Echochrome
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Test Echochrome sur PSP du 04/07/2008

Test : Echochrome
PSP
Echochrome
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Appréciations du jeu
Profil de pixelpirate
L'avis de pixelpirate
MP
Journaliste jeuxvideo.com
04 juillet 2008 à 17:32:44
15/20

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L'avis des lecteurs (24)
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Echochrome est un des concept-games atypiques dont raffole la PSP. Expliquer son principe à quelqu'un est un challenge presque aussi important que le jeu lui-même. Voyons... Il vous est sans doute déjà arrivé de considérer un problème apparemment insoluble sous un autre angle afin que ce n'en soit plus un ? Eh bien Echochrome, c'est exactement la même chose.

Echochrome

La plupart d'entre vous connaissent certainement M.C. Escher ? Non, il ne s'agit pas du dernier rappeur à la mode, mais du célèbre artiste-peintre néerlandais qui se joue de la perception et de la logique du spectateur au moyen d'illusions d'optiques et d'effets de perspective. Ses oeuvres sont truffées de constructions impossibles, tel l'escalier de "Montée et descente" que des files de gens arpentent dans une boucle infinie. Pourquoi est-ce que je vous parle de Escher ? Tout simplement parce qu'il s'agit de la principale source d'inspiration de Echochrome, bien qu'il ne s'en réclame pas ouvertement. Le principe du jeu est de guider un petit personnage dans des labyrinthes en 3D aux sections éparses et discontinues, en apparence impossibles à parcourir. Le secret, c'est qu'il ne faut pas se fier aux apparences, et qu'un simple changement de perspective peut rendre possible l'impossible.

Echochrome
Voilà le genre de puzzle qui vous attend dans Echochrome.
Aussi bête qu'un Lemming, le Marcheur (c'est son nom) avance droit devant lui sans se soucier des obstacles, montant automatiquement les escaliers, revenant sur ses pas si le chemin est coupé, et tombant dans les trous pour peu que vous le laissiez faire. Or, il a tout de même un objectif : il doit récupérer plusieurs Echos, des personnages fantomatiques dispersés à travers le labyrinthe. Le problème, c'est que vous ne pouvez pas contrôler le Marcheur. Ni directement, ni indirectement d'ailleurs. L'astuce, c'est la caméra. Echochrome est d'ailleurs à ma connaissance le premier jeu où le joueur contrôle uniquement la caméra. Rotative à 360 ° (ou presque, puisqu'il est impossible de bénéficier d'une vue aérienne du labyrinthe), elle permet d'envisager l'action sous un autre angle afin de masquer d'éventuels obstacles ou de bénéficier d'effets de perspective qui permettront au personnage de progresser. Ce qui importe dans Echochrome, ce n'est pas ce qui est, mais ce vous voyez. Ce qui importe, c'est votre subjectivité.

Echochrome
Si les Marcheurs chutent, ils réapparaissent mais vous font perdre un temps précieux.
Concrètement, le jeu obéit à cinq lois d'optique qui vous permettent de venir à bout des labyrinthes. La loi du déplacement subjectif dit que si deux chemins semblent se toucher, ils se touchent. A vous de faire tourner la caméra de façon à ce que deux blocs en apparence éloignés donnent l'impression de se trouver côte à côte : au mépris de toute logique, le Marcheur passera de l'un à l'autre. La loi de l'atterrissage subjectif implique que si un chemin semble être au-dessus de l'autre, il l'est : utilisez-là pour négocier des atterrissages impossibles après être tombé dans un trou. Servez-vous également de son corollaire, la loi du saut subjectif, pour tirer profit des tremplins disséminés ça et là dans les niveaux. Enfin, la loi de l'existence subjective et celle de l'absence subjective peuvent se résumer en un seul principe : si vous ne voyez pas un obstacle, c'est qu'il n'existe pas. A vous de les faire disparaître en les cachant au moyen du reste du décor. Echochrome, le seul jeu où l'on peut tirer parti des problèmes de caméra !

Echochrome
Il est possible de sélectionner et de jouer une série de tableaux d'affilée.
Ce qui est carrément bluffant, c'est le naturel et la transparence avec lesquels ces cinq lois sont intégrées dans le gameplay : les actions les plus illogiques et les plus improbables s'enchaînent facilement, sans aucun temps d'arrêt ni de chargement. Echochrome, c'est avant tout un tour de force de programmation ! Résultat : les premières heures de jeu sont particulièrement jubilatoires. Pourtant, à l'instar d'autres concept-games, le principe souffre d'une certaine redondance. Vous enchaînez des labyrinthes de plus en plus élaborés, mais qui restent somme toute assez classiques et sans grande personnalité. Il aurait été appréciable de pouvoir grimper des escaliers la tête en bas, d'explorer des motifs récursifs ou d'arpenter des constructions improbables à l'instar du "Montée et descente" de Escher que nous évoquions plus haut. Echochrome manque sans doute d'un petit grain de folie pour tenir le joueur en haleine sur l'ensemble des labyrinthes et l'amener à se demander ce que lui réservera le prochain. Mais n'en demandons pas trop non plus.

Echochrome
Les modes "Paires" et "Autres" vous complexifient sensiblement la tâche.
Plus regrettable, en revanche, est le faible nombre de labyrinthes proposés. La boîte en mentionne plus de 300, mais ce nombre ne correspond qu'à une déclinaison de la centaine de labyrinthes de base dans deux autres modes de jeu. Le premier, intitulé "Paires", nécessite de faire se croiser des couples de Marcheurs de la même couleur. Le second, "Autres", consiste à guider le Marcheur blanc dans sa quête des Echos tout en évitant les Marcheurs noirs qui patrouillent çà et là. Loin d'être incontournables, ces objectifs alternatifs ne renouvellent que trop peu l'expérience de jeu. Je vous recommande d'ailleurs de ne vous lancer dans ces défis supplémentaires qu'après avoir terminé l'ensemble des labyrinthes en mode classique. A noter la présence bienvenue d'un éditeur qui vous permet de concevoir vos propres niveaux avant de les envoyer à vos amis via la connexion Ad Hoc de la PSP. Hélas, autant la perspective est votre amie lorsque vous jouez à Echochrome, autant elle représente un véritable poison dans l'éditeur de niveaux.

Echochrome
N'hésitez pas à rechercher la perspective qui permettra de vous débloquer.
Certains d'entre vous se demandent peut-être si ce casse-tête atypique reste accessible à tous. En premier lieu, il faut savoir que la gestion de la difficulté est assez déconcertante. D'une complexité croissante, les labyrinthes restent néanmoins abordables (du moins dans le jeu de base, les autres modes étant sensiblement plus compliqués). En revanche - et c'est là que le bât blesse - ils doivent tous être résolus en temps limité. Il est possible de demander au Marcheur de s'arrêter un moment pour vous permettre de réfléchir, mais cela ne change rien à l'affaire puisque le temps continue de s'écouler. C'est un aspect d'Echochrome aussi frustrant qu'inutile. Frustrant dans le sens où, même en ayant compris la méthode, vous aurez souvent besoin de plusieurs tentatives pour parvenir à l'appliquer dans les délais impartis. Inutile dans la mesure où le jeu dispose déjà d'un paramètre temps qui aurait pu suffire amplement (les meilleurs scores sont enregistrés pour pouvoir les battre ultérieurement). Le comble, c'est que même le tutoriel doit être accompli en temps limité !

Echochrome
L'éditeur de niveaux souffre d'un manque d'ergonomie sans que l'on sache s'il était possible de faire mieux.
Pour trancher sur l'accessibilité du titre, il faut par ailleurs considérer sa jouabilité. Plutôt bonne dans l'ensemble, elle souffre cependant d'un léger manque d'ergonomie. La caméra reste toujours assez loin de l'action : c'est une concession nécessaire pour permettre la rotation de l'ensemble du labyrinthe, mais combiné à la petite taille d'un écran de console portable, cela abîme quelque peu les yeux ! Le stick analogique de la PSP octroie par contre la précision requise par le jeu : il permet de manipuler finement la caméra, au détriment de sa vélocité. Pour le reste, la réalisation minimaliste mais très typée de Echochrome fait son petit effet : les graphismes monochromes en fil de fer contribuent à la limpidité et à la fluidité du concept, tandis que la musique classique qui passe en boucle vous permet de garder calme et concentration en toute circonstance. L'ensemble dispose d'un caractère quasi poétique : faire tourner la caméra sur un air de Bach pour chercher des effets de perspective impossible, ça a quelque chose de beau et d'irréel à la fois. Un peu comme un tableau de Escher, en somme.

Les notes
  • Graphismes 10 /20

    Dans un style minimaliste qui colle parfaitement au concept, les graphismes fil de fer en noir et blanc favorisent la fluidité de l'animation et des rotations de la caméra. On déplore cependant une vue trop éloignée qui nuit parfois à la lisibilité de l'action.

  • Jouabilité 13 /20

    Passé le temps d'adaptation dont il faut s'acquitter, la jouabilité de Echochrome se révèle convaincante en dépit des quelques petites réserves émises dans le test. En revanche, le bon dosage de la difficulté se voit biaisé par la course contre le chronomètre, malvenue et superflue.

  • Durée de vie 14 /20

    Durant les premières heures de jeu, Echochrome se vit comme une expérience grisante. Puis un sentiment de lassitude finit par poindre ; il pourra être partiellement dissipé en s'essayant aux deux modes de jeu supplémentaires ou en construisant ses propres niveaux.

  • Bande son 14 /20

    Des morceaux de musique classique qui tournent en boucle, une voix féminine douce et suave qui guide le joueur et commente ses exploits. Là encore, c'est minimaliste mais diablement efficace.

  • Scénario /

Malgré ses quelques imperfections, Echochrome constitue une expérience originale, exaltante et difficilement descriptible, qu'il faut absolument tenter à moins d'être hermétique au concept. Le problème restant le choix du support. En effet, le jeu sera prochainement rendu disponible sur le Store de la PS3, vous permettant de bénéficier pour un prix inférieur d'un rendu sans doute plus lisible. Cela se fera en revanche au détriment de la portativité, qui est sans conteste l'argument numéro un de cette version PSP. C'est donc à vous de voir.

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