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Test Samurai Warriors sur Xbox du 30/08/2004

Test : Samurai Warriors
Xbox

Grand raconteur de faits historiques, le studio japonais Koei s'est spécialisé durant ces dernières années dans la fresque médiévale chinoise, permettant au moins érudit d'entre nous de se cultiver tout en abattant des centaines d'ennemis. Respectant dans la mesure du possible les trames déchirantes émaillant les années de guerre de cette civilisation imposante, la série des Dynasty Warriors a su s'imposer dans le coeur de nombreux guerriers en herbe. Ayant sans doute épuisé le filon d'Asie Centrale, la société se décide de se focaliser sur un autre pays, le Japon, plongé aux temps obscures des samurais.

Le grand archipel connaissait en cette fin de 16ème siècle une gangrène notable, miné par des conflits fratricides et l'émergence d'une puissance militaire qui allait s'emparer de tout le pays, conduite par Oda Nobunaga, que les férus d'histoire japonaise et les adeptes d'Onimusha doivent connaître. Déployant sa vaste cape pourpre sur un mode à l'équilibre plus que précaire, il allait imposer une nouvelle ère. Était-ce une bonne chose ? La réponse réside dans l'appartenance à tel ou tel camp. Toutefois ce n'est pas un tout jeune officier comme vous qui possède le recul nécessaire pour résoudre ce questionnement. Votre but est l'éradication, votre leitmotiv, la bataille. Après avoir sélectionné un futur héros ou héroïne, parmi cinq prétendants (le nombre de personnages disponibles augmente au fil de l'aventure), vous pénétrez dans l'enfer du combat. Recrue de choix dans le marasme ambiant, votre commandant, différent selon votre histoire personnelle, vous confie la tête d'un petit groupe d'hommes afin d'injecter un peu de dynamisme au sein de troupes au courage éméché.

Au coeur de la bataille, armée d'un simple bilboquet...

Néanmoins, vous serez plus souvent seul, courant au devant du danger la rage au coeur, simplement supporté de 2 à 4 protecteurs dont vous choisissez la nature et la quantité avant l'affrontement, muni de votre arme blanche. Ces dernières, fort nombreuses peuvent être remportées sur le champ de bataille après la mort d'un commandant ennemi. Vous ne pouvez cependant en porter que trois. Un choix cornélien mais surtout stratégique vous poussera à évincer les lames noircies par trop de sang versé. Une fois en face d'un détachement adverse, vous allez soudain être pris de panique, devant l'ampleur de la tâche vous ayant été confiée. Ce ne sont en effet pas des dizaines, mais des centaines d'opposants qui vont se jeter sur votre personne dans une envie pugilistique affichée et dominée par la volonté de puissance de leur chef respecté. Motivé par une foi dans les convictions défendues par votre armée, vous ne réfléchissez pas et entrez dans le feu de l'acier poli. Le principe de combat de ce Samurai Warrior ne diffère que peu de la saga chinoise de Koei. Basé sur un système simple, réduit à une ou deux touches, il s'avère intuitif, et véritablement simple d'accès. Permettant la réalisation de combinaisons d'attaques destructrices, après avoir saisi l'importance du rythme à adopter dans l'enchaînement des assauts ainsi que des variations possibles suivant l'ordre de pression des boutons affiliés, celui-ci autorise les retournements de situations les plus improbables et surtout un plaisir immédiat et intense. De plus suivant le niveau d'aptitude de votre arme, le total des coups portés augmente de manière notable, aboutissant à des avalanches chaotiques conduisant à la mort quasi certaine de votre ennemi. Un semblant de variété par conséquent qui s'évanouit un tant soit peu, dès que l'on découvre l'association de dégâts la plus dévastatrice, occultant ses consoeurs. On en vient donc, et c'est regrettable à ne pas avoir le sentiment de progresser techniquement, semblant effectuer sempiternellement de semblables coups. A côté de cela, et sous votre barre de vie, vous disposez d'une jauge de Musou, qui une fois remplie, soit en vous concentrant (ce qui vous oblige à rester immobile, donc risqué), soit en massacrant des bataillons entiers, vous octroie le pouvoir de déclencher une attaque Musou, ralentissant le temps. Durant cette courte période, vous avez la possibilité de courir d'adversaire en adversaire afin de déverser votre hargne pour enfin libérer une sorte de décharge d'énergie, terminant en beauté votre travail de sape.

Il sort des ennemis de partout !

De même, si votre santé demeure dans le rouge, cette même attaque se verra agrémentée d'un ajout de puissance incontestable et de l'adjectif ultime, vous donnant une idée sur le résultat. Enfin, et grâce aux éléments naturels qu'il est recommandé de placer sur votre ustensile de combat, vous aboutirez à la création d'assauts élémentaires en rapport avec votre choix d'équipement. Si l'on ajoute à cela la possibilité d'utiliser des chevaux, de contre-attaquer suite à une garde, de ramasser des bonus de vitesse, de force ou de défense, et enfin les phases de "Prise" (rencontre simultanée de deux lames conduisant à un duel de force), au sein desquelles il faudra appuyer le plus vite possible sur une touche pour espérer prendre l'avantage, on se rend rapidement compte que le gameplay se révèle riche, bien que sincèrement peu varié. Passionnant sur la forme, spectaculaire et immersif, il retombe bien vite dans les travers de la lassitude du fait d'une carence d'évolution. D'autre part, ressemblant par trop à celui inhérent à Dynasty Warriors, il laisse un arrière-goût de réutilisation abusive. L'architecture des batailles est d'ailleurs également identique. Recevant divers ordres en temps réel, il vous faudra tenir compte de la stratégie de votre commandant. Vous devrez donc souvent vous rendre à un point précis de la carte, afin de prendre un point vital, d'éliminer une cible ou de rallier une formation. En outre, altruiste dans l'âme, il est important que vous vous rendiez au chevet des divisions au moral en décrépitude, afin de leur redonner force et espoir. Vous n'y êtes pas forcé, mais plus vous perdrez de compagnons, et plus les opposants gagneront en vigueur et surtout en nombre. Ne soyez jamais submergé. Un principe très intéressant, donc, amenant une réflexion sur les priorités à définir, tout comme un meneur de troupes qui se respecte. Seulement, il possède un air vicié de déjà-vu qui modère un tantinet les élans d'admiration. Fort heureusement, c'est entre les missions que votre avenir se joue.

Les cinématiques sont superbes. Dommage que le reste du jeu ne soit pas de cette qualité.

En fait, à la conclusion de chaque campagne, vous obtiendrez une note aboutissant à une certaine augmentation de vos caractéristiques. Cette note dépendra directement de vos hauts faits tels que les objets spéciaux collectés (permettant par exemple de commencer directement une étape sur un cheval, ou encore de repérer les trésors sur la carte), les armes découvertes, le nombre de fourbes vaincus (en particulier les commandants), ainsi que le comportement général. De plus, en fonction des conteneurs d'expérience dénichés durant les affrontements, vous favoriserez votre montée en grade. Enfin, un nombre défini de points de compétences vous seront attribués, nécessaires à l'apprentissage de techniques ou particularités spéciales (éléments à imbriquer dans les armes, aptitude à relever plus rapidement le moral des troupes, etc...). D'une quantité plus que notable, celles-ci vous seront d'une aide précieuse. Un concept à l'aune du RPG adjoignant davantage de profondeur à un titre qui en avait besoin. On obtient donc un déséquilibre entre idées mises en place de manière intelligente, et une vacuité imaginative concrète, ce qui ne nuit pas au plaisir pris, mais gêne un tant soit peu. Tout comme la qualité graphique. Non que le titre soit franchement de piètre qualité, mais l'immonde dépouillement des décors, et la brume tenace en arrière-plan - masquant sûrement un clipping abusif- ne participent pas vraiment à l'immersion. Les textures, avares en contrastes et peu réalistes, ne soutiennent pas la comparaison avec celles de titres moins récents.

Le choix des armes.

Fades et avares de détails, les environnements traversés, semblent se répéter sans cesse, variant simplement lors des phases intérieures. Marque de fabrique de la série parallèle de Koei depuis ses débuts, on renoue donc ici avec le minimum syndical graphique, qui déçoit d'autant plus que le sujet s'avère intéressant. Les héros sont quant à eux animés de manière très convenable, sans effet de raideur et de façon fluide. Modélisés correctement, ils disposent tous d'un charisme électrisant, affichant en plus des ensembles vestimentaires complexes et mis en forme habilement. D'autre part, adeptes de poses étourdissantes lors de leurs attaques particulières, les personnages principaux amènent une admiration instantanée et une fascination amusée. Les effets lumineux sont de leur côté explosifs, et accompagnent merveilleusement les actions intenses, suivis de ceux relatifs aux conditions climatiques, assez réels pour paraître plausibles. Nous tombons de ce fait encore à genoux devant une autre imperfection, qui n'aurait pas eu lieu d'être. Certes les niveaux demeurent vastes, mais pourquoi ne pas restreindre leur espace, afin de proposer un produit acceptable graphiquement. Le côté artistique n'est pas en cause loin de là à la vue du travail fourni sur l'atmosphère, mais il n'excuse pas les errances de son pendant. Pour finir, après une victoire méritée, votre carrière d'homme d'armes, rien ne vaut un doux délassement dans les bras des autres modes de jeux présents. Passons le classique mode duel, vous donnant la possibilité d'affronter des généraux aigris dans un terrain à l'étendue peu importante, le mode libre, vous octroyant le pouvoir de parcourir une mission au choix pour vous entraîner avec n'importe quel personnage, et le mode survie, pour nous approcher des choix Défi et Nouvel Officier qui se ressemblent quelque peu. En effet, vous pourrez dans le premier, réaliser en "candidat libre" les épreuves du second. Celui-ci se révèle par ailleurs être l'aspect du soft le plus digne d'intérêt. Vous proposant de créer de toutes pièces, du moins de faire votre sélection entre 8 visages, votre avatar, vous voilà propulsé au coeur de la voie du samouraï. A vous de prouver à votre maître votre foi dans l'ascèse et l'entraînement. A travers les challenges mêlée, musou, turbo, tir à l'arc, déviation, et cavalier, vous allez devoir former le jeune garçon fougueux que vous êtes. Il faut qu'à la fin des 12 mois d'exercice vous soyez digne de porter le sabre. A vous donc, au gré des étapes, de modifier vos compétences, en essayant telle ou telle discipline avec telle ou telle arme. Il n'appartient qu'à vous de modifier votre poulain de façon vraiment libre. Une fois prêt, il vous incombera de choisir un clan, afin de rentrer dans le monde de la guerre.

Il est possible d'effectuer des coups spéciaux.

Chaque chef affilié à un groupe vous demandera de lui prouver votre valeur en vous obligeant à acquérir 100 points sur deux épreuves, identiques à celles présentes dans votre formation, à un niveau toutefois plus élevé. Si par bonheur vous réussissez, votre création pourra être utilisée dans n'importe quel mode de jeu. Par contre, en cas d'échec, vous devrez tout recommencer, ce qui est réellement frustrant et à la limite du supportable. D'autant que tout se joue parfois sur la chance. Une manière de procéder peu habile, qui en rebutera plus d'un. Malgré tout, voici une figure incontestablement passionnante du jeu de Koei, qui rajoute un intérêt évident et dans une moindre mesure salvateur. Au final donc, malgré ses énormes défauts, Samurai Warriors se place comme un jeu agréable, sans autre prétention que le divertissement pur. Néanmoins espérons que Koei se décide un jour à peaufiner davantage ses produits et surtout à se renouveler. Vous pouvez rengainer votre sabre.

Les notes
  • Graphique 12 /20

    Voici le principal écueil de ce titre pourtant sympathique. Souhaitant à tout prix proposer des environnements gigantesques et des hordes d'ennemis à n'en plus finir, Samurai Warriors doit finalement se contenter d'une qualité graphique très discutable, mêlant un dépouillement flagrant et une utilisation de textures sombres et décevantes. Pourtant, l'animation et les effets spéciaux se révèlent convaincants, relevant un tantinet l'appréciation générale. Une sensation de manque d'approfondissement apparaît aisément lié à des défauts dans la gestion de la caméra. Hors de notre vue le brouillard !

  • Jouabilté 15 /20

    La prise en main est immédiate, et le gameplay s'avère addictif au possible. Dynamique et intense, la façon d'appréhender ce titre est tout bonnement ensorcelante de plaisir. Seulement celui-ci a tendance à décroître au fil de la quête, montrant de plus en plus ses lacunes. Néanmoins, le système d'évolution des armes et du personnage, fait que l'on renouvelle assez rapidement son panel de coups, afin de pas sombrer dans l'ennui. Il ne reste plus maintenant qu'à se détacher de Dynasty Warriors. Un équilibre précaire donc, aboutissant tout de même à un confort de jeu incontestable, marque de Koei.

  • Duree 16 /20

    Si vous désirez effectuer les scénarios de chaque héros plus celui de votre création, vous pouvez commencer à réserver des heures de disponibilité. Les nombreux modes de jeu disponibles, dont celui intitulé nouvel officier qui vous prendra à lui seul de nombreuses heures, s'associent à l'opportunité de participer à l'histoire japonaise en coopération. Long et riche.

  • Son 13 /20

    Les voix françaises sont crédibles et collent, dans la majeure partie des cas, bien à l'intervenant concerné. Par contre, on ne peut pas en dire autant des compositions musicales qui semblent être issues d'un mélange malhabile entre une sorte de dance dénaturée et des partitions typiquement traditionnelles. Fort heureusement, elles demeurent discrètes. Les effets sonores, quant à eux, participent à l'immersion et font bien passer la force des attaques.

  • Scénario 12 /20

    Conflits et prises de pouvoir rythment une variation sur l'histoire du Japon fort intéressante. Mais pas de retournements de situations dramatiques, je vous préviens.

Non content d'enchaîner des suites dans sa série fétiche Dynasty Warriors, Koei nous propose de manière relativement fourbe une déclinaison de cette dernière, en la personne de Samurai Warriors. Reprenant dans les grandes lignes les principes de jeu de l'ode historique chinoise, le dernier titre du studio nippon sous des airs évident de copier-coller, parvient tout de même à intéresser, par un miracle simplement nommé "fun". Agréable à jouer, intense et basé sur l'univers immensément profond et passionnant qu'est celui de la civilisation japonaise, Samurai Warriors attire malgré des errances dramatiques de moins en moins excusables au fil des années. Amenant certaines innovations intéressantes et des guerriers charismatiques, ce jeu trouvera sûrement son public. Mais si la probable suite ne se renouvelle pas, celui-ci sortira ses naginatas.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
30 août 2004 à 18:00:00
13/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (3)
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14/ 20
Mis à jour le 30/08/2004 Voir l'historique
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