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Test : Final Fantasy III
DS

La sortie de Final Fantasy III sur DS constitue un double événement en soi. D'une part parce que ce chapitre de la saga n'avait encore jamais été porté sur aucune autre machine que la Famicom. Ensuite parce que c'est le seul, jusqu'à présent, qui ait été entièrement refait, là où la plupart des soi-disant remakes de Final Fantasy ne sont que de simples portages. Une bonne raison de découvrir enfin cet opus qui restait jusqu'à présent inédit en dehors du Japon.

Si l'on veut se resituer rapidement dans le contexte de l'époque, il faut rappeler que ce troisième volet de la série fut le dernier à voir le jour sur Famicom, faisant ainsi la transition avec une nouvelle génération de machines plus à même de retranscrire la vision qu'avait Sakaguchi de la saga des Final Fantasy. Outre la comparaison désormais systématique avec son concurrent direct Dragon Quest, FF3 devait surtout réussir à marquer une évolution significative en introduisant de nouvelles idées susceptibles de contenter un public qui ne demandait qu'à se laisser contaminer par le virus du RPG.

Sur terre, sous l'eau ou dans les airs, aucune barrière naturelle n'arrêtera votre périple.

Dans les faits, Final Fantasy III est pourtant loin d'être l'épisode le plus novateur et le plus audacieux de la série. Déjà présent dans FFI et repris par la suite de manière encore plus convaincante dans FFV, le système de jobs est tout de même déjà bien approfondi dans FFIII où l'on peut, à tout moment, changer la classe de tous les membres de son équipe. De voleur à ninja, en passant par viking ou encore mage rouge, on dénombre plus de 20 jobs différents, accessibles au fur et à mesure de la progression à chaque fois que nos héros libèrent un cristal. Ce système de classes est sans doute l'un des éléments les plus appréciables de cet épisode, même si ceux qui auront pu s'essayer à FFV lui trouveront quelques désagréments. Ainsi, chaque changement entraîne une baisse temporaire mais systématique des stats du personnage, qui ne remontent qu'au bout d'un certain nombre de combats, ce qui n'incite pas vraiment à en abuser. D'autant qu'il faut ensuite paramétrer manuellement tout son attirail, la fonction d'équipement optimal automatisée n'ayant pas encore été implémentée dans cet opus. Par conséquent, on se rend compte que le joueur va, la plupart du temps, se contenter de faire tourner ses jobs au minimum pour booster uniquement les plus puissants, ce qui aurait pu être évité si cette phase d'ajustement des jobs avait été corrigée. Malgré tout, les possibilités offertes par ces nombreuses classes enrichissent suffisamment le système de jeu pour pardonner ces quelques errances.

En zoomant, on peut mettre en évidence les objets cachés dans le décor.

En toute logique, les compétences dont vous bénéficiez découlent directement des jobs que vous utilisez, chacun ayant droit à des techniques spécifiques et la possibilité ou non de recourir aux différentes magies et aux invocations. Car même s'il faudra attendre l'arrivée du quatrième volet pour découvrir le système ATB (Active Time Battle), ce chapitre était le premier à faire intervenir des créatures magiques telles que Leviathan, Odin ou Bahamut, utilisables par le biais des jobs d'invokeur, de conjureur et de sage. Tout comme les sortilèges, ces invocations sont classées par niveaux de catégories, ce qui veut dire que le nombre de fois que vous pouvez les utiliser est géré de manière indépendante d'un niveau à l'autre. Concrètement, ce n'est pas parce que vous n'avez plus assez de points de catégorie 2 pour invoquer Shiva ou utiliser le sort Aero que vous ne pouvez pas invoquer Ifrit ou lancer un sort de silence s'il vous reste des points de catégorie 4. Un système hérité du tout premier Final Fantasy, et qui implique l'absence de jauge de MP et l'obligation d'acheter ses sortilèges dans des magasins tenus par des mages. Pour en finir avec les jobs, ce remake bénéficie d'un meilleur équilibrage entre les différentes classes par rapport à l'opus original, même si les jobs les plus déroutants (chasseur, érudit, barde...) ne sont toujours pas d'une grande utilité.

La refonte 3D offre un rendu visuel très soigné.

Seize années s'étant écoulées entre la version Famicom et ce remake DS, on est ravi de constater que le soft a subi une refonte graphique totale en 3D, complétée par un design assez naïf à base de personnages rondouillards qui rappellent un peu ceux de Crystal Chronicles. La cinématique d'introduction nous permet en revanche de découvrir les héros du jeu sous un aspect plus héroïque, la qualité de cette vidéo étant véritablement stupéfiante pour un jeu DS. En contrepartie, le double écran n'apparaît que peu utilisé, l'écran du haut restant carrément noir pendant les affrontements, ce qui pourra décevoir les habitués du surprenant Magical Vacation, qui reste sans doute le modèle incontestable à ce niveau-là. Pour sa défense, ce remake pouvait difficilement baser son gameplay sur l'exploitation des deux écrans sans risquer de dénaturer le jeu d'origine, d'autant que l'écran inférieur semble puiser déjà l'essentiel des ressources de la machine, aux dires du producteur. Rajoutons quand même que FFIII nous offre la maniabilité tactile en option, ce qui autorise une ergonomie accrue dans la gestion des menus et des déplacements, même si la jouabilité old-school avec les boutons reste autorisée. Une caméra vous autorise d'ailleurs à zoomer pour vous rapprocher de l'action durant les phases d'exploration, ce qui permet d'apprécier davantage la modélisation des personnages au détriment de la lisibilité offerte par la vue d'ensemble. Le principal intérêt de la chose est de repérer plus facilement les éléments du décor pouvant contenir des objets cachés, puisque le niveau de zoom maximum permet de les voir briller.

Bahamut s'apprête à éternuer bruyamment...

Il faut dire que ce ne sont pas les secrets qui manquent dans cet épisode, et il est d'ailleurs assez fascinant de constater à quel point les trésors camouflés, les passages dérobés et autres murs invisibles sont innombrables. Si vous n'avez pas cette impression en jouant, c'est probablement que vous êtes passé à côté d'une grande partie de ces secrets, car le soft en propose du début à la fin, vous forçant ainsi à fouiller chaque pixel de l'environnement pour mettre la main dessus. Par cet aspect mais aussi au travers de sa relative difficulté, Final Fantasy III reste un RPG vraiment old-school, même sur DS. Le joueur n'est jamais réellement pris par la main et peut presque toujours aller où bon lui semble et faire ce qu'il veut. Et si le level-up est régulièrement un passage obligé pour avancer dans de bonnes conditions, on se félicite de voir que les développeurs n'ont pas commis l'erreur de rendre ce remake trop facile ou trop linéaire sous prétexte que le jeu tourne sur DS. A l'inverse, ce sont surtout les hardcore gamers qui y trouveront leur compte s'ils veulent retourner l'aventure dans tous les sens et venir à bout des tout derniers boss qui s'enchaînent sans sauvegarde.

La pose de fin de combat permet d'admirer l'accoutrement des personnages selon leurs jobs.

Mais le périple est d'une telle qualité que jamais l'envie d'abandonner ne risque de survenir. Si le scénario n'est pas le point fort de cet épisode, la personnalité surprenante de certains personnages, parfaitement restituée en version française, suffit à s'immerger facilement dans cette aventure à la recherche des traditionnels cristaux. La quête vous fera explorer deux vastes mondes, sans compter les passages sous-marins accessibles vers la fin du jeu. On retrouve évidemment une pléthore de moyens de transport en tout genre, et ce dès le début de l'aventure. Une fois en possession du vaisseau final de Cid, vous pourrez même faire appel à votre propre Chocobo géant pour entreposer vos objets. A noter que, contrairement à la version originale où l'on créait soi-même d'entrée de jeu ses quatre personnages, ce remake DS rajoute une trame scénaristique supplémentaire qui permet d'introduire successivement chaque membre de l'équipe. Une fois réunis, les quatre héros constituent un groupe soudé qu'il ne tient qu'à vous de faire évoluer dans le sens que vous voulez en les spécialisant dans les différents jobs. Autre différence avec la version Famicom, la classe de Chevalier Oignon est maintenant cachée, et malgré une courbe de progression calamiteuse au début, son évolution devient exponentielle passé le niveau 93, une bonne raison de continuer à jouer même une fois l'aventure terminée. La mouture DS intègre également un système d'envoi de messages via wi-fi par l'intermédiaire des Mogs, seul moyen d'obtenir ce fameux job de Chevalier Oignon et de rencontrer le dernier boss inédit. Concluons en insistant sur le fait que les responsables de ce remake ont fait un travail admirable en modernisant un titre trop longtemps resté dans l'ombre, et que nous avons la chance aujourd'hui de découvrir dans une version entièrement localisée qui rend parfaitement justice à ce troisième volet de la saga Final Fantasy.

Les notes
  • Graphique 16 /20

    Il pourrait être assez amusant de voir l'opus Famicom et celui-ci tourner côte à côte pour voir à quel point le travail de refonte graphique est admirable. La 3D donne une touche très particulière à cet opus qui n'en conserve pas moins une touche old-school très appréciable, et l'introduction en images de synthèse est stupéfiante de qualité. Dommage qu'un seul des deux écrans soit mis à contribution la plupart du temps.

  • Jouabilté 16 /20

    L'ajout du stylet offre une bonne alternative à la jouabilité traditionnelle, et le fait de pouvoir rapprocher la caméra permet de déceler certains objets cachés. Le système des jobs enrichit le gameplay de manière très intéressante, même s'il n'est pas aussi parfait que celui de FFV.

  • Duree 16 /20

    Comptez environ 40 heures pour atteindre le niveau 60 et terminer le jeu, sachant que celui-ci comporte pas mal de passages délicats et quelques phases de level-up obligatoires. Le côté old-school du titre plaira surtout aux habitués du genre.

  • Son 16 /20

    Nobuo Uematsu a su profiter de ce remake pour saisir l'occasion qui lui était offerte de réorchestrer toutes les musiques du jeu, et le résultat est franchement digne de respect. Les thèmes sont mélodieux et enchanteurs, ce qui convient parfaitement au ton du jeu.

  • Scénario 15 /20

    L'idée d'avoir ajouté une trame faisant intervenir progressivement chaque personnage fait que les quatre héros possèdent maintenant une véritable histoire. Si le scénario général n'est pas inoubliable, la personnalité étonnante des protagonistes compense efficacement ce défaut.

L'attente était justifiée pour voir enfin le trop méconnu Final Fantasy III se dévoiler à nous sous les atours de la modernité. Pour une fois, Square Enix nous propose un remake digne de ce nom qui rend parfaitement justice à cet épisode. Le soft brille surtout par sa gestion intéressante des jobs dont le concept sera repris avec brio dans FFV, et enchante par sa réalisation stupéfiante sans oublier de conserver tout ce qui fait le charme d'un RPG old-school.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
04 mai 2007 à 18:00:00
16/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (413)
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Mis à jour le 04/05/2007 Voir l'historique
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