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Test : Might & Magic : Clash of heroes
DS

Déjà déclinée à travers de nombreux genres (rôle, stratégie, action...), la licence Might & Magic s’attaque cette fois au puzzle-RPG. Mais là où Clash of Heroes aurait pu n’être qu’un sympathique clone de Puzzle Quest, il transcende au contraire le concept pour s’imposer comme un des meilleurs jeux de stratégie de la DS.

Avec Clash of Heroes, Ubisoft entend bien remettre la licence Might & Magic sur le devant de la scène. Et à l'occasion de son arrivée sur DS, elle prend une nouvelle forme sans doute plus adaptée au support et au public concernés : celle d'un puzzle-RPG. Le concept, initié par Puzzle Quest, est très simple : il s'agit d'un jeu de rôle - avec tout ce que cela implique en matière de progression des personnages (statistiques, compétences, équipement) - dont les combats se résolvent à la manière d'un puzzle-game. Clash of Heroes propose toutefois cinq types de héros (elfe, chevalier, magicien, nécromancien et démon), disposant de capacités propres et d'unités spécifiques, et se montre en cela un digne rejeton de la saga dans laquelle il s'inscrit. Ces différents héros pourront être incarnés dans le cadre de cinq campagnes scénarisées qu'il vous faudra débloquer les unes après les autres. Chacune offrant 8 à 10 heures de jeu, il vous faudra au minimum une quarantaine d'heures pour boucler le titre, sans compter le mode libre et le mode deux joueurs, sur lesquels nous reviendrons à la fin de cet article.

On appréciera ou non le design manga des protagonistes, mais les environnements de jeu sont très convaincants.

La trame scénaristique de Clash of heroes reprend certains éléments de background propres à l'univers de Might & Magic. Dans le monde d'Ashan, où les peuples cohabitent en paix, les éclipses de lune sont l'occasion pour les démons de sortir des ténèbres et de semer le chaos. C'est pour lutter contre ce fléau que la Griffe d'Astreinte a été créée : elle permet de plier les démons à sa volonté. Le prologue, qui fait office de tutorial, s'ouvre sur une attaque de démons, venus massacrer le groupe d'alliés qui a la garde de cet artefact. Cinq jeunes héros assistent à la mort de leurs parents : Anwen l'elfe des bois, Nadia la magicienne et Godric le chevalier, accompagné de sa soeur Fiona, fascinée par le mysticisme, et de son jeune frère Aidan, amer et jaloux. L'histoire est certes vue et revue, mais la scénarisation très travaillée et riche en événements compense cet état de fait. D'autant qu'une réalisation irréprochable vient en appui : si l'on est en droit de rester réservé sur le character design d'inspiration asiatique (quelque peu atypique dans un Might & Magic), les décors mignons comme tout vous plongeront immédiatement dans l'ambiance, renforcée par une bande-son très réussie. Il faut tout de même savoir que vous ne pouvez pas vous déplacer librement sur la carte : vous êtes soumis à des points de passage précis auxquels vous ne pouvez déroger, mais ça n'est pas vraiment gênant dans la mesure où le jeu propose d'autres façons de faire valoir son libre-arbitre.

Certains combats vous assignent des objectifs spécifiques. Ici, parvenir à toucher les leviers pour ouvrir la porte.

Lorsqu'un combat s'engage, vous vous retrouvez propulsé sur un champ de bataille qui dépend du lieu de l'affrontement. En bas, vos unités (archers, squelettes, griffons, vampires, archanges, dragons... on retrouve le bestiaire typique de Might & Magic) ; en haut, celles de votre adversaire. Leur organisation est chaotique ; il va vous falloir rassembler les unités identiques, sachant que seules celles situées en queue de colonne peuvent être déplacées. Vous pouvez les agencer par colonnes de trois pour former une ligne d'attaque, ou bien horizontalement pour former un mur, ou encore selon des associations plus complexes (cf. les unités d'élite et légendaires, que nous évoquerons plus loin). Attention : le jeu se déroulant au tour par tour, vous ne disposez, tout comme votre adversaire, que d'un nombre limité de mouvements. En effectuant certains coups particuliers (en supprimant par exemple une unité intercalée pour créer une ligne d'attaque), vous gagnez des mouvements supplémentaires. Les lignes d'attaque créées mettent un certain nombre de tours à s'activer, qui est fonction des unités avec lesquelles elles sont formées. Sachez enfin que vous pouvez augmenter la puissance de vos lignes d'attaque en les liant ou en les fusionnant. Simple à la base, le gameplay devient suffisamment complexe pour parvenir à s'accommoder de la part d'aléatoire qui tient à la configuration du champ de bataille en début de combat.

La narration très réussie s'appuie sur des personnages hauts en couleurs et des répliques souvent bien écrites.

A terme, chaque ligne d'attaque est propulsée sur l'écran du haut. Selon sa puissance et l'opposition qu'elle rencontre (murs, unités ennemies), elle s'affaiblit plus ou moins et parvient à toucher ou non la ligne de fond de l'adversaire. Si le défenseur est touché, il perd une quantité de points de vie correspondant à la puissance restante de l'attaque. Inutile de dire qu'il faut essayer de positionner une forte résistance face aux gros attaquants que sont les unités d'élite et légendaires. Ces dernières, qui s'activent en plaçant derrière elles deux ou quatre unités de base de même couleur, ont toutes une capacité spécifique : les cerfs sautent par dessus les murs, les druides augmentent le temps de déclenchement des attaques, les dragons pulvérisent de l'acide, les anges soignent les unités de leur bord, les apparitions tuent instantanément le héros ennemi si elles le touchent... Gardez à l'esprit que chaque type d'adversaire a ses spécificités et qu'il faut savoir adapter sa stratégie en fonction de l'opposition. Après avoir attaqué ou été détruites, les unités quittent le champ de bataille, mais vous n'êtes jamais à court de chair à canon puisqu'il est possible d'appeler des renforts (au prix d'un mouvement). A mesure que votre héros inflige ou subit des dégâts, une jauge se remplit ; une fois pleine, elle lui permet de lancer un pouvoir spécial particulièrement dévastateur, qui précipite bien souvent l'issue du combat. En cas de victoire, votre héros et ses unités gagnent de l'expérience.

Le jeu ne rogne jamais sur le challenge, comme en témoigne le combat contre Ludmilla, le boss de la 3ème campagne.

Quelques petits plus viennent encore renforcer la dimension stratégique du jeu. Outre la trame principale, vous avez la possibilité d'effectuer des quêtes annexes, qui permettent d'accumuler les ressources nécessaires à l'achat des unités d'élite et légendaires (seules les unités de base sont disponibles en nombre illimité). Vu qu'il n'est possible d'intégrer que deux types d'unités spéciales dans son armée, vous devez opérer une sélection draconienne ! Le jeu regorge aussi de coffres bien gardés (comme dans Heroes of Might & Magic) renfermant des artefacts variés ; certains boostent les capacités d'un type d'unité en particulier, d'autres confèrent des bonus au héros. Là encore, il faut effectuer un choix, puisque votre héros ne peut en équiper qu'un seul à la fois. Sachez enfin que certains personnages rencontrés proposent de petits puzzles à résoudre, consistant à éliminer toute opposition en un nombre de coups donné, avec récompense à la clé. Outre ses cinq campagnes, Clash of Heroes offre un mode libre qui permet de paramétrer des escarmouches selon ses envies, ainsi qu'un mode deux joueurs (une carte ou multi-cartes) reprenant le principe des affrontements solos avec la possibilité de limiter le temps accordé pour chaque tour de jeu. L'ensemble forme un tout complet, homogène et particulièrement addictif, doté d'une finition irréprochable et d'une difficulté progressive qui le rend accessible à un large public.

Les notes
  • Graphique 17 /20

    Le character design d’inspiration manga pourra ne pas plaire à tout le monde. Cette réserve mise à part, Clash of Heroes flatte constamment la rétine. Les environnements fins, mignons et colorés renvoient tout droit aux plus grands jeux de rôle de la SNES. L’interface est parfaite et les champs de bataille restent suffisamment clairs même quand ils sont surchargés.

  • Jouabilté 18 /20

    A la fois simple, stratégique et addictif, le gameplay est une pure réussite. Seule la linéarité de la progression (tempérée par la présence de nombreuses quêtes annexes) pourrait éventuellement vous rebuter. Clash of Heroes a la riche idée de vous proposer de jouer, à votre convenance, soit au stylet, soit à la croix directionnelle et aux boutons (méthode bien plus efficace à notre humble avis).

  • Duree 17 /20

    Might & Magic : Clash of Heroes inclut cinq campagnes scénarisées (qui vous offriront une quarantaine d’heures de jeu au minimum), un mode libre pour prendre part à des escarmouches et un mode deux joueurs une carte ou multi-cartes (la différence étant que le jeu une seule carte ne permet pas de choisir son héros et de paramétrer sa partie). Bref, vous en aurez pour votre argent.

  • Son 16 /20

    Les thèmes musicaux de Clash of Heroes sont très réussis. Suffisamment variés et particulièrement immersifs, ils parviennent à restituer la couleur de chaque environnement (forêt elfique, village médiéval, nécropole...). Un peu moins marquants, les bruitages ne sont pourtant pas en reste et collent parfaitement au style graphique rond et naïf du jeu.

  • Scénario 15 /20

    Clash of Heroes ne brille pas particulièrement par son scénario, une banale histoire de complot, de vengeance et d’enfants déterminés à sauver le monde. Pourtant, il faut reconnaître que la narration est vraiment très réussie. Qui plus est, certains apprécieront l’humour qui se manifeste à travers les quêtes annexes ou encore les références subtiles à l’univers de Might & Magic.

Là où Might & Magic : Clash of Heroes aurait pu n’être qu’un clone sans saveur de Puzzle Quest, les développeurs de Capybara Games nous offrent une délicieuse coupe de nectar impossible à lâcher avant d’en avoir bu la dernière goutte. Doté d’un gameplay qui réussit à concilier simplicité et profondeur stratégique – ce qui est en soi une véritable performance – ce mix entre jeu de rôle et puzzle-game a la particularité de s’adresser à un large public sans jamais rogner sur le challenge. Entre ses combats passionnants, son aspect RPG convaincant et sa narration travaillée qui s’appuie sur des personnages attachants, il est même difficile de lui trouver un véritable défaut. Bref, on tient là un titre brillant et particulièrement addictif, dont on attend déjà la suite avec impatience.

Profil de pixelpirate
L'avis de pixelpirate
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
14 janvier 2010 à 17:35:25
18/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (106)
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17/ 20
Mis à jour le 14/01/2010 Voir l'historique
Nintendo DS Puzzle-Game RPG Ubisoft Capybara Games
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Might & Magic : Clash of Heroes
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