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Test : Saints Row 2
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Les Saints sont de retour. Vingt-quatre mois après avoir réussi le pari Saints Row, le duo THQ-Volition ressuscite une ville entière via le second round d'une guerre des gangs d'une rare sauvagerie. Règlements de compte, exécutions de sang-froid et fusillades interminables vont se succéder. Attention, violence gratuite.

Pour la seconde fois, Stilwater vous souhaite la bienvenue. La ville fictive imaginée par les développeurs de Saints Row est le théâtre d'un conflit d'intérêts entre bandes organisées, cinq ans après les événements du premier épisode. Parmi celles-ci, les Saints auquel le joueur ayant parcouru l'opus précédent est forcément attaché. Il s'agit du gang qu'il va être amené à reconstruire pour atteindre un objectif évident, celui de contrôler les différents quartiers de Stilwater. La même mission qui l'avait amené à s'imposer au sein de cette troupe, depuis dissoute malgré elle. Qu'on se le dise, Saints Row 2 est bien un GTA-Like. Le fond, la forme, la progression, tout rappelle la référence qu'est GTA. Mais le public visé n'est pas forcément identique. Saints Row 2 s'adresse davantage aux amateurs d'action pure et dure, sans aucune finesse ni infiltration. En gros, aux frustrés d'un GTA qui pourraient le juger trop sérieux, trop réaliste. Ici, les injustices et les écarts de conduite ne sont guère punis. Certaines missions incitent même à tuer des innocents dans l'unique but d'asseoir une réputation de crapule et de forcer le respect de ses ennemis.

Asperger des bâtiments d'une matière fécale, en voilà une idée qu'elle est bonne !

Qui pour faire face au charisme de Niko Bellic (GTA IV) ? En réalité, qui vous voulez. C'est l'une des caractéristiques principales de Saints Row 2. Vous êtes le héros, vous faites le héros. Il ne s'agit pas là d'une création d'avatar classique et réglée le temps de choisir parmi quelques attributs caricaturaux mais bien d'un éditeur d'une rare puissance. Pour peu que vous soyez observateur et doué de vos petites mimines, nul doute qu'il vous sera possible de modéliser qui bon vous semble en tant que personnage principal. Homme, femme, transsexuel, vous avez le loisir de donner n'importe quelle personnalité à votre avatar. Si vous connaissez la taille des côtés de votre lèvre inférieure ou la largeur de votre arête nasale, sachez qu'il vous est possible de les modeler à l'exactitude. La création ne se borne d'ailleurs pas qu'au physique puisque l'on vous demandera d'associer une voix, une démarche et des mimiques à votre modèle. Et pour peu que vous jugiez cette étape superflue, rien ne vous empêche de matraquer la touche aléatoire pour laisser l'éditeur choisir à votre place. Ce qui, convenons-en, serait une erreur puisque l'on s'attache très vite à ce personnage que l'on retrouve partout et tout le temps, parfaitement inclus dans chaque cut-scene du jeu. Et si comme des millions de brésiliennes, vous ne pouvez pas supporter cette apparence durant les 40 heures de jeu, rien ne vous empêche d'utiliser les services d'un chirurgien esthétique pour vous refaire le portrait.

Voici le lieu qui va servir de planque aux Saints.

Le système de progression du premier volet a été reconduit dans Saints Row 2. Elle est donc très classique, peut-être un peu trop. Vous débarquez dans Stilwater et devez capturer chacun des 45 quartiers de la ville, les uns après les autres. Pour ce faire, deux solutions : la mission ou le bastion. La différence est futile puisqu'au final, le résultat est identique, vous éliminez toute une squad ennemie dans un carnage sans nom. Finalement, on peut associer le bastion à une opération commando visant à conquérir un quartier sans répondre à une agression quelconque. La mission elle, est en générale plus variée et plus étudiée, dans laquelle on cherche des poux aux chefs de gangs en éliminant leurs lieutenants ou leurs proches, le tout ponctué de cinématiques souvent très musclées. C'est d'ailleurs l'une des dissemblances avec GTA. Les cut-scenes sont moins concentrées sur les dialogues que le voisin de chez Rockstar. Disons simplement que celles-ci cachent autant d'échanges physiques que verbaux. C'est ce qui évite à ces passages d'être pompeux et répétitifs. Ils le sont d'autant moins que le héros de Saints Row 2 n'a pas la passivité de celui de GTA dans le démarchage de missions en tous genres. Son statut de chef de gang l'oblige à prendre des décisions, à passer à l'offensive avant l'ennemi ou même à aller à l'encontre des avis de ses seconds. Si les Saints comme les quatre autres gangs (les Fils de Samedi, les Brotherhoods, les Ronins et Ultor & Cie) forment une communauté très unie, il n'est pas rare de voir apparaître quelques opinions convergentes en fonction des missions.

Les gunfights se terminent systématiquement en marre de sang.

Mais avant de partir en mission et de redorer l'image des Saints, le joueur doit avant tout prouver qu'il en a. Histoire de faire grimper sa jauge de respect, condition sine qua non pour débloquer de nouvelles missions, il lui faut réussir une activité parmi tout un tas dans les quatre coins de la ville. La plupart d'entre elles sont celles que l'on trouvait dans Saints Row. Si l'on pourrait croire de prime abord qu'obliger le joueur à faire le zouave entre deux missions était de mauvais goût, on se rend vite compte que ce parti pris des développeurs n'a finalement que du bon. Il incite à visiter le moindre recoin de Stilwater, permet de renflouer ses caisses et surtout d'éviter une certaine linéarité. Ces mini-missions annexes composées de six niveaux de difficulté sont très variées. On en compte 16 dont 7 exclusives à Saints Row 2. Certaines de ces activités sont d'un charme et d'une finesse très prononcés. Par exemple, dans "Vidange-Man", le joueur conduit un camion remplit de matière fécale et asperge des bâtiments privés ou publics afin qu'ils soient dévalués. Dans un autre style, "Traînée Ardente" est une mission qui consiste à conduire un quad enflammé, vêtu d'une combinaison ignifugée et à incendier un maximum de véhicules et de civils. Plus immoral encore, dans "Gros Bras", le joueur se transforme en garde du corps et doit repousser les groupies dont la folie est susceptible de gêner la star protégée. Jusque-là, rien de choquant. Ce qui l'est davantage, c'est que la prime augmente en fonction du traitement infligé au trublion. L'envoyer contre un métro lancé à toute vitesse, contre les lames aiguisées d'un broyeur ou sous la pelle prête à tomber d'un tracto gonflera plus rapidement votre cagnotte...

Les effets d'explosion sont plutôt sommaires dans Saints Row 2.

Que dire de "Fuzz" où, paré comme un policier, le héros simule, pour un show télé, des interventions contre des petits délinquants. Le problème est que tout est permis, ce qui donne lieu à des punitions complètement disproportionnées par rapport aux délits commis. Vous serez par exemple récompensé après avoir tabassé à mort un passant qui jette une canette de soda dans la rue où si vous roulez sur un vieil homme complètement ivre. Le souci est que l'on prend un pied monstre à abuser du pouvoir que procurent une tenue de flics, quelques sirènes et une vulgaire matraque. On en vient même à soigner sa prestation pour contenter le caméraman qui nous accompagne pendant la mission. Le second degré est alors largement utilisé, notamment quand il est question d'appréhender des passants obscènes, se baladant complètement nus en plein Stilwater. Vraiment trippant. Les autres activités originales laissent un peu moins de place au grand n'importe quoi puisque "Club de Combat" est une arène qui accueillent des fights à mort et "Assaut-Helico" propose des missions d'attaques aériennes. L'occasion pour nous de vous confirmer que oui, voyager par les airs est possible dans Saints Row 2, que ce soit par avion, hélicoptère ou en parachute. A ce sujet, un bon paquet de véhicules vous attendent. Voitures, 4x4, camions, quads, deux roues, skates, bateaux... L'armada motorisée nécessaires à des déplacements aux longueurs variables mais jamais interminables, la taille moyenne de Stilwater aidant.

Certaines scènes sont d'une violence inouïe. D'ailleurs Saints Row 2 s'auto-censure souvent.

Si l'on considère que GTA IV est une simulation, Saints Row 2 est alors complètement arcade. Que ce soit dans les déplacements du héros, dans la conduite des véhicules ou dans le réalisme des gunfights, tout a été fait pour rendre le titre accessible à une majorité de joueurs. Les premiers contacts avec la bête furent d'ailleurs délicats lorsque l'on sort d'une soixantaine d'heures d'une grande immersion dans GTA IV. Grossièrement animé, extrêmement rapide dans ses déplacements, le personnage contrôlé n'a rien de comparable avec Niko Bellic. Un temps d'adaptation est vraiment nécessaire avant de faire corps avec cette jouabilité relativement assistée et que l'on adopte petit à petit pour finalement l'apprécier après 20 heures de jeu. Un constat porté à la conduite, très aidée. Outre la modélisation des dégâts très sommaire, on note qu'il en faut beaucoup pour arrêter un véhicule lancé dans une course-poursuite et que quel que soit son gabarit, sa résistance est assez impressionnante. Freiner et tourner au dernier moment ne pose aucun problème, pas plus que démarrer en trombe ou résister aux attaques virulentes portées à l'arrière ou sur les côtés du véhicule. Durant les gunfights, le sentiment est à peu près le même. Le héros est vraiment très robuste et profite de la régénération automatique de sa jauge de vie pour n'être que rarement mis en difficulté. Mais un autre mécanisme aurait sans doute été incompatible avec l'impossibilité de se couvrir réellement. Il est certes possible de s'abriter derrière une carcasse de voiture en s'accroupissant ou derrière un mur, le temps de voir sa vie ré-augmenter mais aucune action ne prévoit de se mettre concrètement à couvert.

Petit à petit, de nouveaux styles de combat peuvent être débloqués.

Mais Saints Row 2, c'est aussi une véritable liberté qui permet de personnaliser son gang et d'avoir son propre style, inimitable. Au fil de l'aventure, le joueur peut investir dans deux types d'immobilier. Les habitations qui permettent de stocker des véhicules et de réunir de la main-d'oeuvre et les différents commerces de Stilwater. Ces derniers sont petit à petit disponibles à l'achat, part par part, et se révèlent être des investissements qui rapportent quotidiennement beaucoup d'argent. Chaque jour, une part du chiffre d'affaire de ces magasins est versée au joueur. De quoi pouvoir ensuite le dépenser de multiples manières, en achetant des armes (armes blanches, de combat rapproché, pistolets, mitrailleuses, fusils, projectiles, armes lourdes, etc.) ou en s'offrant quelques petits plaisirs comme un tatouage, un piercing, de nouvelles fringues, de la nourriture... Il est même possible d'aller chez le disquaire pour débloquer de nouveaux morceaux dans les différentes radios qui font la bande-son du jeu. Les amateurs de déco peuvent également faire de leurs planques crades et minables des lieux luxueux et suréquipés en achetant par exemple un bon gros écran plat pour faire de son salon un mini-cinéma. Terminons en précisant que Saints Row 2 est doté d'un multijoueur en ligne ou en liaison multiconsole permettant de jouer en coopération ou d'affronter 11 autres humains. C'est en ce sens un moyen de prolonger le plaisir à plusieurs, une fois l'aventure principale bouclée.

Les notes
  • Graphique 14 /20

    Saints Row 2 n'est techniquement guère supérieur à son aîné. Souvent terne, il avance des textures assez plates et des effets vraiment sommaires. L'animation n'est pas beaucoup mieux lotie. Pourtant, la ville offre une certaine variété esthétique en fonction des différents quartiers et a le mérite de proposer la possibilité d'entrer dans de très nombreux bâtiments, qu'ils s'agisse de QG ou de commerces. Le fait de pouvoir personnaliser son personnage et son gang à souhait (style vestimentaire ou des véhicules) est également un plus non négligeable.

  • Jouabilté 15 /20

    S'il n'a pas la profondeur d'un GTA et se dote de mécanismes très basiques, Saints Row 2 n'en est pas moins parfaitement jouable. La caméra met trop de temps à se recentrer, la conduite n'offre pas beaucoup de sensations... certes. Mais parallèlement, ce type de gameplay colle plutôt bien à l'ambiance assez délirante de certaines phases de jeu et au fait que le public visé est sensiblement différent de celui d'un GTA. La possibilité de se servir de n'importe qui comme bouclier humain ou de balancer des objets massifs au visage de nos ennemis est franchement jouissif.

  • Duree 16 /20

    L'aventure solo se boucle approximativement en quarante heures, tout compris. C'est environ 30% de moins qu'un GTA. Le point fort de Saints Row 2 est d'être non linéaire entre les missions, les bastions et les défenses de territoire conquis. De plus, le jeu en ligne et en liaison multiconsole apporte son lot de joyeuses parties avec un mode coopération jouable à 2 et la possibilité d'affronter 11 joueurs au total.

  • Son 15 /20

    Comme GTA, Saints Row a pour lui un très bon doublage anglais et une liste de morceaux assez impressionnante, tant par la quantité que la qualité et d'une grande variété. Demeure une ville assez peu animée et dont on aurait espéré un cycle jour/nuit mieux exploité.

  • Scénario 13 /20

    L'histoire est assez linéaire mais les cinématiques sont suffisamment bien exploitées pour apporter ce qu'il faut d'événements imprévisibles et parfois même émouvants. On se prend rapidement d'admiration pour ce Saints qui part de rien pour ressusciter toute une communauté. Mais le second degré de certaines situations nous rappelle que Saints Row 2 ne se prend vraiment pas au sérieux.

Saints Row 2 fait partie de ces titres qui montent en puissance au fil des heures de jeu. Si les premiers contacts sont assez déroutants, tant par la stagnation technique que par la simplicité du gameplay, la suite procure de biens meilleures sensations au point qu'on a du mal à lâcher la manette. Son mérite est de conserver un style détendu qui conviendra aux joueurs en quête d'une aventure sans prise de tête.

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Journaliste de jeuxvideo.com
17 octobre 2008 à 18:17:51
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Mis à jour le 17/10/2008 Voir l'historique
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