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Test : Outland
360
Outland
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de hiro
L'avis de hiro
MP
Journaliste jeuxvideo.com
29 avril 2011 à 14:55:21
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (57)
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16.6/20
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Le Xbox Live Arcade renferme bien des secrets : beaucoup de vieilleries poussiéreuses extirpées à moindre coût d'un passé vidéoludique lointain, quelques classiques habilement remis au goût du jour par des développeurs consciencieux et respectueux du public, mais aussi quelques titres inédits, sortis de nulle part et terriblement brillants. Pépites rutilantes côtoient donc de grossières caillasses dans un joyeux et inextricable bazar. Or, si Outland s'est montré très discret depuis son annonce, il entre bien dans la catégorie des petites merveilles à ne rater sous aucun prétexte. Beau, poétique, intelligent et délicieusement riche en dépit de sa brièveté, le titre d'Housemarque mélange les genres pour un résultat tout simplement enivrant.

Outland

Lorsqu'on le regarde de loin, Outland ne semble finalement être qu'un joli jeu de plates-formes, doté de superbes graphismes et d'un style à part certes, mais un simple jeu de plates-formes tout de même. Après tout, le héros - un guerrier en quête d'un remède aux visions de fin du monde qui le hantent - ne fait pas grand-chose de plus que la plupart des personnages du genre. Le bougre se contente en effet de sauter dans tous les sens et de transpercer de son épée tous les ennemis qui lui barrent la route. Oui, sauf que non. Outland au contraire, se trouve être un véritable pot-pourri de bonnes idées, un pique-assiette vidéoludique, mais qui élève son problème de cleptomanie au rang d'art, au point de finalement aboutir à un produit unique, beau et intelligent à en pleurer. Prince of Persia, Flashback, Limbo, Ikaruga, Metroid, Castlevania, Shadow of the Colossus voilà autant de grands noms qui viennent à l'esprit dès lors que l'on s'attaque à Outland. Prince of Persia et Flashback pour la dimension plates-formes et les superbes animations du personnage. Limbo pour l'esthétique léchée toute en ombres et en profondeur. Ikaruga pour la différenciation de tous les mécanismes du jeu en deux couleurs. Metroid et Castlevania pour la faculté du jeu à nous offrir régulièrement des capacités qui donneront accès à de nouvelles zones dans les niveaux déjà visités. Et enfin Shadow of the Colossus pour les boss gigantesques.

Outland
Ces vilaines bouboules rouges pourront vous atteindre jusqu'à ce que vous disposiez du pouvoir de l'obscurité.
Or, le génie d'Outland est de parvenir à ne pas se noyer dans toutes ces sources d'inspiration pour donner vie à quelque chose d'unique. Cet exploit tient d'abord au fait que le soft repose sur une redoutable jouabilité, intuitive au possible, avec un héros ultra vif qui réagit instantanément à la moindre sollicitation et qui permet donc de s'adapter à n'importe quelle situation. Ensuite, c'est l'idée d'appliquer avec énormément de finesse le concept d'Ikaruga à un jeu de plates-formes. Ceux qui connaissent le shoot'em up de Treasure savent en effet que le jeu repose sur la faculté du joueur à changer la couleur de son vaisseau afin de progresser : les ennemis blancs ne peuvent être détruits que par des tirs noirs et inversement (ou à peu près hein, on ne va pas chipoter). Même combat pour les attaques qui vous visent et qui selon leur couleur, peuvent vous détruire ou au contraire renforcer votre puissance. Dans Outland, le concept se voit décliné en un affrontement entre la lumière et l'obscurité. Après avoir un petit peu progressé dans le jeu, vous pourrez en effet changer la polarité de votre personnage à la simple pression d'une touche et ainsi vaincre vos ennemis en fonction de leur couleur, mais aussi franchir des réseaux parfois complexes de tourelles indestructibles (pour la plupart) qui s'amusent à vous expédier des rayons blancs ou noirs. Mais prenez garde tout de même car les dégâts physiques sont toujours de mise et une chute sur des piques acérées aura forcément raison de vous.

Outland
L'inverse est également vrai avec la lumière...
S'ensuivent alors d'intenses séquences où l'on change de polarité continuellement pour franchir un couloir rempli d'embûches avant de s'agripper à une plate-forme mobile de lumière en soufflant comme un boeuf. Alors qu'on repart ensuite au charbon, on se retrouve confronté à quelques bestioles faites de lumière et d'obscurité, dont il faut se débarrasser en changeant évidemment de couleur, mais en enchaînant esquives, uppercuts qui projettent leur victime dans les airs, glissades et autres écrasements.... L'ensemble est ultra dynamique et on a souvent l'impression de mener un véritable ballet, tout en attendant impatiemment de voir ce que la suite du niveau nous réserve. C'est d'ailleurs l'une des grandes forces d'Outland, qui ne lasse jamais, se renouvelle continuellement et procure de fait un intense sentiment de satisfaction. En outre, même si le jeu n'est pas facile le bébé d'Housemarque a heureusement le bon goût de ne pas être aussi impitoyable qu'un Ikaruga, ce qui permettra sans aucun doute à beaucoup plus de joueurs de profiter de l'aventure.

Outland
Le premier boss n'est pas compliqué à vaincre, mais quelle classe !
Au fond, la seule véritable ombre (haha) au tableau, c'est que ladite aventure se révèle hélas bien trop courte, avec une dernière section peut-être un poil trop frustrante, puisqu'elle forcera probablement les joueurs moyens à refaire souvent la même séquence à cause d'un saut raté. Alors certes, il y a bien quelques bonus à collecter, avec de superbes illustrations à la clé mais on en aurait quand même voulu un petit peu plus. Il faut dire qu'on voudrait toujours plus de ce qui est bon, c'est bien naturel. Allez, ne voyons pas tout en noir (haha bis) non plus puisque les développeurs ont tout de même eu la riche idée d'inclure un mode coopératif. Hélas, le bougre, aussi excellent soit-il, avec ses niveaux spécialement conçus pour être traversés à 2, ne peut se pratiquer qu'en ligne ! Pour terminer, le titre propose également un mode Arcade qui vous invite tout simplement à refaire le jeu à toute vitesse sans vous faire toucher, façon speedrun, afin d'engranger le plus de points possible. Voilà qui devrait contenter les acharnés ! Hélas, il nous faut maintenant conclure, mais vous l'avez compris, Outland est un énorme coup de coeur. Doté d'un gameplay aussi solide que fascinant, le jeu se révèle passionnant de bout en bout. Du coup, nous ne saurions que trop vous conseiller d'aller télécharger la version d'essai, même si celle-ci est loin d'être suffisante pour se faire une idée du véritable potentiel d'Outland. Non en fait, ne téléchargez pas la démo, achetez-le.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Difficile de rendre hommage en quelques lignes à l'incroyable poésie qui se dégage d'Outland. A mi-chemin entre les profondes ombres d'un Limbo et les jeux de couleurs d'Ikaruga, le titre d'Housemarque possède à n'en pas douter un style qui n'appartient qu'à lui. Les sublimes arrière-plans donnent quant à eux l'impression d'évoluer au sein d'une illustration vivante. Enfin, l'animation, quasi parfaite, vient compléter le tableau de fort belle manière. Une vraie réussite artistique.

  • Jouabilité 17 /20

    Le jeu repose sur une prise en main aussi intuitive que réactive. Notre héros répond en effet à nos moindres sollicitions en un éclair et enchaîne tous les mouvements avec une aisance égale à celle du Prince de Perse dans ses meilleurs moments. Le gameplay s'enrichit continuellement par l'ajout de nouveaux pouvoirs et le concept de changement de couleurs inspiré d'Ikaruga permet au gameplay de briller, sans mauvais jeu de mots. Evidemment, tout cela ne fonctionnerait pas sans un solide level design. Heureusement, ce dernier se révèle excellent et permet véritablement de sublimer l'action.

  • Durée de vie 13 /20

    C'est sans doute là le plus gros point faible d'Outland. Car même s'il vaut parfois mieux profiter de quelques heures de jeu intenses plutôt que d'une grosse quantité toutes ternes, on aurait tout de même souhaité que l'aventure soit un peu plus longue. Sachez néanmoins qu'il vous faudra souvent revenir en arrière pour débloquer tous les artworks et qu'un mode coop en ligne de très bonne facture complète quand même bien l'aventure principale.

  • Bande son 16 /20

    Là encore, Housemarque a fait preuve de talent en dotant son titre de compositions envoûtantes aux tonalités parfois tribales parfaitement en accord avec l'ambiance graphique. Les bruitages sont également d'excellente qualité tout comme les quelques interventions de la voix off, en anglais, mais dont les intonations mystérieuses toucheront même ceux qui ne maîtrisent pas cette langue.

  • Scénario 14 /20

    Une histoire poétique qui voit l'équilibre du monde menacé et un guerrier torturé se lever pour marcher sur les pas de ses ancêtres. Mais peut-être plus encore que l'histoire, assez légère somme toute, c'est davantage son incroyable atmosphère qui fait le charme d'Outland.

Sorti de nulle part, Outland fait figure de véritable petit chef-d'oeuvre. Beau, intelligent et poétique, le titre offre un gameplay d'une rare finesse qui malgré la tentation, ne sombre jamais dans une difficulté outrancière ni une facilité condescendante. Outland emprunte et rend hommage à certains des plus beaux jeux vidéo de l'histoire mais ne se perd jamais et parvient au final à donner vie à son propre univers, fait d'ombre et de lumière. Immanquable.

Profil de hiro
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Journaliste jeuxvideo.com
29 avril 2011 à 14:55:21
17/20
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16.6/20
Mis à jour le 29/04/2011
Xbox 360 Action Plate-Forme Housemarque Ubisoft Fantastique
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