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Monster House
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Test : Monster House
DS
Monster House
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L'avis de aiste
MP
Journaliste jeuxvideo.com
28 août 2006 à 18:00:00
7/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (6)
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4.3/20
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Hommage à peine déguisé aux façades cartonnées des trains fantômes, avec marchmallow et toiles d'araignée factices incluses, la devanture d'une hideuse bicoque nous accueille à l'écran titre et promet des sales quarts d'heures réjouissants. Face à un film pétri d'ambitions (on a entendu parler, entre autres, de renouveau du film d'animation pour enfant), il est facile de percevoir l'adaptation vidéoludique sur DS comme un tour de manège forain et parodique. Gagné : c'est bien ce créneau que THQ choisit d'entrée puisqu'il s'agit d'un hack'n slash bourrin, plus proche cependant de l'antique Loaded que des Gauntlet.

Monster House

Apparemment, le film de Gil Kenan, chapeauté par Zemeckis et Spielberg, réussit à vous glacer le sang dans son dernier quart d'heure. Il n'en sera jamais ainsi dans l'antre sur DS, rendu avec pas mal de peine. Vue en plongée, cette Monster House n'a rien de franchement sinistre, la faute à des textures fades et paradoxalement bien trop lumineuses. Les tons obscurs du film ont été lourdés et font place à une colorisation permanente, de surcroît assez primaire : un peu d'orange, de mauve, de jaune. Il ne fait aucun doute que ce parti pris est destiné à rendre lisible l'action, au détriment de l'ambiance nocturne pourtant annoncée sur le packshot. La modélisation très légère de l'ensemble est assez décevante. Encore une fois, la profusion d'ennemis propre au hack'n slash a sans doute pesé dans la balance au moment de la production. D'ailleurs, le titre subit plusieurs ralentissements à partir du niveau 15, quand les objets hantés ruent de toutes parts. Les trois personnages jouables, DJ, Chowder et Jenny, sont reconnaissables, c'est sans doute l'essentiel.

Monster House
Les séquences de tapis roulant sont très agréables et ont un petit goût de schoot'em up.
Leur histoire est celle de l'enfance confrontée à une légende urbaine cruelle. Le loup ici, c'est donc cette maison au bois gris, laissée vacante par son propriétaire depuis peu. Quand ce dernier, un vieux grand-père tout aussi austère, était encore là, elle se contentait de confisquer les jouets de tous les gosses du coin. Maintenant qu'elle a quartier libre (arf), sa gourmandise semble bel et bien s'étendre aux humains. Les trois kids, armés de pompes à eau, sont les seuls à pouvoir entreprendre un sauvetage qui va s'étendre aux 54 pièces des innombrables étages de la baraque. Dans Monster House, une pièce a toutes les composantes d'une arène à la Loaded. En vase clos, vous devez disposer de plusieurs vagues successives d'ennemis. Ca dure peu de temps, à peine 1 minute pour les 10 premières pièces, 2 pour la prochaine dizaine, et ainsi de suite. Les pièces recèlent de jouets dévorés par la maison, et quelques fois même de pauvres diables qui se sont fait absorbés. Les joujoux sont bons à prendre, vous ne pourrez changer d'étage qu'avec un certain nombre d'entre eux. Non, je reprends : vous ne pourrez changer d'étage qu'en ayant récupéré au moins un jouet par pièce. Donc en visitant toutes les chambres de l'étage. Voilà, c'est plus honnête. De fait, si les niveaux de la maisonnée ne sont pas constitués de couloirs uniques, on a l'impression que c'est davantage par souci de "réalisme" que pour laisser un véritable choix au joueur.

Monster House
Un choix pas si cornélien que ça. Vous devrez faire toutes les pièces de l'étage de toute façon.
Hantée, le logis est loti de zoomorphismes baroques très savoureux. Sans égaler la folie d'un Beetlejuice ou la loufoquerie du prochain Contact et son centre commercial maudit, Monster House remplit correctement le cahier des charges. Les chaises font les taureaux, des lustres sphériques singent les chauves-souris, des bouquins papillonnent dans les airs comme de mauvais vautours. Pour contrer ce bazar mortel, votre arsenal mouillé est aussi efficace que l'aspirateur de Luigi. Chaque gamin fait cracher l'eau d'une manière différente : tir simple mais rapide, double jet plus concentré et plus lent ou une sorte de compromis, franchement supérieure en terme d'efficacité, pour la petite donzelle. Dans tous les cas, le réservoir de votre pompe est soumis à la pression, c'est à dire qu'il projettera son liquide plus loin s'il est rempli à ras bord. On en vient tout naturellement à la prise en main, qui marie le pad D pour les déplacements et le stylet pour la mitraille et la recharge du réservoir. Vous devez simplement pointer un axe sur la carte radiale de l'écran inférieur pour tirer dans la direction concernée. A droite de cette zone se trouve le petit silo en question, que vous devez littéralement pomper pour recharger en eau. Ce mécanisme est malheureusement sous-exploité. D'une part votre réservoir se vide très peu et est rechargé en moins d'une seconde. D'autre part, il se présente très peu de situations qui nécessitent une portée de tir importante. En fait, je n'ai que deux exemples dans ma besace. D'abord, une rangée de planchers carnassiers placée au devant de chandeliers artilleurs, et donc inaccessibles sans une bonne allonge. Ensuite, les inévitables groupes d'ennemis qui vous encerclent et qui demandent donc une certaine anticipation. Toutefois, sans atteindre la maîtrise de Metroid, cette disposition assez similaire se laisse dompter assez rapidement.

Monster House
Jenny est indéniablement plus efficace que DJ qui surclasse visiblement Chowder.
54 arènes, c'est beaucoup. Que THQ ait opté pour une typologie de jeu très arcade est louable mais dangereux en terme de renouvellement. Pendant les 15 premières pièces, on pense que A2M, le studio de développement, pourrait réussir son pari. Les apparitions des améliorations pour votre personnage comme votre pompe à eau sont régulières. Le menu est peu original mais utile : un tir en éventail, une puissance de jet doublé, du bouclier et de l'accélérateur. Par contre, il est toujours rageant de voir pas mal d'améliorations apparaître alors qu'il reste seulement deux ou trois ennemis à abattre. Quelques variations cassent aussi un peu le rythme mécanique de la progression, comme ces pièces qui ne peuvent être nettoyées qu'avec un seul personnage en particulier. Le level design introduit quelques nouvelles structures avec du tapis roulant ou des grilles qui vous restreignent soudainement dans un espace très réduit et chargé en monstres. Mais convenez qu'il s'agit là d'agréments, de petites fluctuations du gameplay et non de véritables relances. Le soft le paie comptant à partir du 5ème étage, à peu près à un tiers du jeu, où la routine s'installe finalement pour ne jamais être délogée. Il faut dire que quelque part, Monster House l'a bien cherché. Si on comprend l'absence de vrais nouveaux environnements, quelle idée de nous servir la même piste sonore pour TOUTES les pièces... Ca dépasse l'entendement. Dans la même veine, les dialogues systématiques entre chaque inter mission font vraiment trop promo pour le film et ne servent qu'à affirmer un character design très plat. On a compris l'essentiel après deux speechs. Pendant le jeu, on est effaré de constater que les trois protagonistes ont la même voix. C'est assez inouï pour une adaptation de potentiel blockbuster.

Les notes
  • Graphismes 8 /20

    Pour soutenir la lisibilité de l'action, cette adaptation fait le dos rond à une ambiance nocturne et inquiétante. A contrario, les décors sont lumineux et hauts en couleurs. Le rendu est mitigé, les objets hantés sont à peine saisissables et les textures manquent de finesse. Le titre peine énormément à s'approprier une ambiance visuelle.

  • Jouabilité 9 /20

    Pendant les 15 premières pièces de la sinistre bâtisse, on se laisse bel et bien griser par le tour en train fantôme convoité. Mais les attractions finissent par trop se répéter malgré quelques variations du level design et des possibilités d'armement. Décliner du hack'n slash très sommaire sur 54 arènes n'était sans doute pas la meilleure idée.

  • Durée de vie 7 /20

    THQ a choisi de produire un seul mode solo et de le bourrer au maximum, c'est finalement sans doute sa principale erreur. Le choix est doublement malheureux puisque la durée de vie n'est pas des plus conséquentes pour autant. Un joueur rompu à cette typologie assez arcade disposera des 54 niveaux en 5 bonnes heures.

  • Bande son 4 /20

    Quelques notes de piano suspendues dans un écho numérique forment l'unique thème musical des 54 pièces du titre. Je ne sais que rajouter sur une telle aberration. Les bruitages et les voix, très moyens, sont loin de changer la donne.

  • Scénario 7 /20

    Les grandes étapes du film sont là, notamment les rencontres avec les malheureux captifs, et le lien entretenu par les kids avec leurs jouets disparus. La production à la chaîne de dialogues à la fin de chaque pièce est franchement usante, tant et si bien qu'on finit par se contreficher de l'intrigue.

Sans totalement démériter, A2M et THQ n'ont pas réussi à rendre à leur maison hantée la consistance et l'allure d'une vraie foire aux monstres. Si les premières heures de jeu sont plaisantes, le manque de renouvellement et de folie est patent et mène le gameplay aux portes du tout routinier. Monster House sur DS est un hack'n slash solide et bien adapté à la console. Mais il reste la moitité du chemin à faire pour se distinguer, et offrir une somme de plaisir.

Profil de aiste
L'avis de aiste
MP
Journaliste jeuxvideo.com
28 août 2006 à 18:00:00
7/20
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L'avis des lecteurs (6)
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4.3/20
Mis à jour le 28/08/2006
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