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Ace Combat : The Belkan War
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Test du jeu Ace Combat Zero : The Belkan War sur PS2

Test : Ace Combat Zero : The Belkan War
PS2
Ace Combat : The Belkan War
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
20 septembre 2006 à 18:00:00
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (64)
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17/20
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Leader incontesté du conflit aérien à grande échelle, la série des Ace Combat continue à planer lestement au-dessus des nuages du marché vidéoludique. Synonyme de plaisir immédiat et d'un tourbillon de sensations, cette dernière se pare également d'un lourd travail de fond sur la création d'une atmosphère, d'un contexte fort. Brassant des codes cinématographiques évidents et reprenant le ciment dont ses prédécesseurs étaient bâtis, Ace Combat Zero nargue encore une fois les dieux en affichant une maîtrise du ciel quasi mystique. N'y a t-il donc rien qui puisse freiner cet oiseau de métal ?

Ace Combat Zero : The Belkan War

Plaçant le début de sa trame en 1995, le titre de Namco, tout en utilisant des appellations fantaisistes autant en ce qui concerne les localités que les noms des intervenants, s'inspire visiblement du conflit du Kosovo à la fin du 20ème siècle. La référence aux Balkans dans le titre est tout à fait claire (même si elle sera littéralement traduit par la Guerre du Belka) : Ace Combat Zero réutilise donc le contexte politique trouble de cette partie du monde en proie à de violents conflits ethniques, religieux ou encore de territoires. Jouant ses ressorts scénaristiques sur les changements de vision d'un pays en proie à une volonté d'expansion, le soft maîtrise habilement la narration et égrène nombre de petites précisions historiques pour donner un vrai crédit à son déroulement. Des efforts qui s'avèrent récompensés par une densité de récit, certes habituelle dans la saga, mais toujours fascinante d'immersion. Le moindre rebondissement de situation, la plus petite variation dans une mission au-delà de tout soupçon permet de s'accrocher amoureusement à ce qui ne pourrait être qu'un détail, mais qui participe à une cohérence générale impressionnante. De plus, le fait de mêler un déroulement à grande échelle expliqué de manière presque pédagogique et un plongeon immédiat dans l'action permet de lier de façon très intelligente ses actes à un mouvement politique international. On se rend donc rapidement compte du déroulement global de la guerre et il est aisé de savoir alors les répercussions des évènements auxquels on participe. Si cela n'amène pas vraiment de réflexion particulière sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire, cela participe à une immersion sentimentale dans le jeu.

Ace Combat Zero : The Belkan War
La vue cockpit est de loin la plus pratique.
Un besoin que les développeurs ont bien saisi, entretenant au fil du titre de petites touches de réalisme poignantes. Vous aurez par exemple l'occasion, lors de la libération de la capitale d'Ustio, d'entendre les cloches de la ville sonner pour signaler à tous une liberté retrouvée. Un détail peut-être, mais également un souci de maîtriser la plus légère once d'immersion. C'est avec la certitude de reposer sur des bases solides que vous continuerez à pénétrer dans une bataille de plus en plus meurtrière et surtout passant du désaccord frontalier à un risque de destruction massif tenant pratiquement de la science-fiction. Une montée en puissance se soldant par des missions véritablement épiques et la plupart du temps loin d'être gagnées d'avance, notamment grâce aux modifications d'événements en plein combat. Mais le plus prenant lors de ces rixes à la vitalité surprenante reste bien entendu les dogfights qui bénéficient d'un gameplay sans accrocs et d'une mise en scène extrêmement efficace. Reprenant le principe des discussions entre les pilotes durant les affrontements, Ace Combat Zero reste donc dans cette mouvance "humaine". En effet, chaque soldat semble vivre et avoir sa propre place dans le monde qui vous entoure. Certains vous préviennent de l'arrivée de missiles, d'autres se posent des questions sur le déroulement de la mission, d'autres encore commentent ce qu'ils ont devant les yeux. Les paroles s'enchaînent sans temps mort et vous aurez vraiment l'impression d'avoir pu communiquer avec tout ce petit monde tant cette méthode rend les rapports entre les personnages naturels.

Ace Combat Zero : The Belkan War
C'est pour des moments comme ça que l'on aime jouer à Ace Combat.
En revanche, Ace Combat Zero perd le bénéfice de la cohésion dans le groupe avec l'ancien système de réponses à choix multiples, tout en conservant le principe des ordres, un peu plus convaincant que dans l'opus précédent au niveau de la réactivité. Dans ce même registre, les ennemis se révèlent ici très agressifs, voire malins et passent très facilement dans votre dos pour vous prendre en chasse de manière très hargneuse, tentant de vous empêcher de sortir de leur piège. Il sera rapidement nécessaire de connaître et de réussir l'évitement d'urgence afin d'avoir une petite chance d'inverser les rôles lors d'un duel. Une tension se crée alors sans tarder et prend à coeur de vous envoyer des doses d'adrénaline à intervalles réguliers, notamment dans les fabuleux duels avec les pilotes confirmés adverses. Un plaisir dépendant aussi largement du côté intuitif et particulièrement accessible du gameplay, virant adroitement du côté de l'arcade pure. Loin d'être limitatif, ce choix permet au contraire de toucher au plus profond l'intérêt du pilotage de tels engins. La finalité est ainsi de s'axer sur les sensations, le "feeling" et non la concentration sur des instruments de bord de toute façon absents. Rien ne vous éloigne de la fureur des combats et vous y prenez part en tant que pilote mercenaire émérite, en passe de devenir une légende de l'aviation. Pour coller totalement à cette vision, le choix de l'arcade s'impose de lui-même. Donnant accès au joueur, même novice, à une sorte de maestria presque naturelle, le jeu se montre très gratifiant tout en proposant en parallèle une difficulté qui oblige tout de même à comprendre ses mécanismes. Un équilibre finement orchestré qui ménage ses effets et ouvre le jeu à tous les joueurs intéressés qui y trouveront chacun un plaisir précis.

Ace Combat Zero : The Belkan War
Cette vue un peu excentrée est bien plus pratique qu'on peut le croire, notamment dans le cas d'un accrochage.
Néanmoins, sachez tout de même qu'il ne vous sera pas interdit de décrocher si vous réduisez trop votre vitesse et accentuez votre résistance à l'air. Une petite subtilité pas bien handicapante, mais qui empêche toutefois de foncer tête baissée sans réfléchir. Dans le registre de la réflexion, vous devrez également faire très attention au briefing très précis qui vous est proposé avant chaque chapitre afin de choisir convenablement votre avion suivant ses affinités (vitesse, maniabilité, préférence air-sol ou air-air, etc.) d'une part, et les armes qu'il va emmener d'autre part. Un aspect qui rajoute une nouvelle couche de crédibilité et permet de créer la différence en pleine bataille. Enfin, comme auparavant, vous aurez l'insigne honneur de remporter des modèles de chasseurs en cas de victoire et de les acheter ensuite dans le hangar prévu pour cela. Une collection assez imposante qui comporte des intervenants tout ce qu'il y a de plus réels, à l'image du Mirage 2000, du Typhoon, ou encore d'un bon vieux EA-18G Growler, nouvellement arrivé. Alors que l'on pensait être en terrain connu lors d'un vol de reconnaissance, Ace Combat Zero parvient à nous surprendre en intégrant deux subtilités inédites. La première reste assez anecdotique, vous autorisant simplement à modifier la peinture de camouflage de votre monture, tandis que la seconde se montre bien plus intéressante. Nommée Ace Style Gauge System, cette innovation n'est pas qu'un nom bien pompeux. Elle symbolise en effet un système basé sur une modification du scénario et de votre relation avec vos équipiers suivant vos actes. Comme si le soft de Namco tentait de donner un côté "moral" aux amas de pixels que sont les héros du jeu vidéo en général.

Ace Combat Zero : The Belkan War
Et hop une pirouette. Une légende qui dédramatise le côté guerrier de la chose.
Du coup, vous pouvez évoluer de trois manières différentes, votre état se situant sur une jauge allant de Mercenaire à Chevalier en passant par Soldat. Admiré profondément en tant que Chevalier sauveur de la vertu, vous serez simplement respecté en tant que Soldat. Bien entendu, le dernier rang suscitera une méfiance face à un homme qui serait presque capable de faire la guerre simplement pour de l'argent. Rassurez-vous c'est le "rang" le plus facile à obtenir. Les critères demeurent toutefois assez variables, allant du respect des consignes à l'aide apportée en passant par une manière de combattre honorable. Dans les grandes lignes il est préférable de laisser sa chance à un pilote neutralisé, plutôt que de l'éliminer avant qu'il n'ait sauté en parachute. Un apport digne d'intérêt, qui ajoute encore un peu d'humanité dans le déroulement et rend le tout un peu moins linéaire. Pour finir, l'enrobage de cet épisode Zero, dont l'histoire se situe en amont du cinquième opus, demeure dans la lignée de son prédécesseur, c'est à dire de grande qualité. Si l'on regrette encore le relatif vide des à-plats au sol et l'utilisation de textures un peu baveuses, les décors mis en avant sont de grande qualité, à l'image des superbes montagnes enneigées de la première destination. La modélisation des avions est également magnifique, leur conférant un aspect réaliste troublant, sublimé par le travail de réflexion de la lumière sur leur fuselage. De plus, les effets de chaleur, de fumée, les petites variations de pénétration dans l'air bien visibles donnent un cachet photoréaliste au jeu de Namco. Un ensemble d'une rare cohérence, diffusant un plaisir brut et intense, retenant le joueur par une trame puissante. Simplement gêné aux ailes par quelques défauts d'I.A. ou une absence de réelles nouveautés, Ace Combat Zero : The Belkan War fait honneur à sa série et s'insère simplement comme l'un des meilleurs de sa lignée.

Les notes
  • Graphismes 16 /20

    Ace Combat Zero réutilise visiblement le très bon moteur graphique de son prédécesseur et multiplie les pirouettes visuelles en proposant de nombreux petits détails comme une gestion de la lumière bluffante, un travail sur la fumée impressionnant et surtout une gestion des nuages très convaincante. Se retrouver sans visibilité dans un amas de grisailles est une sensation que peu de titres de combats aériens arrivent à rendre convenablement.

  • Jouabilité 15 /20

    Conservant ce gameplay si accessible qui fait naître les prises de risques les plus inconsidérées, le titre de Namco est encore une fois une ode au plaisir. Cette impression de fierté, d'invincibilité que dégage Ace Combat Zero compose une grande partie de sa réussite. Si le tout n'est pas très original, malgré un système d'évolution moins linéaire, le taux d'excitation en combat est tel que le simple fait d'enchaîner des dogfights donne des ailes.

  • Durée de vie 15 /20

    Le jeu posséde des missions à routes multiples et des variations scénaristiques en fonction de la manière d'être du pilote principal. Il s'avère donc légèrement plus tortueux qu'auparavant et réserve pour le coup une durée de vie plus importante, surtout si vous désirez essayer toutes les pistes et posséder l'ensemble des avions. A noter un mode deux joueurs assez limité.

  • Bande son 15 /20

    Possédant des thèmes un peu moins forts musicalement que dans l'épisode précédent, cet opus se rattrape sur les sonorités extérieures, plus réalistes et plus "aériennes". En effet l'atténuation du vent est mieux rendue et les vibrations à l'intérieur du cockpit demeurent nettement plus crédibles. De plus, il est agréable d'entendre des sons venant des constructions au sol, afin de créer un lien. A noter des voix américaines de bonne qualité.

  • Scénario 15 /20

    Même si les évènements surgissent de manière moins surprenante que dans le précédent opus et peut-être moins dramatiquement, le scénario reste de grande qualité dans un registre géo-politique très précis et digne d'intérêt. Le fait d'être plongé dans une sorte d'enquête à rebours afin de connaître les vrais dessous du conflit est un grand point positif pour l'immersion.

Moins cinématographique que son prédécesseur malgré une attention de tous les instants sur la construction d'une ambiance et d'une narration filmique, Ace Combat Zero : The Belkan War possède pourtant le même attrait et ce concentré de plaisir ludique immédiat. Ouvertement arcade, le soft de Namco s'autorise une trame de grand standing et ajoute quelques petites doses d'humanité qui rendent ce dernier opus plus dense que son prédécesseur. Malgré tout il est dommage de ne pas bénéficier de plus d'évolutions. Un excellent titre tout de même qui donne presque envie de rentrer dans le JAG. Presque...

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
20 septembre 2006 à 18:00:00
15/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (64)
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Mis à jour le 20/09/2006
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