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Test : Crysis
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Crysis
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Journaliste jeuxvideo.com
05 octobre 2011 à 16:34:49
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
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16.8/20
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Véritable institution sur PC, Crysis reste, presque 5 ans après sa sortie, une référence grâce à son gameplay ouvert et sa réalisation encore capable de rivaliser avec ses concurrents. Quelques mois après la sortie de sa suite, les joueurs consoles ont l'occasion de découvrir le jeu original à travers un portage bienvenu, malgré quelques aménagements inévitables. Les deux jeux étant identiques, le test reprend les grandes lignes de la version originale.

Crysis

En 2020, vous et vos petits camarades issus de l'élite de l'armée américaine vous retrouvez plongés au coeur des Philippines, sur une île de fort bonne taille à la jungle bien dense. C'est ainsi que démarre la première phase du jeu dans laquelle vous serez parfois seul, parfois accompagné d'une armée entière. Tout ça pour tenter de comprendre pour quelle raison l'armée nord-coréenne se passionne tant pour un site de fouilles archéologiques qui se révélera être le site du crash d'un vaisseau alien évoquant un congélateur géant. C'est donc dans la jungle que vous ferez vos armes avec la Nanocombinaison. Contrairement à la version PC, pas de menu radial ici mais deux touches assignées à l'activation du mode Camouflage et Armure. La vitesse s'enclenche pour sa part automatiquement en sprintant et la force l'est en permanence. Le reste n'a pas changé. L'armure videra vos piles uniquement lorsque vous prendrez un coup, la vitesse donnera lieu à de brefs coups de boost, la force diminue à chaque coup porté, enfin le mode Invisible ponctionne vos réserves à chaque mouvement. L'une des très grandes forces de Crysis réside dans cette Nanocombi, en particulier si on la couple avec l'environnement ouvert de la jungle et le système d'intelligence artificielle qui l'anime. Même si certaines limites naturelles existent, la jungle de Crysis est largement assez ouverte pour qu'on y trouve une multitude de voies à suivre pour rallier nos divers objectifs qui, par une habile narration, changeront parfois en cours de route ou se verront adjoindre des objectifs secondaires facultatifs. Prêt à en découdre avec les forces ennemies ? Foncez par la route principale. Plutôt envie qu'on vous laisse en paix ? Percez votre chemin à travers les fougères. En plus, ça vous donnera l'occasion de contempler les environnements du jeu et de noter comme la végétation s'anime quand on la traverse.

Crysis
La distance d’affichage a fatalement un peu souffert.
L'accomplissement des objectifs lui-même vous laissera le choix des armes. La Nanocombi est l'outil idéal pour celui qui souhaite choisir son approche. Furtif ou bourrin, la maîtrise des capacités spéciales autorise un peu toutes les folies. Si au démarrage on a tendance à se limiter, on réalise vite que s'approcher en mode Furtif, basculer en Force pour saisir un ennemi et le balancer sur le reste de la troupe avant de repartir en Armure ou en Vitesse pour finir le travail au shotgun, ça a du bon. De même, en pensant vite et bien, on finira par avoir recours à des combinaisons de pouvoirs inattendues, précisément pour faire face à ce qu'on n'avait pas prévu. Sans parler de l'approche plus vicelarde puisque la physique avantageuse du titre prendra tout son sens lors des combats. Les arbres qui cèdent sous les impacts ou les cahutes qui s'effondrent ne sont pas seulement esthétiques, ils sont aussi pratiques. Pourquoi ne pas attirer vos ennemis sous un toit qu'on aura gentiment piégé au C4 pour ensuite se tirer en mode Furtif et tout faire sauter ? Ou faire tomber quelques palmiers par-ci par-là ? L'ouverture du terrain de jeu, la diversité d'approches possibles et les réactions de l'I.A. (qui vous contourne, appelle des renforts et communique), font de Crysis, au moins dans cette première section un titre qui regorge de surprises que l'on pourra pratiquer à de nombreuses reprises sans rejouer la même séquence. La jungle de Crysis devient rapidement ce qu'on appelle dans le jargon super hype du video game : une sandbox pour gameplay émergeant.

Crysis
En revanche, le moteur physique est intact... ce qui n'est pas le cas de cette cahute.
Mais le jeu évolue au gré de la progression. Au cours de votre exploration, seul ou accompagné, de la jungle, vous serez amené à faire usage de véhicules, notamment un blindé, dans une phase qui sur le coup ferait presque penser à du Call Of Duty. Presque seulement, puisque vous pourrez quitter la machine afin de trouver un moyen de libérer la voie en allant neutraliser les défenses ennemies. Nettoyez les soldats porteurs de lance-missiles et allez faire le ménage dans les blindés ennemis avant de passer en mode Camouflage pour approcher des chars et leur coller une charge sur le blindage. Tout ça avant d'en venir à l'une des phases de jeu FPS qui reste la plus déroutante que j'ai connue : l'entrée dans le vaisseau alien et sa progression en apesanteur. Une séquence malheureusement restée dans les mémoires, pas vraiment pour les bonnes raisons et qui ouvre sur la suite du jeu qui n'a plus rien à voir avec sa première partie.

Crysis
Modifier ses armes à la volée est bien pratique.
Voilà donc que les vilains E.T. s'éveillent et projettent leur souffle glacé sur une partie de l'île. On nous fait alors comprendre que la sandbox, c'est fini, le jeu devient soudainement plus linéaire et scripté. Enfin, avant de comprendre ça on contemple le nouvel aspect de l'environnement, votre arme couverte de givre, la visière de la combinaison qui gèle quand on reste immobile, je sais, j'ai dit qu'on ne s'étalerait pas sur l'aspect technique mais une fois encore, ça vous arrache une rétine en quelques images. Mais l'environnement ou la progression ne sont pas les seuls éléments à changer. Fini les Nord-Coréens vindicatifs, place aux créatures de l'espace qui ressemblent à s'y méprendre aux pieuvres mécaniques de Matrix. Elles sont loin d'être futées, mais ont du répondant pour compenser la noix qui leur sert de cerveau. Et on arrêtera là le listing des niveaux qui visait surtout à montrer la structure du jeu et sa façon de renverser ses propres codes de façon à constamment surprendre le joueur. Malgré les années, Crysis reste donc une sacrée machine à frag, principalement pour ses deux premiers tiers en environnements ouverts.

Crysis
Ca donne envie de prendre des congés non ?
Pour autant, il n'est pas parfait. On trouvera çà et là des passages plus regrettables que d'autres. On a déjà mentionné la traversée du vaisseau alien qui risque de devenir une beau sujet de discorde, on pourra ajouter cette fuite à travers la forêt, poursuivi par un hélico. Visiblement conçue comme une scène où les développeurs espèrent voir le joueur à bord d'une Jeep ou équipé d'un lance-missiles, elle devient une plaie pour celui qui n'a ni l'un ni l'autre, contraint de courir en se mettant régulièrement à couvert pour recouvrer sa santé, ce jusqu'à trouver un abri à l'objectif suivant. L'IA peut également être surprenante, souvent très performante, elle a ses passages à vide et laisse des soldats en plein désarroi face à la mort, hébétés sans doute par votre superpuissance, quand ils ne sont pas simplement figés sur place. La physique elle-même a ses coups de mou, tirer sur un mirador au lance-missiles pour voir le sniper qui l'occupait ne même pas avoir bougé d'un poil, ça fait tout drôle.

Crysis
Dis Phophet, tu sais que pour Crysis 2, tu vas nager jusqu'à New York ?
Ce portage un peu tardif n'en reste pas moins tout à fait recommandable. Plus intéressant que sa suite, si on cherche un gameplay ouvert et qui ne prend pas le joueur par la main, Crysis vieillit sans problème. Evidemment, sur le plan technique, Crytek a dû faire des concessions et le rendu évoque celui des réglages moyens du jeu sur PC qui est encore de nos jours un étalon pour tester sa carte graphique. Du coup, le seul doute que l'on peut émettre, concerne la rentabilité de l'achat. Si vous possédez un PC pas trop vieux, sachez que vous pouvez vous offrir Crysis pour moins de 10 euros, quand ce portage console est proposé au tarif de 20 euros. Dans tous les cas, vous ne le regretterez pas.

Les notes
  • Graphismes 16 /20

    Il est évident qu'on ne porte pas un FPS PC ouvert sur consoles sans faire quelques sacrifices. Le rendu de cette version rappelle le niveau moyen des réglage auto du jeu PC. La distance d'affichage en souffre un peu, ainsi que les textures et l'aliasing qui est plutôt prononcé, mais de nouveaux effets de lumières et de blur compensent assez efficacement.

  • Jouabilité 18 /20

    Le gameplay laisse le joueur libre d'agir en profitant des possibilités offertes par la combinaison et l'environnement vivant et réactif. Ce qui n'empêche pas Crytek de surprendre avec une seconde partie plus linéaire, réussie mais un peu frustrante. Crytek est parvenu à adapter le gameplay au pad sans trop de problème, avec une gestion de la combinaison à mi-chemin entre le jeu original et Crysis 2.

  • Durée de vie 16 /20

    Comptez une moyenne de 8 à 10 heures pour terminer le jeu une première fois, près de 15 en mode Delta, tout en gardant à l'esprit qu'il possède un excellent potentiel de rejouabilité. En revanche, faites une croix sur le multijoueur absent de ce portage.

  • Bande son 17 /20

    Moins bon que la VO, le doublage VF reste d'excellente qualité. Notez qu'en mode Delta vous pourrez même jouir du doublage coréen des soldats ennemis. Les thèmes musicaux sont également un petit régal pour les tympans.

  • Scénario 14 /20

    Si le scénario n'est finalement pas vraiment trépidant, sa narration et la mise en scène compensent cette faiblesse de fort belle manière.

5 ans après sa sortie sur PC, Crysis prouve qu'il vit très bien le passage du temps. Son gameplay ouvert n'a pas perdu de son charme et Crytek s'est arrangé pour adapter la gestion de la combinaison de façon relativement fidèle, à mi-chemin entre le jeu original et sa suite. Bien sûr, le studio a fait quelques concessions techniques en abaissant un peu le niveau de la réalisation graphique, mais globalement, le rendu reste très satisfaisant pour un jeu ouvert sur consoles. Une seule mise en garde toutefois : il suffit d'un PC de 3 ans pour obtenir le même résultat sur PC, support où l'on peut s'offrir le jeu pour un tarif moindre.

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Mis à jour le 05/10/2011
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