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Necromunda : Hired Gun
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Test du jeu Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut

Necromunda : Hired Gun
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Journaliste jeuxvideo.com
29 septembre 2021 à 20:15:02
10/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (5)
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16.2/20
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Test Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut

Necromunda Hired Gun : Que la traque commence !

23 635 vues

Cela fait désormais bien longtemps que l’univers de Warhammer 40.000 ne se limite pas plus qu’aux jeux de figurines : une pléthore de jeux vidéo ont déjà vu le jour, et Necromunda Hired Gun en est le dernier-né… mais hélas pas la surprise que l’on espérait.

Parmi le vaste monde instauré par la franchise Warhammer 40.000, Necromunda tient une place de choix. Il s’agit d’un jeu de figurines à part commercialisé en 1996, plutôt court et avec peu de statuettes, plantant le contexte : ultra-polluée et criminelle, Necromunda est une planète ruche qui ne sert qu’à produire des ressources pour les autres peuples. Un premier jeu vidéo s’y était déjà déroulé en 2020 - le X-COM like Necromunda Underhive Wars, à l’accueil frigide - et un second nous parvient cette année, portant le doux nom de Necromunda : Hired Gun. Un jeu de tir à la première personne (ou FPS, pour les intimes) développé par Streum On Studio, firme française derrière Space Hulk : Deathwing, lui aussi issu de Warhammer 40.000.

Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut

De rouille et d’os

On incarne donc un chasseur de prime, dont on choisira l’apparence et le sexe en début d’aventure, au but simple : éliminer l’assassin d’une tête bien connue du milieu. Seulement voilà, les choses ne se passent pas comme prévu et notre protagoniste se retrouve au milieu d’une sombre histoire de gangs et d’un triste complot, l’amenant à traverser les sombres régions de Necromunda pour parvenir à ses fins. D’emblée, on peut dire que le monde intrigue et séduit : les premiers moments du jeu s’avèrent franchement séduisants, notamment grâce à une direction artistique tout à fait réussie. Si l’on devait même retenir un point fort, c’est sans doute cette ambiance crasseuse, ces décors mêlant habilement la claustrophobie et le gigantisme, ces petits détails morbides qui représentent merveilleusement bien l’univers de la franchise. Plus que jamais, la sensation d’être enfermé dans une gigantesque usine sanglante aux forts échos steampunk fait mouche, et ce malgré des éléments qui se répètent ou une désolation un peu trop récurrente.

On tient réellement à souligner ce premier point qui, bien souvent, nous a tapé dans l’œil. Hélas, constituer une puissante atmosphère ne suffit pas et, très vite, certaines tares se révèlent et se répètent inlassablement. Le scénario tout d’abord, puisque l’on en parlait, souffre d’un problème d’écriture évident et de douloureux soucis de mises en scène. Hormis les petites discussions réalisées par radio, celles-ci s’articulent constamment autour des trois mêmes personnages que l’on ira voir dans le hub entre chaque mission, révélant un manque de budget ou de temps évident. On parle là de simples lignes de dialogue à défiler, notre interlocuteur s’avérant pour le moins… statique. Et quand Necromunda tente les véritables cinématiques, on frôle la véritable catastrophe tant rien ne va. Chaque transition de plan maladroit, fait pour cacher au mieux des animations d’un autre temps, se traduit par un fatiguant fondu au noir : les propos sont alors desservis complètement malgré leur potentiel et en résulte une histoire qui s’essouffle, voire abandonne son spectateur, avant même le milieu d’aventure.

Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut

Et ça fait bim, bam, boum

Necromunda Hired Gun se veut un fast-FPS, soit un shooter à l’action ultra-rapide dont le genre a largement été construit grâce à des jeux comme Doom ou Quake. De ce fait, notre héros ou notre héroïne manie plutôt bien les armes et, grâce à des bioniques (soit des améliorations corporelles), peut également courir sur les murs, faire des double-sauts, esquiver dans les airs ou même attaquer ses opposants grâce à des compétences précises (à acheter dans le magasin dédié). Sur le principe, tout est là pour nous faire passer un bon moment et d’ailleurs, les premières heures sont plutôt prometteuses : les fusillades sont fluides, la violence jouissive et l’on retrouve des fortes vibes de Doom et de Rage, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut

Malheureusement, de nombreux écueils apparaissent bien vite pour ternir l’expérience. Tout d’abord, on pourrait citer des affrontements extrêmement confus où les quelques rares types d’ennemis, eux aussi munis d’armes à feu ou de pouvoirs, se retrouvent souvent entassés dans des zones à la cacophonie visuelle indigeste. Bien que très vertical, le level-design n’en exploite que peu le potentiel et les combats aboutissent souvent au grand n’importe quoi. Ce déséquilibre est évidemment en défaveur du joueur, souvent troublé et pris à partie par une tonne d’ennemis dont les styles ne se mélangent pas sur le terrain. De même, on reste étonnés devant certaines mécaniques : hormis ceux disposant d’un bouclier d’énergie, il est possible d’éliminer tous les adversaires avec une exécution rapprochée, mettant vulgairement en pause tous les PNJ environnants.

Autrement plus énervant, l’absence totale d’une jauge de vie pour nos opposants, qui auraient permis à de multiples reprises de s’y retrouver. Les boss (de véritables sacs à PV, qui plus est) n’en disposent pas non plus et donnent lieu à des combats totalement hasardeux et interminables. Enfin, notons le système de régénération de la santé, qui se fait en tuant des ennemis, s’avérant malheureusement peu efficace la plupart du temps puisque ces derniers infligent des dégâts très importants qui écrasent tous nos efforts. Tous ces systèmes font que l’action a du mal à trouver un équilibre, sans presque jamais évoluer au fil de l’aventure : la redondance pointe alors vite le bout de son nez, malgré des premiers moments appétissants.

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Necromunda Aïe-red Gun

Dans ce genre de jeu, l’évolution du joueur est souvent ce qui lui permet de s’épanouir, au-delà même de la finition des combats. Necromunda : Hired Gun a donc choisi d’opter pour un système de loot, très à la mode depuis maintenant des années. On regrette toutefois que cette composante ne soit qu’assez peu exploitée puisque l’équipement réside dans des coffres cachés, au sein de niveaux (vides) très alambiqués et pas nécessairement passionnants à parcourir. Notre mercenaire ne pouvant s’équiper que d’un nombre limité d’armes, on se retrouve alors rapidement à jongler avec toujours les mêmes outils. Heureusement, il existe bien une échoppe dans le HUB pour vendre du matériel, vers lequel on se tournera bien vite. Il n’empêche que l’on aurait sans doute souhaité agrandir notre arsenal de manière traditionnelle, avec des armes uniques à collectionner et à améliorer. Notons la présence d’un magasin pour optimiser nos pétoires de façon très classique, permettant d’acheter de nouveaux types de chargeurs, lunettes, bouches, crosses, etc.

Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut

Le gameplay (la jouabilité) mise aussi (un peu) sur les bioniques. Comme expliqué précédemment, il s’agit d’augmentations permettant d’acquérir plus de vie, plus de défense, une meilleure mobilité, et l’on en passe et des meilleures. Jusque-là, c’est plutôt normal et pertinent. Il existe aussi de nombreux pouvoirs à acquérir comme une visée automatique, une impulsion électromagnétique, une onde de chocs et tout le tintouin. Paradoxalement, ces compétences restent peu claires et finalement peu utilisées. Surtout, on regrette que le jeu n’instaure des aptitudes dont on ne servira quasiment jamais par la suite. Les courses murales en sont un merveilleux exemple puisque le level design n’est pas tellement adapté et ne les occasionnent presque jamais. Le grappin n’est pas des plus pratiques non plus et l’on se retrouvera donc à préférer le double-saut et l’esquive pour se mouvoir dans l’environnement.

L’autre gros problème de Necromunda : Hired Gun réside assurément dans sa visibilité. Ses menus, trop brouillons, peu explicites, relèvent véritablement d’un manque de logique qui perd le joueur presque tout au long de l’aventure. Un véritable calvaire pour un titre qui mise sur le loot ! En plein jeu aussi, des problèmes subviennent : les pouvoirs ne sont pas accessibles facilement, l’inventaire est tout simplement absent (un comble quand il y a du loot), les objectifs de quête manquent cruellement de clarté et, pire encore, l’interface n'est que peu ergonomique (encore plus sur consoles de salon), avec même des problèmes d’interfaces où nos armes disparaissent de la roue de sélection.

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Planète ruche pour jeu rushé

Necromunda Hired Gun : n’est pas DOOM qui veut

Pour aller de pair avec la direction artistique très réussie, Necromunda : Hired Gun peut heureusement s’appuyer d’une réalisation graphique honnête. Enfin, pas partout : pour ce qui est des environnements, nous n’avons pas grand-chose à redire et le rendu est particulièrement propre, plutôt bon et certains effets de lumière et d’ambiance sont très bien retranscris. C’est d’ailleurs grâce à ses petits plus que le début du jeu s’avère prometteur, avant de révéler les supercheries citées plus haut. Toutefois, impossible de ne pas pointer du doigt certaines grosses faiblesses techniques, à l’instar de modèles 3D au fignolage totalement vétuste, et d’animations ultra-saccadées dignes d’Oblivion. Le bat blesse inévitablement et l’ensemble se voit en plus plombé par des problèmes techniques inhérents à toutes les plateformes : des crashs, des bugs d’IA, des musiques qui disparaissent, un son de fusil à pompe bizarrement compressé, un framerate qui faiblit lors des gros moments d’action… C’est franchement dommage, d’autant plus que les développeurs n’ont pas lésiné sur certains effets graphiques et de particules, et annonçaient des combats spectaculaires.

Notons une bande-son heureusement efficace, mêlant l’ambiant (glauque) et le bon gros métal qui tâche, presque une évidence pour ce type de jeu et d’univers, qui devait ravir les amateurs du genre. Reste que Necromunda Hired Gun reste encore trop perfectible sur le reste pour marquer les esprits et ce n’est pas sa campagne d’environ huit heures ou ses quêtes annexes (qui se déroulent dans des portions de la carrière) qui relèveront le niveau. En réalité, une fois terminé, nous n’avons plus tellement envie d’y retourner. Quel dommage !

Conclusion

Points forts

  • Une direction artistique impressionnante et réussie
  • Une bande-son efficace
  • Parfois franchement joli, avec des effets de particule généreux
  • Des bonnes idées pour des mécaniques complètes

Points faibles

  • Des affrontements mal équilibrés et trop brouillons
  • Une manque de visibilité dans l'action, les objectifs ou les menus
  • De nombreux bugs techniques et graphiques
  • Certains modèles 3D et des animations d'un autre temps
  • Une mise en scène pauvre et catastrophique
  • Un gameplay qui peine à se renouveler malgré ses idées
  • Des niveaux étroits mais qui n'apportent rien en termes d'exploration

Note de la rédaction

10

Malgré ses débuts prometteurs, une direction artistique impressionnante et de sincères bonnes idées, Necromunda Hired Gun se révèle une expérience bien trop fragile sur le reste pour apporter un véritable plaisir de jeu. Quand il n’est pas en retard sur sa mise en scène (totalement loupée), sa visibilité, la qualité de ses modèles 3D ou ses de animations, le titre ne fait qu’effleurer ses mécaniques de gameplay et tourne rapidement en rond, bugs à l’appui. Un FPS qui tente de viser juste mais qui rate son tir, malgré toute la bonne volonté d’un studio que l’on aurait aimé soutenir davantage. Quelques mois de développement supplémentaires auraient certainement été judicieux.

16.2

L'avis des lecteurs (5)

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Profil de Max_Cagnard,  Jeuxvideo.com
Par Max_Cagnard, Journaliste jeuxvideo.com
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