Menu
Dead to Rights II
  • Tout support
  • PS2
  • Xbox
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
jeuxvideo.com / Derniers tests jeux vidéo / Dead to Rights II / Dead to Rights II sur Xbox /

Test Dead to Rights II sur Xbox du 31/10/2005

Test : Dead To Rights 2
Xbox
Dead to Rights II
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
31 octobre 2005 à 18:00:00
8/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs
Donnez votre avis sur ce jeu !
Tous les prix
Prix Support
34.99€ PS2
59.99€ PS2
69.90€ Xbox
Voir toutes les offres
Partager sur :

Dead To Rights est un jeu qui n'a pas vraiment marqué les esprits, malgré une bonne ambiance et un vrai plaisir de jeu. Sorti dans l'ombre de Max Payne et compagnie, le soft de Namco a malgré tout eu assez de succès pour qu'une suite soit mise en chantier. Seulement cette fois, c'est WideScreen Games qui s'est attelé à la tâche en décidant de donner au jeu une dimension encore plus bourrine. Le résultat ? : Kitsch, énervant et décevant au possible.

Dead To Rights 2

Succédant au premier Dead To Rights qui a eu droit à un petit succès d'estime, Dead To Rights II se devait de reprendre les bases du jeu de Namco tout en y apportant quelques nouveautés, histoire de se différencier de son modèle. Certes, c'est bien beau, mais comment se démarquer d'un titre qui reprenait déjà énormément d'idées de Max Payne ou de films d'action des années 80 ? Peaufiner le scénario ? Modifier le gameplay pour le rendre plus excitant ? Proposer une aventure encore plus longue ? Ajouter un mode Online ou Coopératif ? En tout état de cause, on peut imaginer que toutes ces questions auraient pu être à l'ordre du jour d'un des brainstormings des développeurs. Malheureusement, ce n'est a priori pas le cas puisque hormis le fait que le bébé passe des mains de Namco Hometek à celles de WideScreen Games, aucune évolution ne se fait ressentir dans cette suite insipide qui se révèle même inférieure à l'original, un comble.

Dead To Rights 2
L'art et la manière de faire un créneau par mister Slate.
Ainsi, il est flagrant de constater à quel point le deuxième épisode sous-exploite tout ce qui demandait à être creusé. Par exemple, si Jack (le héros du titre, typique des flics endurcis, à la Steven Seagal ou à la Bruce Willis) fait toujours équipe avec son chien Shadow, ce dernier est relégué au rang de brave toutou alors qu'il faisait vraiment office de coéquipier canin dans Dead To Rights. La nuance peut paraître subtile mais il n'en est rien. Rappelez-vous, dans le précédent DTR, Shadow pouvait attaquer les ennemis, chercher des armes pour les rapporter à son maître ou être utilisé pour résoudre quelques "énigmes" afin de progresser. De plus, sa relation avec son maître se voulait très forte, du moins c'est ce que les cinématiques essayaient d'induire. Aujourd'hui, si Shadow conserve ses facultés offensives ainsi que sa capacité à aller chercher une arme laissée par les ennemis, on ne retrouve plus les passages spécifiques au cabot qui fait plus que jamais office de faire valoir. Ceci dit, ça se comprend un peu vu que le scénario pourrait tenir sur la ramure d'une feuille. Jack n'a aucune profondeur, le grand méchant est un russe (cliché n°1) qui a assassiné un ami de notre héros (cliché n°2) et qui va en plus kidnapper l'ex de notre flicard (cliché n°3). On se demande d'ailleurs si les scénaristes n'ont pas fait preuve d'ironie tant les dialogues sont pathétiques. Les situations mille fois rencontrées font le jeu d'une mise en scène ringarde qui ira même jusqu'à inclure le sacro-saint plan qui voit l'objectif virevolter au dessus du héros levant les bras au ciel tout en éructant le nom du bad-guy qui vient de tuer notre petite copine. A mourir de rire !

Dead To Rights 2
Une fois le jeu terminé, vous pourrez reprendre n'importe quel chapitre.
Dans tout ça, certains me préciseront que nous ne sommes pas dans un "jeu d'auteur" et qu'en tant que beat'em all, tout ce qu'on attend de Dead To Rights II, c'est de l'action, de l'action et encore de l'action. Réjouissez-vous, vous allez être servi. Huit niveaux truffés d'ennemis qui chargent à l'unisson, des boss, des explosions, des décors destructibles et une tendance à canarder au ralenti tout ce qui bouge. Voilà ce que propose ce soft. Le problème est que ce n'est pas franchement beau, que le level-design est minable, la difficulté mal gérée, la construction des niveaux est tout le temps la même et la jouabilité est irritante. De plus, exit les mini-jeux de DTR ainsi que la variété environnementale. Ici, le mot d'ordre a été de concevoir à la va-vite un jeu basique qui se termine en une poignée d'heures, sept pour être exact. On aura beau nous rajouter des armes à débloquer ou un mode bonus constitué de 4 arènes (en fait des décors issus du mode principal) dans lesquelles vous devrez venir à bout d'ennemis, rien n'y fait. C'est laborieux, soporifique et répétitif en diable. Les plus téméraires pourront tenter l'aventure en Difficile ou en Expert mais sachant que quelques passages sont inhumains en Facile, je ne vois pas trop l'intérêt. Ce souci était déjà visible dans DTR mais à ce que je vois, ça n'a posé aucun problème à Widescreen Games. A ce sujet, on trouvera très amusant que Jack puisse mourir en recevant quatre ou cinq coups de poing alors qu'il encaisse beaucoup mieux une dizaine de balles. Enfin, nous ne sommes pas à une incohérence près à l'image de celle qui nous fait combattre parfois à mains nues alors que nous n'avons nullement perdu nos armes.

Dead To Rights 2
Si votre jauge d'adrénaline est pleine, ne vous faites pas prier pour envoyer Shadow au combat.
Terminons rapidement cet écueil en parlant un peu de la jouabilité. Comme je le disais, on retrouve l'ami Shadow qui vous sera bien utile pour aller attaquer des ennemis ou récupérer des munitions. J'ouvre ici une parenthèse pour critiquer une idée stupide qui consiste à faire disparaître les munitions laissées par nos adversaires après quelques secondes. Complètement idiot surtout quand le jeu est basé sur des munitions limitées. Bien sûr, il nous reste toujours la possibilité de désarmer un ennemi (en effectuant une des 28 attaques meurtrières) mais pour ce faire, vous devrez aller à son contact, et autant dire que vous y laisserez souvent des plumes. De plus, il vous faudra faire attention à votre jauge d'adrénaline qui baissera à chaque fois que vous tirerez au ralenti ou que Shadow attaquera un ennemi. Et pas question de rester tranquillement immobile jusqu'à ce que ladite jauge remonte vu que vos ennemis en profiteront pour vous balancer des grenades.

Dead To Rights 2
Ce boss est sans doute le plus difficile du jeu, notamment à cause de l'espace réduit où a lieu l'affrontement.
A ce propos, vous disposerez vous aussi de telles armes, ainsi que de cocktails Molotov ou d'extincteurs que vous pourrez balancer afin de les faire exploser devant un malotru. Sachant que l'IA de ceux-ci se résume à charger comme des boeufs ou à rester statiques comme des piquets, on aura vite fait le ménage d'autant qu'on dispose de PM russes, de fusils à pompe, de pistolets silencieux, etc. Pour couronner le tout, comment ne pas mettre en avant cette foutue caméra épileptique qu'on doit constamment recentrer. Heureusement qu'on dispose d'un lock automatique qui évite bien des désagréments, même si ce dernier est loin d'être parfait. Mais malgré cela, nous ne sommes jamais à l'aise en parcourant les différents stages. Manque de peps, action trop conventionnelle, progression répétitive (je marche, je tire, je récupère une clé ou active un mécanisme et enfin je me bats contre un boss entouré de sbires qui reviennent tout le temps), Dead To Rights II a bien trop de tares pour satisfaire l'amateur éclairé. Entre cette production Namco et un True Crime 2 qui devrait bientôt arriver, inutile de vous dire lequel choisir.

Les notes
  • Graphismes 9 /20

    Des huit niveaux, seul celui se passant dans l'Antre du Dragon propose quelques beaux effets graphiques. Le reste est d'une platitude tant dans la recherche visuelle que dans le level-design. Et pour ce qui est de l'originalité environnementale, il faudra repasser : une société de films pornos, un port, un bar, une usine, des toits. Tous les poncifs du genre sont là et utilisés sans aucune recherche. Au final, seules les explosions restent superbes et exemptes de tout défaut. C'est bien peu et ça n'empêche pas la Xbox d'être complètement sous-exploitée.

  • Jouabilité 11 /20

    Les problèmes de caméra sont omniprésents et l'objectif ne cesse d'avoir la bougeotte. De ce fait, vous devrez constamment le recentrer. Heureusement que le système de lock automatique est simple à prendre en main. Par contre, on se demande encore pourquoi les développeurs ont supprimé les mini-jeux présents dans le premier Dead To Rights. Heureusement que Shadow est toujours là, tout comme la possibilité d'utiliser le Slow Motion ou de balancer des extincteurs afin de les faire exploser près des ennemis. Enfin, la panoplie de mouvements pour désarmer ses adversaires est plus importante.

  • Durée de vie 10 /20

    Huit niveaux dont certains se terminent en une dizaine de minutes. A côté de ça, d'autres sont plutôt longs mais le problème est qu'on sen lasse rapidement. A l'image du premier volet, la difficulté est ici très mal gérée avec quelques passages qui sont à se taper la tête contre un mur. Une fois terminé le mode Histoire (en sept heures environ en Facile), vous pourrez reprendre chacun des stages indépendamment. Enfin, le mode C'est Parti ! est totalement inutile, à moins de vouloir débloquer une galerie supplémentaire d'artworks.

  • Bande son 10 /20

    Les musiques renvoient aux thèmes d'une multitude de films d'action qui ont fait les beaux jours de Hollywood Night. Sans âme et sans réelle inventivité, elles passent tellement inaperçues qu'on aura vite fait de mettre un CD dans sa chaîne hi-fi le temps de finir le jeu. Les bruitages donnent également dans le "déjà entendu" mais l'échantillonnage sonore est de piètre qualité. Quant au doublage américain, disons juste qu'il est peu convaincant avec notamment un Jack Slate qui cabotine à outrance.

  • Scénario 6 /20

    Le scénario du premier Dead To Rights était déjà assez mince mais celui de Dead To Rights II bat tous les records de médiocrité. Ce qui est amusant vient du fait que les producteurs semblent fiers d'annoncer qu'il s'agit ici d'une "préquelle". Et ? Rien d'autre à signaler puisque les cinématiques sont peu nombreuses et essaient tant bien que mal de faire passer le synopsis (qui rivalise avec ceux des meilleurs Steven Segal) pour un fleuron du genre. Peine perdue.

Si le premier épisode n'était pas bien original, il avait cependant une identité propre grâce à plusieurs petites idées fort sympathiques. Le deuxième épisode oublie tout ceci vu qu'il laisse de côté le scénario, les mini-jeux du premier opus ainsi que la diversité environnementale. Au final, Dead To Rights II n'est qu'un beat'em all lambda avec de gros problèmes de caméra, une difficulté mal pensée (finir le jeu en Normal ou en Dur relève de l'exploit) et un manque d'ambition.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
31 octobre 2005 à 18:00:00
8/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs
Donnez votre avis sur ce jeu !
Mis à jour le 31/10/2005
Xbox Action Electronic Arts WideScreen Games
DERNIÈRES PREVIEWS
  • Preview : Crackdown 3 : un multijoueur étonnament addictif
    PC - ONE
  • Preview : Just Cause 4 : Meilleur bac à sable que jeu d'action ?
    PC - PS4 - ONE
  • Preview : BlizzCon 2018 : Diablo Immortal - Nos impressions sur le hack'n slash mobile diabolisé
    IOS - ANDROID
Dernières previews
Jeuxvideo.com
JEUX LES PLUS ATTENDUS
  • Battlefield V
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Gaming Live
  • Jump Force
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Super Smash Bros. Ultimate
    SWITCH
    Vidéo - Bande-annonce