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Fire Emblem : The Sacred Stones
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Preview : Fire Emblem : The Sacred Stones
GBA
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Alors que le continent de Magvel connaissait une paix depuis quelques siècles, les réminiscences du passé commencèrent à ressurgir en des lieux propices au conflit. Possédant chacun une Pierre Sacrée, les cinq principaux royaumes de l'île se complaisaient chacun en un équilibre de puissance, une force nécessaire à son propre maintien et à une entente semblant parfaite. Pourtant, dans un accès de fureur incompréhensible, l'Empire de Grado entreprit de conquérir l'ensemble du monde connu par le biais de la force. Ne connaissant aucune pitié, les troupes de l'envahisseur réduisaient à néant les faibles résistances tentant de survivre. C'est à ce moment, à ce paroxysme du désespoir que mon frère disparu, me laissant seule avec mon père, le roi Fado. Qui aurait cru qu'un ami de longue date puisse l'assassiner si froidement. Chevauchant aux côtés de Seth, mes jours sont ponctués de massacres et de combats. Si seulement Ephraim pouvait donner signe de vie.

C'est dans cette atmosphère fort guerrière que débute le scénario de ce troisième épisode prenant place sur une GBA accueillant depuis plusieurs années la poursuite de l'une des grandes sagas du T-RPG, aux côtés de Shining Force et de Tactics Ogre/Ogre Battle. N'ayant aucun lien particulier avec les précédents opus, The Sacred Stones prend place dans un lieu encore inédit, permettant de s'insérer dans une réelle épopée où tout reste à découvrir. De fait, cette évolution narrative implique un renouveau global du titre, qui offre des facilités de gameplay intéressantes, mais également de réels ajouts permettant d'offrir une profondeur encore plus grande. Tout d'abord, il faut savoir que Fire Emblem reste toujours relativement peu aisé, d'une part à appréhender, et d'autre part à traverser. En effet, et contrairement à nombre de Tactical-RPG, le soft d'Intelligent Systems offre un niveau de difficulté surprenant, découlant en droite ligne d'un principe initié dans les premières heures de la série, il y a de cela environ une quinzaine d'années. Ce dernier est en fait lié à la disparition de vos coéquipiers au combat. Si par malheur l'un d'eux se fait occire par un ennemi clairement fourbe et animé de mauvaises intentions, vous n'aurez plus la chance de le voir durant vos batailles. Effectivement, chaque homme tombé au combat s'avère définitivement décédé et n'interviendra plus que durant les phases de dialogues, si son importance est suffisante. D'où une obligation latente de gérer au mieux ses affrontements et de ne laisser aucune prise à l'adversaire. Sauf bien entendu si la perspective de vous être occupé d'un soldat pour n'en tirer aucune satisfaction vous enchante. Un concept réaliste, mais qui restreint de beaucoup le nombre de joueurs désireux d'atteindre la conclusion de l'aventure. L'aspect stratégique est donc ouvertement mis en valeur, ce qui ravira les RPGistes restants, avides de champs de batailles laissant libre cours à leur imagination. Surtout que cet opus, comme évoqué précédemment, possède des petits subtilités rehaussant encore le recul à avoir lors des phases d'affrontement.

Fire Emblem : The Sacred Stones
Notez l'arrivée des monstres au creux des rangs de vos ennemis
Apparaissant comme des améliorations plutôt que comme des ajouts nets, les quelques possibilités présentes dans ce nouvel opus méritent tout de même une attention certaine. En premier lieu, et bien que le système en lui-même demeure au sein de l'épisode précédent, vous aurez accès à un gestionnaire des relations entre vos guerriers. Basé sur des affinités plus ou moins justifiées, ce procédé fonctionne via des mises en commun de certaines unités en plein combat. Par exemple, si vous postez Neimi près de Clom à de nombreuses reprises, vous verrez apparaître la commande "Support" offrant un dialogue spécifique entre les deux compagnons, renforçant leur liens amicaux ou qui sait, amoureux. A part le fait d'apporter un côté humaniste au creux de la guerre, cette ingénieuse idée donne également lieu à une augmentation significative des possibilités offensives de ces personnages, une fois placés côte à côte. Possédant trois niveaux d'évolution, allant de C à A, cette composante croît bien entendu au fil des parties et suivant votre manière de placer vos hommes. En outre, chacune de vos recrues peut afficher cinq liaisons émotionnelles au maximum, multipliant de ce fait les associations combatives. Dans la continuité de ces changements, on note l'agréable disparition de Merlinus, le vendeur permettant de stocker vos objets en trop grand nombre, qui nécessitait une protection de tous les instants et handicapait souvent les stratégies. Son remplaçant n'est autre qu'un menu nommé "Supply" autorisant la gestion de l'ensemble de vos découvertes et butins et le transfert du surplus directement, sans l'obligation passée de jeter ses trouvailles d'une main leste. Un agréable soulagement, suivi de la venue tant attendue de nouveaux types d'ennemis, réinjectant enfin du sang neuf au sein de la masse de chevaliers, d'archers et de magiciens. Prenant la forme de monstres tout droit affiliés au Roi Démon, ces derniers font l'étalage de résistances bien différentes de celles oeuvrant par le biais du désormais célèbre Triangle des Armes. Seule les sorts s'appliquent encore à eux en suivant le principe du Triangle des Magies. Vous serez donc obligé de mettre en place des tactiques appropriées, vous demandant de réviser relativement vos habitudes de fin stratège. A ce propos, il est assez décevant de ne plus disposer du statut de héros de l'histoire. Adieu le principe du joueur occupant le poste de commandant des troupes. Vous voilà désormais spectateur, et donc un peu moins impliqué dans les évènements. Il est dommage de ne plus ressentir aussi fortement la perte d'un homme de valeur auquel on s'était attaché. Toutefois, le charisme électrisant des différents intervenants suffira largement à vous tenir accroché aux différents destins qui vous seront narrés, autant au niveau personnel que géo-politique. Une constante dans cette série emplie de complots, de trahisons et de soulèvements épiques.

Fire Emblem : The Sacred Stones
Ah le vieux guerrier retiré dans les montagnes. Un bon petit cliché qui fait toujours son effet
D'ailleurs, ce titre nous cache encore quelques surprise sous son opaque manteau. Deux choses ressortent en particulier, à savoir l'apparition d'une carte du monde sur laquelle se balader et ainsi choisir sa destination, même si le tout reste quand même linéaire, ainsi qu'un système de modification de classe un tantinet remodelée. Désormais il vous est possible de choisir votre orientation selon l'objet que vous utiliserez. En effet, à l'instar de l'épisode précédent, il vous sera demandé un artefact dans le but de passer d'un "job" à un autre. Toutefois, ce dernier sera maintenant accessible à divers intervenants, peu importe leur état d'origine. Plus précisément, un Pirate pourra devenir soit un Guerrier, soit un Berserker, brisant ainsi la ligne de conduite bien trop limitative du second opus GBA. On se retrouve de plus avec un nombre bien plus important de classes, offrant des spécificités complémentaires on ne peut plus diverses et par extension des possibilités stratégiques rehaussées. Vous trouverez facilement de quoi vous former une équipe équilibrée avec 43 possibilités d'évolution et pénétrerez ainsi dans une quête à la durée de vie démultipliée si tant est que vous désiriez avoir un aperçu global de ce que vous réserve chaque promotion. Au final donc, l'évolution générale du soft n'apparaît ni complètement convaincante ni totalement dénuée d'intérêt. On se contente d'une sorte d'accomplissement sans réel renouveau, conservant par là même des écueils tels qu'un certain manque de passion dans les scènes narratives, ou encore l'impossibilité de recruter d'autres unités que celle bien mises en relief. Néanmoins, espérons qu'Intelligent Systems saura tirer parti de ces manquements pour nous concocter un quatrième épisode digne de figurer au panthéon des T-RPG.

Fire Emblem : The Sacred Stones
Les stratégies utilisent toujours les décors pour varier les plaisirs
Pour finir, Fire Emblem : The Sacred Stones, malgré sa relative absence de nouveautés tangibles, parvient encore à charmer comme lors de ses premiers faits d'armes. Il fait partie de ces titres qui emportent immédiatement, occupent l'esprit et apparaissent comme indispensable au bout de quelques heures de jeu. On peut être déçu par une série qui tant à quelque peu stagner, on peut être rebuté par la difficulté, mais il est certain que le travail sur l'ambiance, sur le design général, incluant bien évidemment le fabuleux chara-desgin, et sur l'aspect stratégique ne peut être mis de côté pour quelques raisons que ce soit. Reste maintenant à attendre la localisation française pour juger de la traduction, mais en l'état, Fire Emblem est un jeu d'importance accompagnant avec puissance les plus grands représentants du genre sur GBA. La patience est donc plus que jamais de mise. La guerre ne cessera que lorsque les ténèbres se seront écartées afin que l'on y découvre les entrailles du malheur.

Mis à jour le 05/07/2005
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