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Test : Grand Theft Auto : Chinatown Wars
DS

Des machines contemporaines, seules les consoles Nintendo composaient sans un GTA dans leur vitrine. Encouragés par la qualité de leurs spin-off PSP, les développeurs de Rockstar Leeds rectifient le tir en s'attaquant au support chatouilleux qu'est la DS. Une console massivement grand public qui accueille une série controversée et destinée à un public mature... Le mélange est aussi improbable qu'excitant...

Chinatown Wars. Le titre est aussi éloquent que possible. Il renseigne à la fois sur le lieu de l'action, sur l'univers infiltré et sur l'identité du héros. Retour à Liberty City, la ville de tous les dangers, de tous les vices et de tous les trafics. Zoom sur les triades chinoises, un monde que les joueurs de la série ont déjà tutoyé dans GTA III. Enfin, bienvenue dans la peau de Huang Lee, un personnage qui n'a rien en commun avec ses prédécesseurs, si ce n'est de voir son profil se noircir à mesure qu'il se laisse engloutir par l'appât du gain et par l'envie de vengeance. Lorsque le jeune asiatique débarque dans ce New York à la sauce GTA, le joueur ne sait pas grand-chose de lui. Tout juste a-t-il le temps de faire connaissance avec Huang qu'il prend une balle dans la tête avant d'être laissé pour mort au fond des eaux de Liberty City. Le héros a par chance, et après avoir matraqué l'écran du bas de la console pour briser la vitre de la voiture dans laquelle il est prisonnier, réussi à s'en tirer. Parachuté au milieu d'un conflit d'intérêts, il vient de perdre l'épée antique qu'il devait livrer à son oncle, un sésame qui devait permettre à ce dernier de prendre le contrôle des triades. Son père décédé, Huang va tenter de le venger tout en assurant ses arrières en enchaînant les missions pour le tout Chinatown, tel un électron libre. Du grand classique.

L'écran du haut se concentre sur l'action, celui du bas sur tout le reste.

Les événements de Chinatown Wars ont lieu en même temps que ceux de GTA IV. Quelques rares références le confirment rapidement au joueur, toujours aussi finement. En plus de rendre une nouvelle fois hommage à Liberty City, cet opus est une sorte de retour aux sources puisque, support oblige, il se déroule en vue de dessus. In game, l'écran du haut de la DS se concentre sur l'action pendant que celui du bas regroupe un zoom de la map ainsi que les informations "vitales" telles que le niveau de santé du joueur, son stock de munitions ou encore l'argent dont il dispose. Un écran du bas qui servira également de diffuseur pour les cinématiques et bien sûr, à interagir avec des objets ou à déverrouiller certains accès, stylet en main. Pour ainsi dire, la lisibilité de l'action est parfaite d'autant que les options permettent de personnaliser quelque peu l'ATH. Par exemple, il est possible d'afficher le radar, le GPS ou la jauge de vie sur l'écran du haut, afin de posséder ces informations sans avoir à quitter l'action des yeux. La caméra de son côté, suit le joueur comme son ombre, de sorte à effectuer une rotation à chaque coup de volant. Idéal pour les courses-poursuites. A pied cette fois, c'est à l'utilisateur qu'il incombe de la replacer derrière lui à chaque fois qu'il le juge utile, en appuyant sur L. Concrètement, les déplacements, la navigation et le rendu de l'action nous permettent d'affirmer que tout a été pensé en fonction du support et qu'il est bien difficile de trouver le moindre défaut majeur à ce niveau.

La map de Libery City a pratiquement le même profil que celle de GTA IV.

Si les bases du gameplay que sont les gunfights et les vols de voitures ressemblent de près aux mécanismes ultra connus des précédents GTA, les actions plus secondaires s'effectuent quant à elles à l'aide du stylet. L'écran du bas va par exemple servir à voler une voiture à l'arrêt. Pour démarrer le véhicule, Huang va devoir ouvrir un panneau en retirant des vis puis brancher un PDA lui permettant de pirater le code de l'antidémarrage avant de connecter des fils dénudés pour lancer le moteur. Idem pour tout un tas d'autres actions, comme le désamorçage de bombes, la fouille de véhicules ou de poubelles pour y trouver de l'argent ou de la drogue ou même la fabrication de Cocktails Molotov. En effet, en se rendant à une station, le joueur peut remplir des bouteilles d'essence pour se fabriquer ses propres projectiles. Pour ce faire, il pointe le stylet sur le pistolet depuis lequel le liquide gicle aléatoirement. La principale difficulté consiste à viser le plus précisément possible puisque le joueur ne peut arrêter le débit sans lâcher le pistolet. Les exemples de ce genre ne manquent pas mais interviennent à bon escient, histoire de ne pas pourrir le gameplay de "mini-jeux" incessants. Un autre exemple du soin apporté à l'exploitation intelligente des fonctionnalités de la console portable. Chinatown Wars ou comment rendre ludique ce qui ne l'est pas franchement à la base !

Des dialogues d'une rare profondeur et emplis de philosophie.

Tout joueur de GTA a l'habitude, au début de l'aventure, de devoir fouiner çà et là pour trouver des sources de rémunération, qu'elles soient clean ou non. C'est également le cas dans Chinatown Wars mais les récompenses pécuniaires quelque peu radines après le succès des missions le contraint à surveiller ses comptes tout au long de l'histoire. Cela aurait pu être un problème mais les développeurs du jeu l'ont semble-t-il voulu comme tel puisque ce point du gameplay permet de mettre en lumière le trafic de drogue. Élément essentiel de la progression du joueur, celui-ci lui permet, si tant est que vous ayez un peu de sang de commercial sans pitié qui coule dans vos veines, de garnir son compte de sommes parfois très importantes. Depuis les options de la map, l'utilisateur accède à tout un tas d'informations sur les dealers qui squattent les ruelles les plus sombres de Liberty City pour faire leur business. Pour commencer un trafic, il faut dans un premier temps acheter des doses. Blanche, coke, taz, LSD, beuh, calmants... Toutes les poudres ou cachetons qui font halluciner sont au rendez-vous. A vous ensuite d'utiliser les données de votre PDA pour refourguer la camelote au plus offrant et plus en manque, avant de réinvestir chez celui qui fait les meilleurs prix. Commence alors un commerce qui n'a pas de fin et qui peut rapporter très gros. Répartis un peu partout sur la map, les dealers refuseront en revanche de traiter avec vous si vous êtes pisté par les flics. Des flics qui pourront vous surprendre à tout moment. C'est le prix à payer. Enfin, sachez que vous pourrez toujours tenter de vous faire un peu de blé autrement, en jouant à des jeux de grattage, en livrant des nouilles ou en accomplissant les missions taxi/ambulance/police.

Pour acheter vos armes, braquez des fourgons ou commandez-les par Internet.

La police, parlons-en. S'il est de coutume de la semer en s'éloignant de la zone de recherche dans GTA IV, la confrontation est beaucoup plus directe dans Chinatown Wars. Certes, les Pay'n'Spray existent toujours et moyennant une petite contribution, vous permettent de changer de peinture pour passer incognito. Mais il existe un moyen plus brutal de se débarrasser des forces de l'ordre : en anéantissant leurs unités. Pour cela, le joueur doit ruser et attirer ses poursuivants vers des obstacles qui peuvent être des véhicules tiers afin de créer des accidents. En parallèle, pour faire baisser son indice de recherche d'une seule étoile, Huang doit éliminer autant de voitures de police qu'il a d'étoiles. Par exemple, pour trois étoiles de recherche, il lui faut anéantir six unités (3+2+1). Cela a pour conséquence directe de donner naissance à des courses-poursuites qui durent, bien que l'agressivité des flics puisse être facilement contenu. En revanche, s'ils parviennent à vous déloger de votre poste de conduite, minces sont les chances d'en réchapper. Au final, on apprécie que Rockstar ait pensé à une nouvelle façon de s'ôter l'épine flic du pied dans Chinatown Wars, sans doute plus adaptée à la taille de la map (logiquement petite comparée à la map de Liberty City de GTA IV mais véritablement immense pour un jeu DS) qu'un découpage en zones de recherche.

Les actions secondaires se transforment en "mini-jeux" tout au stylet.

Les deux éléments que nous venons d'aborder, à savoir le trafic de drogue et les courses-poursuites avec la police contribuent au rythme assez élevé de l'aventure. Pour ainsi dire, on ne voit guère le temps passer, bien que la map soit immense et calquée de près sur le modèle GTA IV de Liberty City. Toutefois, Chinatown Wars n'est pas parfait et toussote quelques petits défauts qui ne suffisent cependant pas à lui enlever sa qualité de jeu exceptionnel. On pense notamment à quelques phases durant lesquelles le stylet s'avère peu précis, au moment de lancer un projectile par exemple ou lorsque l'on peine à utiliser l'écran du bas en pleine action. En effet, votre pouce gauche sur la croix directionnelle, le droit sur les touches d'action, il peut être bien compliqué d'attraper le stylet pour switcher d'arme ou pour effectuer un massage cardiaque sur le mourant que vous transportez et qui supporte mal les secousses. Autre imperfection récurrente, l'étroitesse des rues de Liberty City qui débouche sur une conduite manquant de fluidité tant il est difficile d'éviter de rentrer fréquemment dans le trafic. La direction assistée (désactivable) tente bien de remédier à ce problème en replaçant automatiquement votre véhicule parallèlement à la route mais sans totale réussite. Enfin, on regrette que les conversations entre Huang et les autres protagonistes du jeu se contentent de dialogues écrits et ne soient pas doublés, ce qui est sans doute lié au support, un peu limité dans cet exercice.

Saurez-vous assemblez un fusil de sniper sans le monter à l'envers ?

GTA : Chinatown Wars comprend également un mode multijoueur à deux qui nécessite de posséder deux cartouches. Composé de quatre modes de jeu, celui-ci s'inspire vaguement de ce qui se fait sur consoles de salon. Deux d'entre eux sont orientés courses, les principales variations concernant la façon dont on peut gagner une épreuve, avec ou sans item, en tuant ou non ses adversaires. Ce multi propose également un mode Course au Butin. Composé de cinq scénarios, celui-ci consiste à braquer un fourgon rempli de drogue après qu'il ait apparu aléatoirement sur la map, puis de le conduire jusqu'à votre propre planque. Enfin, le dernier larron répond au nom de Défense de la base. Il s'agit évidemment de repousser des vagues d'ennemis successives qui se font de plus en plus intenses. Ce mode présente un grand intérêt dans la mesure où c'est le seul qui permette à deux joueurs de coopérer à travers huit scénarios. La valeur ajoutée du multi n'atteint pas forcément des sommets mais au final, Chinatown Wars est immensément riche et prenant en solo et s'impose comme l'un des jeux DS les plus profonds que la machine ait connu jusqu'à présent.

Les notes
  • Graphique 17 /20

    Dans de bonnes mains, la DS prouve qu'elle est capable de performances techniques tout à fait bluffantes. A deux ou trois exceptions près, l'animation est superbement fluide et Liberty City constamment en mouvements. Le cycle jour/nuit est tout à fait réussi et le style graphique colle parfaitement à l'univers de Chinatown et des triades. Huang n'est certes, pas le personnage le plus charismatique qui soit mais gageons que peu de héros lui arrivent à la cheville sur DS.

  • Jouabilté 18 /20

    Chinatown Wars combine toutes les qualités nécessaires à faire un bon jeu DS : lisibilité de l'action exemplaire, interface extrêmement travaillée et écran tactile intelligemment utilisé. Ajoutez à cela un gameplay accrocheur et bien pensé et vous obtenez une référence absolue, tous genres confondus sur la console portable. Les quelques petits défauts, notamment liés à la complexité de l'utilisation simultanée de trois fonctions, seront rapidement digérés par le joueur.

  • Duree 16 /20

    Comptez une douzaine d'heures pour faire un tour complet de la question en solo. En bonus, les quatre modes du multijoueur permettront à deux possesseurs du jeu de s'en donner à cœur joie, dans des courses ou des missions en duel ou en coopération. Le cocktail est extrêmement riche et profondément captivant.

  • Son 16 /20

    Comme c'est de tradition, les radios offrent un son varié et de qualité. L'action profite elle aussi du savoir-faire des équipes de Rockstar pour s'accompagner de bruitages qui, au casque, se rapprochent du top niveau sur DS. Dommage que les dialogues demeurent muets !

  • Scénario 15 /20

    Sans doute un peu moins travaillé que le dernier GTA, le scénario de Chinatown Wars laisse davantage de place à l'humour et au second degré. Les échanges tournent rapidement à la multiplication de sarcasmes, via des caricatures absolument hilarantes.

Il aura suffi d'une tentative aux équipes de Rockstar pour réussir le mariage au départ improbable entre une série adulte et une machine coutumière du casual gaming. Sublimée, la DS récite ses gammes sans accroc, parfaitement exploitée par un gameplay qui mixe intelligemment des mécanismes de jeu classiques et d'autres propres à la console de Nintendo. Chinatown Wars sait se montrer novateur et surprenant en dépit du fait qu'il se déroule dans une ville que tout joueur de la série connaît désormais sur le bout des doigts. A n'en pas douter, s'il faut choisir un jeu d'action/aventure sur DS, c'est celui-là.

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Journaliste de jeuxvideo.com
20 mars 2009 à 17:12:54
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Mis à jour le 20/03/2009 Voir l'historique
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