Test Valhalla Knights- PlayStation Portable

PlayStation Portable

Oeuvrant dans la même catégorie (du RPG en trois dimensions) que celle de Blade Dancer : Lineage Of Light ou dans une certaine mesure, Key Of Heaven, Valhalla : Knights en profite pour piocher également quelques idées au Monster Hunter de Capcom. De cette fusion, naît un jeu hybride situé entre la chasse aux monstres et le jeu de rôle pur et dur. Bien, bien, bien, me direz-vous sauf que dans le cas présent, l'entreprise s'écroule comme un château de cartes dès les premières heures de jeu.

Valhalla Knights

Il était une fois un beau pays qui s'assombrit suite au despotisme du Seigneur Noir. De mesquineries en fourberies, de tueries en... Heu... Tueries, le souverain mit son pays à feu et sang afin de régner sans partage. Ce fut à ce moment qu'un héros, Rastul (qui aurait quand même pu choisir d'arriver quelques années avant), se dressa contre le tyran et parvint à l'exiler. Malheureusement, les terres imprégnées du sang des démons devinrent maudites à jamais et ensorcelèrent tous les jeunes aventuriers un peu écervelés qui décidaient de s'y aventurer... Et c'est ainsi que l'histoire débute. Vous, jeune aventurier (sigh), vous réveillez un beau matin (comme dans 95% des RPG japonais, je le rappelle) et décidez qu'il est maintenant temps d'en connaître un peu plus sur votre passé en retrouvant votre mémoire perdue (aux dernières nouvelles, elle se trouverait à Tijuana en train de dealer des cellules grises). Il n'en faut donc pas plus pour vous lancer dans une quête, a priori perdue d'avance, et tant qu'à faire, pourquoi partir seul quand on peut faire affronter mille dangers à des compagnons d'infortune.

Test Valhalla Knights PlayStation Portable - Screenshot 23La sobriété des décors ne joue pas vraiment en la faveur de Valhalla Knights.

Ainsi donc, Valhalla : Knights autorise le preux guerrier que vous êtes (et que vous aurez customisé au préalable en choisissant sa race, son métier et diverses caractéristiques de force, de dextérité, de chance, etc) à engager de pauvres bougres en vous rendant dans une guilde. On sent ici l'influence d'un certain Monster Hunter et cet aspect est sans doute le plus intéressant du soft. La méthode pour se faire des copains et des copines ? Très simple mes bons amis. Vous n'aurez qu'à vous rendre dans la guilde la plus proche et parler à la réceptionniste pour recruter des membres dont vous pourrez aussi choisir la race (humain, nain, elfe, hobbit, ninja et machine), la classe (ninja, combattant, mage, voleur, prêtre, chevalier, samouraï et ancre) et modifier les attributs. Le problème est que si le premier personnage ne vaut que 300 g, le suivant se monte à 1000 g et ainsi de suite. Autant dire qu'avant d'avoir une équipe de six personnages, vous allez devoir trimer vu que l'argent ne tombe pas des arbres et que chaque action, chaque objet, chaque nuit à l'hôtel est hors de prix, cette donnée commençant à devenir de plus en plus répandue dans les jeux de rôle et spécialement sur PSP bizarrement, mais revenons à notre guilde.

Test Valhalla Knights PlayStation Portable - Screenshot 24Si un personnage venait à mourir, direction l'église pour le ressusciter.

Nous en étions donc à la création de votre groupe. Une fois fait connaissance avec vos compadrés, il sera temps de tracer la route pour voir de quoi est fait le scénario du titre ou de prendre votre temps en acceptant des quêtes annexes. Sachez seulement que vous ne pouvez avoir accès qu'à trois maximum en même temps et que ces dernières vous octroieront des gains supplémentaires, de l'équipement et des montées de niveau. A ce propos, Valhalla Knights mise sur une difficulté surhumaine, synonyme de dizaines et de dizaines de game over (avec un retour illico à l'hôtel le plus proche), et réclamant énormément de level-up fastidieux. Mauvaise pioche sachant que seul ou à deux (dans un premier temps), les combats restent gonflants et obligent constamment à se battre trois ou quatre fois dans un donjon, à revenir à l'hôtel pour récupérer tous ses points de vie via une petite sieste (les potions de soin étant trop chères, mieux vaut garder ses deniers pour engager le plus vite possible un troisième personnage) et ainsi de suite. On a bien la possibilité de changer de classe en passant par la guilde une fois encore ou de filer en évitant les adversaires, qui restent visibles, mais ça ne sert absolument à rien vu qu'au moindre affrontement un tant soit peu difficile, on se fait démonter la tête. Pourtant, lesdits affrontements ne sont pas si désagréables que cela et proposent même un soupçon de stratégie.

Test Valhalla Knights PlayStation Portable - Screenshot 25Les ennemis restent visibles mais n'arrêtent pas de vous courir après dès lors qu'ils vous ont vu.

Ainsi, à l'instar de Dot Hack, il vous est permis de diriger n'importe lequel des héros de votre team et de donner des ordres à ceux qui gravitent autour de vous. Ces doléances ne sont pas aussi précises que celles induites par le système de Gambits de Final Fantasy XII mais proposent cependant d'orienter vos hommes pour qu'ils attaquent sans réfléchir, qu'ils soignent en priorité les membres blessés, qu'ils lancent des sorts ou qu'ils agissent selon leur propre volonté. De votre côté, vous pouvez locker vos adversaires et vous acharner dessus grâce aux touches Rond et Croix ou lancer une attaque spéciale une fois une jauge remplie. Toutefois, malgré ces choix facilement accessibles par le biais de la croix directionnelle, le rythme de Valhalla : Knights ne s'emballe jamais. On ressort souvent lessivé d'une partie solo sans avoir l'envie d'y revenir. Les développeurs ont tout de même inclus un mode multi (en ad hoc) pour deux joueurs, proposant de participer à des quêtes ou de s'affronter. Dans un cas comme dans l'autre, il sera question de diriger un groupe de trois héros et advienne que pourra. Au final, même si le soft profite de sous-titres français et de temps de chargements plutôt courts (a contrario, on note des ralentissements innommables quand trois ennemis s'affichent en même temps à l'écran), le RPG de Marvelous Interactive ne mérite pas vraiment qu'on s'y attarde.

Logan, le 04 septembre 2007

Les notes

  • Graphismes 10/20

    Le jeu n'est pas foncièrement moche mais les couleurs délavées et l'uniformisation de beaucoup de décors ne font pas vraiment honneur à la PSP. Les affrontements auraient également mérité une aire de combat un peu plus colorée.

  • Jouabilité 12/20

    A l'image de Monster Hunter, le jeu est basé sur un système de quêtes à récupérer dans une guilde, endroit où vous pourrez aussi recruter plusieurs membres pour votre équipe. Les combats, eux, se déroulent dans une arène où il est possible de bouger librement en donnant des ordres (un peu à la manière de Dot Hack ou Final Fantasy XII) à ses compagnons. Notons enfin que si les temps de chargements sont très courts, les ralentissements en revanche sont énormes lorsque le titre doit afficher un bout de décor et deux monstres en même temps.

  • Durée de vie 12/20

    Valhalla Knights fait partie de ces RPG qui demandent dès le départ un nombre incalculable d'heures de level-up pour pouvoir avancer sans trop d'encombres. Le problème est que tout est trop cher (les recrutements, les objets, les auberges) et qu'on a bien du mal à vouloir en voir plus à moins de s'accrocher par tous les côtés. Si c'est le cas, l'aventure proposée semble assez longue avec plusieurs missions annexes et un mode multijoueur pour rallonger la durée de vie.

  • Bande son 11/20

    Pas de doublage à l'horizon et des musiques plutôt neutres avec un petit côté moyenâgeux par moments. Un univers sonore peu singulier qui ne se démarque en rien d'autres productions du même genre.

  • Scénario

    Difficile d'en parler sachant que la difficulté surhumaine du jeu m'a empêché d'en voir énormément. Le début du titre reste tout de même conventionnel avec un héros décidant de faire plaisir à son entourage et de partir chasser du monstre pour le bien de tous. La suite, elle, et bien c'est à vous de la découvrir.

  • Note Générale10/20

    Après Blade Dancer : Lineage Of Light, qui était déjà un RPG assez moyen, Valhalla Knights fait pâle figure. Une progression très lente, un aspect dungeon-RPG rébarbatif, une difficulté ahurissante, des ralentissements énervants au possible, rien ne vient vraiment sauver ce soft qui bénéficie tout de même de quelques bonnes idées provenant en grande partie de Monster Hunter, comme le recrutement d'équipiers par exemple. Dommage que ça ne suffise pas pour retenir le joueur.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 12/20

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