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Test Resident Evil 4 sur PS2 du 01/11/2005

Test : Resident Evil 4
PS2

Faisant fi de tous ces contrats d'exclusivité ayant lié Capcom et Nintendo, profitons comme il se doit de l'arrivée sur PS2 du meilleur survival-horror qui ait jamais foulé le sol de notre univers vidéoludique. Attendu par d'innombrables joueurs, Capcom ne pouvait décevoir, même si d'un point de vue technique, il était évident que les différences seraient bel et bien visibles entre cette version et celle sortie sur le Cube il y a plusieurs mois. Mais au delà de cet aspect, force est de reconnaître que cette mouture PS2 dépasse nos espérances les plus folles tant dans la forme que dans le fond. Chronique d'un plaisir renouvelé sur le monolithe noir de Sony.

Bien que Resident Evil 4 soit un des jeux qui ait le plus compté pour moi ces cinq dernières années, je dois avouer que la version PS2 me faisait un peu peur. Il faut dire que le titre de Capcom avait fait tellement fort sur GameCube qu'on voyait mal comment un tel chef-d'oeuvre pourrait faire aussi grosse impression sur la console de Sony. Eh bien, c'est pourtant le cas et si la qualité graphique est ici moins probante, le contenu est encore plus étoffé. A ce sujet, il ne faudra surtout pas oublier de remercier Capcom qui ne s'est pas moqué de son public en destinant son jeu aussi bien à ceux qui n'y ont pas encore touché qu'aux autres qui l'ont terminé en long, en large et en travers sur GameCube. Comment est-ce possible ? Tout simplement en y incorporant quelques bonus inédits ainsi qu'un mode de jeu spécifique à cette version : Separate Ways. Ce dernier, tout comme le mode Ada Assigment, vous permettra de diriger la belle Ada tout au long de cinq missions. De la pure valeur ajoutée, surtout que ledit mode nous propose de visiter un décor inédit et de reluquer de nouvelles cinématiques. Mais avant d'aborder tout ceci en détails, penchons-nous sur le scénario original.

Les villageois ont des gestes qui accentuent un peu le réalisme du titre.

Le synopsis nous conte l'histoire de Leon S. Kennedy (introduit dans Resident Evil 2) qui est mandaté par le président des Etats-Unis pour aller secourir sa fille Ashley, kidnappée par un groupuscule qui a trouvé refuge en Europe. Si le tout fait quelque peu penser au scénario de New-York 1997, il n'en reste pas moins que c'est peu crédible et que ça donne dans le déjà-vu. On pourra alors se dire que la présence d'Ada (personnage qui avait noué contact avec Leon dans Resident Evil 2 également) va faire décoller l'intrigue mais ce n'est pas vraiment le cas. En effet, dépassé le stade relationnel (aussi bien avec Leon qu'avec le joueur), Ada se veut très effacée et n'apporte pas grand chose à l'intrigue, si ce n'est de réjouissantes perspectives pour les opus futurs. Que dire également de Krauser, un personnage secondaire, qui n'est là que pour servir d'exutoire à Leon. Maintenant, ce personnage est tout de même synonyme d'un des combats les plus intéressants du jeu ainsi que d'une cinématique interactive totalement jouissive. Des cinématiques interactives ? Eh oui, à l'instar de MGS 3, vous devrez à certains moments appuyer sur des boutons pour effectuer des actions durant lesdites scènes. Ceci ira du simple mouvement d'esquive jusqu'à des attaques directes, tout ceci induisant la suite de la cinématique. Idée purement géniale, d'autant qu'elle incite le joueur à ne jamais lâcher la manette. Enfin, si le scénario a de fortes lacunes, on ne peut nier que l'ambiance européenne apporte énormément en termes de couleurs, d'environnements ou de sensations.

Merci à Squalls666, qui m'a permis de terminer Separate Ways et de débloquer ce joli costume pour mister Kennedy.

La construction du jeu, elle, n'évolue pas énormément. Vous serez convié à arpenter de vastes niveaux infestés d'ennemis et devrez aller d'un point A à un point B en ramassant des armes, des munitions ou plusieurs types d'objets. Rien ne change pour ainsi dire, si ce n'est que les niveaux sont désormais beaucoup plus longs et qu'il vous faudra entre 15 et 20 heures pour terminer le jeu. De plus, vous pourrez débloquer deux autres défis, le premier vous permettant de diriger Ada qui devra récupérer des échantillons avant de rejoindre un hélicoptère. Ce défi renvoie au mini-jeu de Hunk dans RE 2 mais se veut bien plus prenant et riche en possibilités. L'autre mode à débloquer se présente sous la forme de quatre environnements cloisonnés (dont un inédit qui doit beaucoup au film Waterworld) dans lesquels vous devrez tuer un maximum d'ennemis afin d'atteindre un certain score. Une fois atteint un rang bien précis, vous aurez la possibilité de débloquer un des quatre autres personnages disponibles, à savoir Ada, Krauser, Hunk ou Wesker. A ce sujet, je précise que chaque personnage débloquable est rattaché à un décor que vous devrez choisir en début de partie. Notez également qu'en plus des ennemis à éliminer, vous pourrez récupérer des sabliers qui vous rajouteront de précieuses secondes.

Le niveau inédit de Separate Ways est très légérement orienté action.

Maintenant que nous avons fait le tour du propriétaire, attardons-nous sur les nouveautés de cette version PS2. Tout d'abord, après avoir terminé le jeu une première fois, vous découvrirez plusieurs choses dont une galerie où vous pourrez visionner toutes les cinématiques débloquées. Cependant le plus important reste le mode Separate Ways qui est constitué de cinq missions où vous dirigerez Ada. Si les trois premiers niveaux se déroulent dans des décors connus, les deux derniers auront droit à des environnements inédits. Ainsi, la quatrième mission se passera en grande partie dans un port sous-terrain où vous aurez notamment le plaisir de contrôler des pièces d'artillerie lourde pour détruire plusieurs canons d'un cuirassé. La dernière mission vous mettra, entre autres, aux prises avec Krauser et Saddler qui, ironie du sort, se veut bien plus puissant que lors de son combat contre Leon ! Outre le fait de pouvoir diriger la belle espionne drapée dans une magnifique robe rouge échancrée, vous pourrez aussi utiliser un grappin pour atteindre des endroits inaccessibles. Malheureusement, ces interactions sont liées à des actions contextuelles, ce qui fait qu'on ne peut user de cette "arme" quand bon nous semble. L'autre attrait de ce défi provient des discussions entre vous et Wesker, ou des différents passages de l'aventure de Leon vus sous l'angle d'Ada. Dommage que nous n'apprenions pas grand chose de nouveau, scénaristiquement parlant. Ensuite, quand vous serez venu à bout de ce mode, vous aurez droit à une nouvelle arme (le Chicago Typewriter) ainsi qu'à un nouveau costume pour Ashley (une armure) et Leon (une panoplie de gangster des années 30 qui vient donc s'ajouter à l'uniforme de R.P.D. de Resident Evil 2).

A part The Boss (MGS 3), j'ai rarement eu l'occasion d'admirer une si belle héroïne de jeux vidéos.

Comme je le disais, les niveaux sont cette fois beaucoup plus vastes et il est d'autant plus intéressant de constater qu'il n'y a quasiment pas d'allers-retours, à l'inverse des autres épisodes. Bien que le cheminement soit linéaire, il est malgré tout parfaitement réglé. On peut ainsi scinder le soft en trois parties distinctes : le village, le château et enfin la base militaire. Si la dernière partie dénote un peu en termes d'influences graphiques, il est tout bonnement impossible de ne pas rester ébahi devant la qualité esthétique du jeu. Titre aux influences variées (Le Seigneur des anneaux, Massacre A La Tronçonneuse, Assaut...), RE 4 bénéficie pourtant d'une cohérence surprenante. Tout contribue à vous exploser la rétine. Les décors sont d'une beauté sans nom, le summum de la qualité intervenant lors de votre visite dans le château médiéval qui est sidérant de détails. Le village et la base militaire ne sont pas en reste et le bestiaire amorce un changement dans la continuité. Vos ennuis se matérialiseront sous la forme de villageois amorphes (mais pourtant très véloces dans leurs déplacements), des chiens génétiquement modifiés, d'insectes mutants, d'"ogres" géants, de monstres marins, j'en passe et des meilleurs. On retrouve donc l'influence des zombies ou des Hunters mais rendons grâce à Mikami qui a tout de même su renouveler le stock d'adversaires.

Durant l'aventure principale, vous serez amenés à diriger Ashley pendant un très court instant.

Le gameplay a lui aussi subi une refonte. On retrouve toujours le système de sprays ou d'herbes qu'on peut combiner pour se soigner. Les objets ou clés (pour résoudre les énigmes) sont encore là, de même que les petits mémos qui vous en apprendront un peu plus sur le fin mot de l'histoire. En parallèle de ça, le personnage que l'on dirige est maintenant situé à gauche de l'écran et représenté à la mi-taille. Ceci permet d'avoir une meilleure visibilité pour viser les ennemis, ce qui est particulièrement important compte tenu de la gestion localisée des dégâts. Vous devrez alors privilégier les head-shots pour en terminer rapidement ou utiliser les actions mises à votre disposition. Celles-ci seront de plusieurs types et vous permettront par exemple de décocher un coup de pied pour faire valdinguer vos ennemis, de briser une vitre pour sortir d'une maison, de monter à une échelle, etc. De plus, des combinaisons de touches seront là pour éviter des attaques ennemies (idée mise en exergue lors des affrontements contre les boss), mais il faudra vous montrer très rapide pour les effectuer. Ensuite, quelques passages vous demanderont d'appuyer frénétiquement sur des touches pour courir rapidement afin d'échapper à un danger. Dommage que ces scènes ne soient pas plus nombreuses mais c'est un détail, tout comme le fait qu'on ne puisse pas strafer ou tirer en courant.

Voici ce qu'on appelle dans notre jargon journalistique, un combat d'anthologie.

Enfin, entre autres nouveautés, vous pourrez aussi donner des ordres à Ashley (cache-toi, ne bouge pas, suis-moi) ou vous rendre chez un marchand ambulant pour acheter des objets, des cartes au trésor, des armes ou faire évoluer ces dernières. Tout ce marchandage se fera avec l'argent que vous pourrez récolter dans les niveaux ou en vendant ce dont vous n'avez plus besoin. A ce sujet, sachez vous séparer des items encombrants pour faire de la place dans votre mallette qui ne peut contenir qu'un nombre bien précis d'objets qui prendront plus ou moins de cases. Le gameplay est donc à l'image du reste et s'il comporte quelques oublis, il apporte un dynamisme et un confort certain. Inutile d'épiloguer, Resident Evil 4 est un chef-d'oeuvre, un jeu qui vous retournera dans tous les sens et une étape décisive dans le domaine du survival-horror et du jeu d'action. Sidérant de qualités et définitivement culte.

Les notes
  • Graphique 17 /20

    Les couleurs sont beaucoup plus fades que sur GameCube, la gestion des lumières moins impressionnante, tout comme les effets spéciaux. Beaucoup d'aliasing est également au menu. Néanmoins le résultat est d'une qualité irréprochable pour de la PS2. Les environnements sont éclectiques (village, château, égouts, île, base, temple...) et permettent de ne pas lasser le joueur. De plus, le bestiaire a été entièrement revu et les boss sont gigantesques.

  • Jouabilté 18 /20

    Beaucoup d'idées provenant des autres épisodes ont refait surface mais le côté action apporte avec lui un gameplay remanié. On regrettera tout de même l'impossibilité de strafer, de tirer en courant ou la lourdeur avec laquelle Leon tourne sur lui-même. Cependant, la jouabilité est très bonne et le système d'actions contextuelles apporte beaucoup de dynamisme. Enfin, les temps de chargements sont plutôt courts pour un titre d'une telle envergure tournant sur PS2. Les développeurs ont réussi à optimiser le tout et le résultat se voit.

  • Duree 17 /20

    Si on peut terminer l'aventure principale en moins de 10 heures en zappant toutes les cinématiques, en évitant les ennemis et en connaissant le jeu par coeur, il vous faudra environ le double lors de votre toute première excursion. De plus, rajoutez environ 5 heures pour boucler le mode inédit Separate Ways. Bien entendu, les challenges Mercenaries et Ada Assigment augmentent ostensiblement la longévité du titre. Au final, on se retrouve avec une durée de vie frisant les 30-35 heures. Honnêtement, vous pensez connaître un autre survival-horror qui en propose autant ?!

  • Son 17 /20

    Les bruitages sont réalistes au possible, le doublage anglais est dans le ton et les thèmes musicaux sont parfaitement adaptés aux situations. D'ailleurs, l'ambiance musicale est très élaborée dans le sens où les musiques laissent souvent la place à de longues plages de silence, quand le besoin s'en fait sentir. En découle une atmosphère sonore limpide qui doit autant à des partitions nerveuses qu'à des morceaux plus ténébreux.

  • Scénario 12 /20

    On ne peut nier que les cinématiques sont superbement mises en scène mais l'histoire en elle-même laisse un goût amer dans la bouche. Krauser est uniquement là pour apporter un surplus d'action et si le jeu profite d'une ambiance européenne, l'architecture scénaristique est quasiment identique à tous les autres Resident Evil, compte à rebours final compris. De plus, le mode Separate Ways n'apporte pas vraiment d'eau au moulin. Malgré tout, je vois davantage le scénario de RE 4 comme une amorce pour un futur épisode qui devra être à la hauteur de ce que laisse suggérer la fin du jeu.

Resident Evil 4 mérite plus que jamais sa note sur PS2. Moins impressionnant, graphiquement parlant, que la version GameCube, cette adaptation témoigne pourtant d'une véritable volonté de Capcom de proposer aux joueurs de vrais bonus afin de contenter tout le monde. Le mode Separate Ways est intéressant et dispose de nouveaux environnements, on retrouve tous les modes de jeu originaux, l'aventure est toujours aussi longue et même après avoir terminé le jeu sur la 128 bits de Nintendo, vous prendrez un pied monstrueux sur le monolithe noir de Sony. C'est là la marque d'un grand jeu qui fera figure de modèle pour de nombreuses années à venir. Un titre d'exception, un OVNI vidéoludique, une expérience hors normes à laquelle vous vous devez obligatoirement de participer.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
01 novembre 2005 à 18:00:00
19/ 20
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L'avis des lecteurs (616)
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18/ 20
Mis à jour le 01/11/2005 Voir l'historique
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