autant le dire clairement, les polygones présentés par la console portable font tache quand il s'agit de mettre en scène les personnages dans des positions classes. Les studios Production I.G ont tout de même mis la main à la pâte puisque de brèves séquences animées viennent relever le niveau, bien que l'on comprenne mal pourquoi un tel travail n'a pas été fourni pour l'ensemble de la vidéo. Heureusement, le thème chanté par Misono et intitulé « VS » est diablement entraînant, ce qui permet de faire passer la pilule de cette ouverture plutôt ratée. Un mauvais présage pour le contenu global de Tales of the Tempest... Le menu principal invite à commencer une nouvelle partie ou bien à charger des données sauvegardées sur un maximum de deux emplacements différents.

Malgré leur destin tragique, Caius et Rubia trouvent toujours le temps de se chamailler.

L'histoire suit le personnage de Caius Qualls qui décide de partir à l'aventure, accompagné de son amie d'enfance Rubia, suite à l'emprisonnement de son père par les pouvoirs religieux. En effet, ce dernier est un lycanthrope, une race d'hommes capables de se transformer à volonté en loup gigantesque à la puissance décuplée. Accompagné d'un total de quatre compagnons dans sa quête pour sauver son paternel d'un funeste destin, le jeune héros sera confronté à la cruauté et la xénophobie de l'Eglise. Ce sont donc des thèmes déjà visités dans Tales of Symphonia qui sont ici fouillés, même si ce scénario est globalement plus léger. En plus d'être assez courte, l'aventure ne comprend en réalité que peu de protagonistes et d'antagonistes, ce qui ne la prive pas pour autant de son lot de révélations et de retournements de situations. Les personnages sont d'ailleurs très charismatiques, dotés chacun d'une personnalité propre et joliment dessinés par l'illustratrice Mutsumi Inomata en charge de la plupart des épisodes de la série.

Il paraîtrait que le hameau de Fern compte en son sein un lycanthrope...

Théâtre des évènements, le continent d'Aleuhra est présenté sous la forme de parcelles de terre à échelle réduite dans laquelle on se promène afin d'accéder aux lieux qui s'y trouvent. Pas de carte du monde ouverte à proprement parler donc, uniquement ces sections accessibles en passant de l'une à l'autre par le biais de mini-donjons. Le terme est méticuleusement choisi puisque ces endroits très linéaires et dénués de toute énigme n'ont rien des véritables donjons auxquels la série nous a jusqu'alors habitués. Une pauvreté dans le level design qui se retrouve également dans les nombreux villages à visiter, car ils sont tous organisés selon le même plan : enceinte carrée, habitations disposées aux mêmes endroits, port à l'extrémité... Seules les conditions météorologiques les ensablent ou les enneigent parfois de manière différente. Heureusement, la capitale Janna a bénéficié d'un tout autre soin puisque cette cité posée entre un fleuve et une cascade est construite tel un demi-cercle dont les différentes rues sont les rayons.

« Quel est le prix de cette armure d'or, s'il vous plaît ? »

Les âmes touristiques y seront charmées par une diversité architecturale peu commune : l'académie fortifiée de chevalerie, la cathédrale aux courbes très moscovites ou encore le palais directement inspiré du château de Neuschwanstein sont un véritable régal artistique. Loin des grandes références du genre sur Nintendo DS, les graphismes 3D sont néanmoins jolis ; rien de vraiment compliqué puisqu'à l'instar des autres opus de la série, les personnages se déplacent selon une caméra fixe, ne montrant donc qu'une seule façade des constructions. Ces derniers sont représentés en cel shading, ce qui colle parfaitement avec leur design manga, comme dans Tales of Symphonia, bien que le résultat soit ici plus modeste. Leurs animations gestuelles et expressions faciales au cours des conversations sont par exemple très limitées. S'il est possible de les déplacer grâce au stylet en tapotant directement sur l'écran tactile le point de destination désiré, on préfèrera généralement la croix multidirectionnelle pour sa prise en main classique bien plus confortable.

Pour atteindre cet ennemi, il faut d'abord se ranger sur la même ligne que lui.

Véritable support d'évolution pour la série, le système de combats opposant en temps réel le groupe de héros à plusieurs monstres est cette fois-ci mis en scène de manière particulière. Baptisé « 3on3 Linear Motion Battle System », il concilie les trois lignes de déplacement instaurées par Tales of Rebirth et l'aire tout en 3D de Tales of Symphonia (d'où le 3on3). Concrètement, les combattants ne peuvent se mouvoir que sur trois lignes clairement tracées au sol les unes au-dessus des autres, qui s'étendent sur une vingtaine de mètres de gauche à droite de l'écran. Il est possible de changer de ligne à n'importe quel moment simplement en se dirigeant vers le bas ou vers le haut, de manière à passer rapidement à côté puis derrière un adversaire ou bien à s'en éloigner le plus possible afin de fuir. Contrairement à Tales of Rebirth, la présentation 3D permet ici de porter des coups directement sur les lignes parallèles contiguës. Les attaques du personnage ne sont plus limitées au plan sur lequel il se trouve mais peuvent atteindre les ennemis tout autour de lui.

Certains sortilèges magiques donnent cours à de jolis effets visuels.

Les plus habiles réussiront donc à tirer profit de ces champs de bataille trilinéaires, entre autre pour coincer l'adversaire dans un angle et le marteler de coups. On retrouve à ce sujet les attaques traditionnelles de la série, classées selon les catégories corps-à-corps, magie longue-portée ou encore sorts de soin, dans lesquelles chaque protagoniste est bien sûr spécialisé. Bien entendu, les deux lycanthropes du groupe peuvent lorsqu'ils sont en situation de danger se métamorphoser en véritable bête enragée à la force de frappe surpuissante – un véritable atout cependant très gourmand en points de magie. L'astuce est donc d'utiliser un allié pour régénérer constamment cette jauge, de sorte à profiter le plus possible de ces poils et de ces griffes acérées. Durant les affrontements, il est possible de paramétrer à tout moment le comportement de ses deux partenaires (oui, juste deux), à savoir la position qu'ils doivent tenir sur la zone de combats ou la stratégie offensive à adopter, dictant quel ennemi viser ou encore comment gérer la consommation de PM.

Chaque combattant ne peut équiper que quatre techniques à la fois.

En somme, cette évolution du LMBS laisse quelque peu sceptique. Il est certes possible d'en tirer une certaine exploitation, mais la lenteur générale des déplacements et des attaques ne la rend clairement pas aussi dynamique et jouissive que ce à quoi nous avait habitué la série. En outre, impossible d'ordonner des techniques à ses coéquipiers dans le feu de l'action, ce qui est un sacré handicap vu que l'intelligence artificielle n'est pas au sommet de sa forme. Un problème qui en soulève un autre : les menus. S'ils ont toujours gardé la même présentation au fil des épisodes, ceux de Tales of the Tempest s'avèrent particulièrement mal pensés. Qu'il s'agisse du menu principal, de la gestion de l'équipement, de la formation, ou encore de l'interface des boutiques, on peine à s'y retrouver tant l'ergonomie est mise de côté. Une faute difficilement pardonnable quand on compare avec les menus très bien organisés des opus Game Boy Advance, et surtout quand on sait que la Nintendo DS comporte deux écrans, dont le supérieur est ici totalement délaissé !

Un héros qui ne sait pas cuisiner un hamburger n'est pas un vrai héros.

Le contenu annexe semble aussi très en reste. Les quêtes secondaires sont aussi simples que peu nombreuses, et peinent à rallonger la durée de vie d'un titre déjà court. On note par ailleurs l'absence totale des saynètes, marque de fabrique chez les Tales of, puisque les seules conversations amusantes auxquelles on assiste se déroulent autour des feux de camp qu'il est possible de dresser sur la carte du monde. Les dialogues sont d'ailleurs muets et apparaissent à l'ancienne dans une petite fenêtre sur l'écran supérieur, également utilisé pour afficher la carte des environs. Seules les recettes de cuisine pimentent un peu l'aventure, puisqu'il faut utiliser le stylet sur l'écran tactile pour fabriquer soi-même ses petits plats. Au final, il faut bien avouer que l'expérience Tales of the Tempest laisse un avis très mitigé. L'histoire et l'univers dans lequel elle se déroule sont certes sympathiques, mais on déplore une durée de vie bien trop courte et un contenu global carrément léger. Un bon jeu de rôle, oui, peut-être, mais un Tales of décevant, c'est indéniable.

Les notes
  • Graphique 12 /20

    Coloré et plutôt jolis, les environnements tout en 3D de Tales of the Tempest sont toutefois peu variés. Les animations des personnages entourés du trait noir propre au cel shading peinent également à se diversifier, mis à part dans les combats où chaque technique est synonyme de mouvements précis accompagnés d'effets spéciaux. La note sanctionne également la cinématique d'introduction qui est sûrement la plus grosse farce du jeu.

  • Jouabilté 13 /20

    Le système de combats 3on3 est une variante intéressante de ce qui a déjà été fait dans les précédents opus, même s'il est bridé par une lenteur non négligeable. L'écran tactile est d'ailleurs utilisable pour se déplacer et attaquer en tranchant l'ennemi du stylet, mais l'on préfèrera largement une prise en main plus classique, les pouces sur les boutons. Les menus sont désagréables à parcourir tant ils sont mal organisés.

  • Duree 11 /20

    Comptez en moyenne une quinzaine d'heures pour venir à bout d'une aventure qui peine à proposer des expériences différentes, entre des donjons dénués d'énigmes et des villages tous semblables. Les quêtes annexes sont également peu nombreuses et n'incitent pas à revisiter un monde fastidieux à traverser. On apprécie tout de même la présence d'un mode sans fil permettant de réunir jusqu'à trois amis autour du jeu.

  • Son 17 /20

    Même si aucun dialogue du jeu n'est doublé et qu'il faut se rabattre sur les affrontements pour découvrir la voix de chaque personnage criant le nom des techniques utilisées, la bande-son reste de très bonne qualité. Les musiques arrivent en effet à percer la monotonie du rythme de l'aventure. On relève ainsi des véritables perles comme une musique de boss sacrément entraînante ou le thème d'introduction tout simplement fantastique.

  • Scénario 15 /20

    Suffisamment captivant pour donner envie de poursuivre la quête de Caius, le scénario se nourrit de la légende des loups-garous pour instaurer un contexte géopolitique intéressant remontant à plus d'un siècle. On est sans cesse surpris par de nouvelles révélations, d'autant plus qu'elles n'impliquent qu'un nombre très réduit de personnages. Tous différents, ils forment un éventail de personnalités dans lequel chacun trouvera son bonheur.

Manifestement, Namco Bandai s'est un peu trop pressé dans le développement de ce premier opus DS, car le résultat est clair : Tales of the Tempest est incomplet. Faisant l'impasse sur un bon nombre de mécanismes pourtant inhérents à la série, cet épisode se satisfait de n'offrir une aventure trop simpliste – bien que fort sympathique – qui laissera sur leur faim tous les inconditionnels des Tales of. Ce n'est d'ailleurs que peu de temps après sa sortie que, face à l'accueil très mitigé du public, l'éditeur décidera de rétrograder l'opus au rang d'escort title. En espérant que les prochains épisodes prévus sur la console portable de Nintendo soient de meilleure facture.

Profil de Rroyd-Y
L'avis de Rroyd-Y
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Journaliste de jeuxvideo.com
07 août 2012 à 16:59:38
13/ 20
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L'avis des lecteurs (7)
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Mis à jour le 07/08/2012 Voir l'historique
Nintendo DS RPG Namco
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