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Burnout : Revenge
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Test Burnout : Revenge sur Xbox du 22/09/2005

Test : Burnout : Revenge
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Burnout : Revenge
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Journaliste jeuxvideo.com
22 septembre 2005 à 18:00:00
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
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18.1/20
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Ah, il a bien changé le titre de Criterion depuis le premier volet paru il y a près de 4 ans maintenant ! EA Sports ayant succédé à Acclaim dans l'édition, on se retrouve avec un jeu de plus en plus fou, bourrin à souhait et n'obéissant à aucune règle. Comme pour Burnout 3 : Takedown, cet opus ne plaira pas à tout le monde mais il est clair que ceux qui aiment la touche d'EA Sports ne mettront pas longtemps à ajouter Burnout : Revenge à leur ludothèque.

Burnout : Revenge

La première question que l'on peut se poser après avoir joué au petit dernier de Criterion, c'est s'il est plus judicieux de le classer dans le genre courses ou beat'em all. La série va connaître en effet un nouveau tournant dans son évolution puisque l'on a affaire à un jeu où la course n'a plus vraiment sa place tant l'aspect destructeur et dévastateur est privilégié. Ici, on oublie les temps, trajectoires et styles de conduites atypiques pour laisser la place aux cartons, agressions et prises de risques extrêmes. Alors c'est sûr que pour un titre qui s'appelle Burnout, il serait mal placé de se plaindre de l'omniprésence de tôle froissée ou de carambolages à répétition et de se demander où sont passées les performances de pilotage basées sur une conduite sérieuse. Mais tout cela n'est-il pas trop ? Le principe même de Burnout n'est-il pas dénaturé ? Est-ce que trop de crashs tuent les crashs ? Nous allons y répondre, alors bouclez votre ceinture, arrachez la pédale de frein et laissez sortir le côté kamikaze qui sommeille en vous. Burnout : Revenge dépasse toutes les limites, plus rien n'est impossible au volant de bolides dépassant les 300km/h en milieu urbain au centre d'une circulation dense mais impuissante face à la rage des pilotes plus rancuniers que jamais.

Burnout : Revenge
On débloque de nouvelles voitures très régulièrement après les épreuves terminées.
Tout d'abord, pourquoi "Revenge" ? La réponse est aussi simple qu'éloquente : lorsqu'un concurrent parvient à vous éliminer temporairement de la course grâce à un takedown, celui-ci devient un "Rival Revenge". C'est alors que votre fierté et votre soif de vengeance doivent prendre le dessus sur tout le reste et si vous arrivez à rendre la monnaie de sa pièce à votre adversaire, vous effectuerez un "takedown revenge". Hormis les takedowns classiques, il est possible d'effectuer des takedowns pression (depuis l'arrière de la voiture), verticaux (en sautant sur une voiture depuis une route surélevée), signature (à un endroit précis d'un circuit), contact trafic (en poussant un adversaire sur une voiture de la circulation) ou aftertouch (après avoir été victime d'un takedown et en pressant le bouton de ralenti, on dirige notre voiture sur un concurrent pour l'embarquer dans l'accident). D'autres dérivés de takedowns sont disponibles comme les doubles ou les takedowns camion. Vous l'aurez compris, l'art du takedown prédomine toujours dans cette version, et ce pour notre plus grand bonheur car c'est bel et bien l'aspect le plus jouissif que l'on ait connu dans un Burnout. Bien que les concurrents paraissent encore plus agressifs, on a l'impression que ceux-ci ne sont pas des plus malins et qu'il est vite fait de les éliminer. Mais bon, c'est le fun qui veut ça...

Burnout : Revenge
Mode panique dans le trafic : l'objectif et de foncer sur toutes les voitures roulant dans le même sens que nous.
Un total de 3 modes de jeu sont disponibles : le traditionnel tour du monde, le multijoueur et le mode Online. Ensuite, de nombreuses catégories de courses s'offrent à vous, chacune ayant une approche différente de la victoire. On a tout d'abord les courses classiques où l'objectif est tout simplement de terminer en tête. Ensuite, le "Tour Boosté" qui est une sorte de contre-la-montre où l'on doit boucler un tracé dans une limite de temps donnée. Le plus intéressant à mes yeux reste le mode "Road Rage". Dans celui-ci, l'objectif est simple : éliminer le plus de voitures possibles en effectuant une série de takedowns. Comme on le voit de plus en plus dans les jeux de courses, un mode "Eliminateur" fait son apparition. Toutes les 30 secondes, la lanterne rouge de l'épreuve est tout bonnement éliminée. Le mode "Grand Prix" quant à lui, teste votre capacité à obtenir le meilleur résultat sur une série de 3 courses ou plus où des points sont attribués à chacun à la fin de ces dernières. On continue notre tour des styles d'épreuves avec le mode "Aperçu" qui est une sorte de récompense puisque si vous êtes performant, vous aurez le droit d'essayer des bolides dont la vitesse de pointe peut atteindre 350 km/h, et une telle allure en pleine ville donne une sensation de vitesse encore jamais vue dans un jeu vidéo.

Burnout : Revenge
L'éternelle barre de boost est toujours là, on emploi les mêmes moyens que dans Burnout 3 pour la remplir.
Enfin, j'ai gardé le plus novateur pour la fin : le mode "Panique dans le Trafic". Celui-ci est un peu le talon d'achille du jeu, la nouveauté qui ne sert à rien et qui, au contraire, nuit à l'intérêt du titre. Dans celui-ci, vous devez bêtement foncer sur les voitures annexes pour obtenir des récompenses financières. Plus vous tapez de voitures, moins le temps qui vous est accordé s'égraine et augmente même. Le souci, c'est que cela s'applique à tous les autres modes de jeu. Autrement dit, à partir de maintenant, seuls les poids lourds ou les véhicules arrivant à contresens peuvent vous arrêter, les autres n'ayant presque aucun impact sur votre progression. Burnout 3 était déjà d'un niveau de difficulté assez faible, cela est largement amplifié dans cet opus puisqu'il n'est plus nécessaire d'être aussi attentif qu'avant aux aléas de la circulation, au petit papy qui se traîne sur la voie réservée aux véhicules lents ou aux camionnettes assez lourdes pour vous stopper net dans votre course. Tout ceci donne l'impression d'être dans une voiture blindée pesant 3 tonnes s'amusant à virer les micromachines qui barrent son passage les unes après les autres. Ce qui faisait le charme de Burnout a été rayé d'un trait par EA Sports. La principale difficulté qui résidait dans le fait d'arriver à éliminer ses adversaires tout en restant concentré sur le trafic pour ne pas rentrer de plein fouet dans un véhicule lambda n'est plus de la partie. Cependant, cela pourra amuser ceux qui préfèrent rentrer dans tout ce qui bouge sans être gêné...

Burnout : Revenge
Les minutes ne s'égrainent pas tant que l'on détruit les autres voitures.
Les épreuves de crashs sont toujours présentes en grand nombre. Quelques petites variantes sont toutefois apparues pour rendre cet aspect moins répétitif. Tout d'abord, une voiture cible se cache dans le trafic et si on arrive à l'entraîner dans le carton, un petit bonus nous est réservé. Ensuite, l'utilisation du crashbreaker (auto-explosion) s'effectue de manière différente. Pour avoir le droit de l'utiliser, il faut déjà que le carton soit assez conséquent pour que la barre présente à l'écran atteigne les cent pour cent. Une fois celle-ci remplie, on se doit d'appuyer le plus rapidement possible et de manière répétitive sur le bouton du crashbreaker pour que l'explosion soit la plus importante possible. Ce n'est pas tout. Si l'on est assez habile pour diriger notre cadavre en direction d'un endroit stratégique (par exemple, la file de circulation qui n'a pas été touchée par le carton ou une route annexe qui se situe en contrebas) et que la barre se remplit à nouveau, on a droit à une seconde utilisation du crashbreaker ! Enfin, un nouveau mode de départ voit le jour. A l'aide d'une jauge se situant à gauche de l'écran, on peut doser son démarrage pour obtenir un départ parfait à la manière d'un dragster. Par contre, si on manque de précision, on peut caler voir faire exploser son moteur et s'exposer à des moqueries sorties de nulle part.

Burnout : Revenge
L'écran affiche un paquet d'infos sans être pour autant vraiment surchargé.
Burnout : Revenge c'est aussi et avant tout un nombre de compétitions impressionnant pour ce genre de titre. Même si celles-ci ne sont pas très longues ou difficiles à terminer, on ne peut nier qu'il y a de quoi faire avant d'avoir tout passé en revue. Ce sont donc au total 169 épreuves qui nous attendent et que l'on pourra dompter grâce à un panel de 77 voitures. Celles-ci sont évaluées selon 3 critères : leur impact lors d'un crashbreaker, leur poids et leur vitesse de pointe. On a également 64 défis à relever tout au long du jeu. Ceux-ci vous permettent d'obtenir de très jolies récompenses en argent représentant votre performance. Enfin, ce sont 24 takedowns signature qui sont éparpillés un peu partout à la manière de ce qui se faisait dans Burnout 3. Les profils que l'on crée nous permettent de stocker toutes ces performances et de les consulter sous forme de statistiques. Notez qu'au fur et à mesure de la progression dans le mode "Tour du Monde", on remporte des points après chaque course. Une moyenne est faite entre notre conduite et la médaille obtenue. Si la combinaison de ces 2 critères découle sur l'appréciation "parfait", on obtient 5 points. Ces points nous servent à qualifier notre façon de conduire et à passer de catégorie en catégorie. D'inoffensif au départ, on franchit les paliers pour devenir de plus en plus une brute de la route selon les appellations données.

Burnout : Revenge
Ca sent le carnage... !
Graphiquement, EA Sports a une nouvelle fois fait très fort. L'animation est exceptionnelle et aucun ralentissement n'est à déplorer malgré l'affichage d'un grand nombre de véhicules à l'écran et une modélisation des dégâts des plus précises. Les fumées de couleurs sortant des pots d'échappement, les étincelles ou les superbes effets de lumières sur les carrosseries ou sur le bitume débouchent sur une réalisation très plaisante. La sensation de vitesse est proprement hallucinante lors de l'utilisation de boost et un joli effet de flou vient augmenter cette impression sans pour autant nous gêner. Les commandes sont très faciles à prendre en mains et la seule technique à "apprendre" est le contrôle du dérapage dans les virages. En revanche, seules 2 vues sont disponibles (classique et ras la piste), ce qui n'est pas une régression puisque c'est comme ça depuis toujours dans les jeux de courses arcades. On apprécie l'interactivité grandissante avec les décors et les nombreuses possibilités de raccourcis qui empêchent la course de devenir trop linéaire. Au niveau sonore, ce n'est pas l'himalaya puisqu'à grande vitesse, on n'entend presque plus le moteur de la voiture, celui-ci laissant la place aux bruits du vent lors des dépassements. Les musiques sont assez variées tout en restant axées sur le rock et le métal. L'animateur de radio présent dans Burnout 3 n'a pas vu son contrat reconduit. Burnout : Revenge est donc dans la continuité de Burnout 3 : Takedown et on se demande bien à quoi va ressembler le prochain opus et quelles folies supplémentaires vont être rajoutées. En tout cas, mis à part quelques manques, c'est du tout bon !

Les notes
  • Graphismes 18 /20

    L'animation est d'une rare qualité et les environnements sont extrêmement détaillés même si les seconds plans sont parfois moins soignés. Mention spéciale aux très jolis effets de lumières présents tout au long des courses. Bien qu'amélioré, le physique des voitures pourrait être plus réaliste encore.

  • Jouabilité 16 /20

    La prise en mains est enfantine, peut-être trop même puisque la difficulté n'est pas très élevée. D'une fois qu'on sait déraper dans les virages, on sait tout. Les séquences d'aftertouch ou de crashbreaker sont très bien organisée pour ne pas être difficiles à maîtriser, on prend beaucoup de plaisir même si on aurait souhaité un trafic beaucoup moins impuissant. Le cocktail est toutefois un peu trop bourrin et la conduite très primaire.

  • Durée de vie 17 /20

    Un très grand nombre d'épreuves vous attend. Si vous voulez tout débloquer, tout remporter en "or", réussir tous les défis ou les takedowns signature, préparez-vous à jouer de nombreuses heures, d'autant qu'il est possible de se mesurer à n'importe qui grâce au Online et au mode multijoueur.

  • Bande son 16 /20

    Le moteur des voitures n'est pas assez mis en avant mais le bruit du vent lors de la pénétration dans l'air est vraiment bien reproduit. Les collisions font toujours autant d'impressions. Finalement, ce sont les bruitages des menus qui s'en sortent le mieux puisque ceux-ci sont dynamiques et agréables. Les musiques seront surtout appréciées par les amateurs de rock et de métal.

  • Scénario /

Plus ça va, plus Burnout devient un jeu de brutes où on se demande si l'on conduit une voiture ou un char d'assaut. Malgré cet aspect un peu dérangeant, on ne peut qu'être en admiration devant la beauté des graphismes et toutes les possibilités qui s'offrent à nous. Très peu de jeux de courses proposent autant de modes de jeu ayant une telle personnalité et procurant autant de plaisir.

Profil de Rivaol
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22 septembre 2005 à 18:00:00
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Mis à jour le 22/09/2005
Xbox Course Electronic Arts Criterion Studios
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