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Test : Dragon Quest VI : Le Royaume des Songes
DS

Alors que nous voilà à peine remis de la tornade Dragon Quest IX, le remake DS du sixième volet de la saga s'avance déjà sur le devant de la scène pour achever son tour du monde plus de quinze ans après sa naissance sur Super Famicom. Une sortie européenne attendue de longue date qui se justifie par l'aura de grandeur que dégage cet épisode considéré comme l'un des RPG les plus mémorables de sa génération !

Venant conclure avec panache la trilogie du Ciel, Dragon Quest VI : Le Royaume des Songes laisse de côté la narration chapitrée du quatrième opus et le principe des générations du cinquième pour expérimenter le voyage entre le rêve et la réalité. L'idée de départ est la suivante : et si les songes et les espoirs des êtres humains cessaient d'être immatériels pour donner un tout autre aspect à l'existence des Hommes en devenant bien réels dans un monde parallèle au nôtre ? Et s'il était possible de s'y rendre librement, passant d'une réalité à une autre à loisir dans le but de mettre définitivement les engeances du mal hors d'état de nuire ? Autant de questions qui sont au coeur de la thématique de Dragon Quest VI et des préoccupations des quelques élus dont vous allez prendre le destin en main durant cette glorieuse épopée.

Les voiles dorées de la Providence.

Quoi de plus anodin qu'un simple puits, cette construction rudimentaire qu'on trouve dans tous les villages depuis les origines de la série ? Qu'il abrite des monstres visqueux ou des trésors enfouis, jamais on n'y verrait un point de passage privilégié entre deux mondes. C'est pourtant par ce biais pour le moins insolite que vous allez mettre un pied dans le royaume des songes, sans savoir que cela deviendra vite chez vous une seconde nature, si ce n'est une nécessité. Mais les règles ne sont pas forcément les mêmes dans le monde des rêves et celui de la réalité, et il convient en premier lieu d'apprendre à s'y déplacer avec les moyens du bord. Les laborieux pèlerinages à pied de puits en puits seront ainsi rapidement supplantés par les escapades en bateau sur les océans du monde réel, et par les voyages en lit volant dans les cieux du monde des rêves. En exploitant judicieusement les possibilités offertes par tous les moyens de locomotion qui seront mis à votre disposition au fil du jeu, vous réduirez progressivement la surface que représente la terra incognita des deux planisphères et augmenterez rapidement le nombre de villages entre lesquels vous pourrez vous téléporter. Mais l'aventure étant d'une richesse insoupçonnée, il vous faudra également naviguer sous les mers à l'intérieur d'une bulle d'air et vous envoler vers les cieux pour lever le voile sur les véritables enjeux de votre quête.

Les personnages peuvent cumuler les talents de chaque classe.

De par sa propension à multiplier les liens existants entre le monde réel et celui des songes, le jeu prend un malin plaisir à désorienter constamment le joueur en le baladant aux quatre coins du globe pour lui faire perdre ses repères. Il n'est pas rare de jeter un oeil sur la carte pour savoir où l'on se trouve, et si certains lieux se ressemblent parfois c'est pour mieux entretenir la confusion, à tel point qu'il n'est pas rare de se sentir complètement perdu. Une voyante peut heureusement nous aiguiller en cas de problème, mais on ne pourra en aucun cas reprocher à cet épisode le caractère non linéaire de sa progression. Tirée par une jument farouche mais déterminée, la caravane abrite la quasi totalité de l'équipe et il est possible de modifier la composition du groupe actif durant les combats lorsqu'on évolue en extérieur. Seuls quatre de vos héros peuvent en revanche s'aventurer dans les donjons, ce qui vous obligera à faire des choix induits en grande partie par l'influence des classes. Un petit détour par l'abbaye des vocations vous permettra à tout moment de changer le job de vos unités pour étoffer leurs capacités.

Deux mondes ne vous suffisent pas ? Et si vous naviguiez sous la mer ?

Un système pas franchement nouveau mais réellement efficace dans cet opus où toutes les compétences acquises sont conservées lorsqu'on passe d'une classe à une autre. Qui plus est, il n'y a aucune contrainte d'équipement et les personnages conservent leur niveau d'expérience général, seules les stats pouvant être impactées par ce changement de job. Savoir tirer parti des changements de classes dans Dragon Quest VI est d'ailleurs une nécessité tant les avantages qu'ils nous octroient sont importants. Comme tous les talents appris en revêtant les jobs sont cumulables, on peut facilement rendre nos personnages ultra-polyvalents. Un mage ayant pris le temps de maîtriser les capacités du prêtre pourra non seulement utiliser les magies des deux classes mais il gagnera aussi le droit d'apprendre les compétences du sage, l'une des nombreuses classes avancées que propose le soft. Si tous les jobs ne se maîtrisent pas à la même vitesse, on constate que le temps requis pour les développer n'est pas abusé, d'autant que même les unités laissées en retrait dans la caravane gagnent de l'expérience. C'est valable aussi pour les différents spécimens de Gluants que vous aurez la possibilité de recruter durant l'aventure, sachant que ce sont malheureusement les seuls monstres habilités à rejoindre votre équipe dans ce remake.

L'interface est la même que dans les précédents remakes DS.

L'opus DS intègre malgré tout quelques nouveautés inattendues, comme le curling de Slime au stylet qui vient s'ajouter aux combats de l'arène du Gluodrome et aux concours de style qui comptent parmi les principales activités annexes avec les jeux de casino. Un autre bonus assez particulier réside dans la possibilité d'échanger des informations avec les autres joueurs en partageant avec eux une carte de rêves entièrement personnalisable. Chacun peut alors laisser les commentaires qu'il veut, le but étant de favoriser les contacts entre les joueurs tout en offrant des récompenses aux plus sociables qui sauront multiplier les entrées dans l'Insomnipédie. Que vous soyez ou non intéressé par ce genre de choses, sachez que ce ne sont pas les quêtes annexes qui manquent dans Dragon Quest VI. L'aventure avoisine sans problème la cinquantaine d'heures, et même si le jeu n'offre pas autant de possibilités que le neuvième opus, il n'en reste pas moins très complet pour un remake. Nous avons là une opportunité unique de découvrir en français l'un des meilleurs jeux de rôle de l'époque Super Famicom et il serait regrettable de ne pas en profiter.

Les notes
  • Graphique 18 /20

    Le passage du neuvième volet met forcément en évidence les quelques faiblesses techniques de ce remake, car la réalisation de Dragon Quest VI ne nous permet par exemple pas de profiter des animations de combat ni des changements d'équipements sur les personnages. Mais le résultat, bien que très old-school, reste très impressionnant pour un remake, d'autant que les environnements s'étalent sur le double écran sans le moindre ralentissement.

  • Jouabilté 15 /20

    Même si le jeu profite d'un système de jobs très complet et que le déroulement de l'aventure tire habilement parti de la connexion entre les deux mondes, le gameplay n'en reste pas moins archi-classique, ce qui ne surprendra pas les habitués de la série.

  • Duree 17 /20

    Les voyages incessants entre le monde réel et celui des rêves rendent la progression à la fois moins linéaire et plus complexe que dans les autres volets. Dragon Quest VI est clairement un jeu à faire d'une traite si l'on ne veut pas se retrouver complètement perdu, et ses multiples quêtes annexes confortent une durée de vie déjà très solide.

  • Son 16 /20

    Même si le thème de combat n'est vraiment pas le meilleur de la série, l'ensemble des compositions de Koichi Sugiyama reste d'une efficacité évidente et risque de vous donner envie de vous procurer l'OST.

  • Scénario 16 /20

    Poétique et mouvementée, cette odyssée au royaume des songes se révèle passionnante de bout en bout. La traduction française est admirable (les sirènes font des rimes !), si ce n'est au niveau des noms qui peuvent heureusement être modifiés.

Avec ce remake DS de Dragon Quest VI s'achève la réédition de trois grands RPG de la Super Famicom. Une trilogie dont le public européen avait été injustement privé pendant plus de quinze ans et que nous avons enfin l'opportunité de découvrir en français dans les meilleures conditions possibles. Espérons que le succès du neuvième volet donnera envie aux nouvelles générations de se plonger dans la découverte de ces monstres sacrés du RPG.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
19 mai 2011 à 17:55:51
18/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (154)
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16/ 20
Mis à jour le 19/05/2011 Voir l'historique
Nintendo DS RPG Square Enix Arte Piazza
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  • Test : Dragon Quest VI : Le Royaume des Songes
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