CONNEXION
  • RetourJeux
    • Tests
    • Soluces
    • Previews
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + attendus
    • Tous les Jeux
  • RetourActu
    • Culture Geek
    • Astuces
    • Réalité Virtuelle
    • Rétrogaming
    • Toutes les actus
  • RetourHigh-Tech
    • Actus JVTECH
    • Bons plans
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTECH
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch
    • Xbox Series
    • Overwatch 2
    • FUT 23
    • League of Legends
    • Genshin Impact
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • PS4
  • One
  • Switch
  • Wii U
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Créer un contenu
Actus
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
News débat et opinion Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence

Contributeur

Profil de Guillaume Leviach aka « Antistar » ,  Jeuxvideo.com
Guillaume Leviach aka « Antistar » - Journaliste
Passionné depuis 1992 et la découverte de Super Mario avec qui il a grandi, Antistar a toujours eu une affection particulière pour les licences de Nintendo, avec Zelda en tête de liste, mais aussi Donkey Kong, Metroid, Pokémon ou Kirby. Si vous avez besoin d’un spécialiste de ce constructeur historique, c’est lui que vous devez consulter !

Tout a été dit au sujet du projet tristement abandonné du duo Kojima / Del Toro. De ce premier contact aussi aguicheur qu'effrayant offert au public à l'issue dramatique d'une œuvre morte-née aux allures de crève-cœur de l'année, bien rares sont les joueurs étant passés à côté du mythe Silent Hills. Le destin de son énigmatique playable teaser constitua en effet un véritable feuilleton à rebondissements, jouant avec le cœur des fans jusqu'à les condamner à une conclusion plus indigeste que n'importe quel cliffhanger les laissant sur leur faim. C'est en se recueillant sur la tombe de Silent Hills qu'est venue à votre serviteur l'idée de revenir sur ce (trop) court extrait jouable, qui demeurera pour l'éternité le seul témoignage d'un titre avorté plaçant en position fœtale deux génies des arts visuels. Aussi, ce sont l'expérience et le background de P.T. qui seront ici disséqués, en essayant de préserver le maximum de suspense pour quiconque serait passé à côté de ce film d'horreur passé depuis au statut de drame culte dans l'histoire du jeu vidéo.

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence
Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence

Revenons quelques années en arrière. C'est en septembre 2012 que Hideo Kojima, qu'on ne présente plus, se voit confier le développement du futur opus de la saga Silent Hill. L'un des plus grands noms du jeu vidéo moderne allait donc détenir la clé du renouveau d'une série culte devenue tristement moribonde. On n'oubliera en effet pas que Konami avait confié la responsabilité des deux premiers opus HD de sa série de survival-horror légendaire à des développeurs occidentaux, pour un succès plutôt mitigé. Après trois épisodes canoniques de haute volée sur PS2 (Shattered Memories mis à part), il faut bien avouer que Homecoming et Downpour, dans une moindre mesure, n'avaient pas constitué des références dans leur genre. D'une manière générale, ils n'avaient pas contribué à redorer le blason d'un survival-horror en perte de vitesse. La précédente génération s'était en effet montrée assez pauvre en titres réellement angoissants, surtout du côté des grosses productions (Dead Space excepté). De ce fait, l'association avec un des plus grands game designers nippons s'avérait pour le moins prometteuse, et le grand public n'allait découvrir que deux ans plus tard tout ce qui se cachait derrière ce projet au casting plus alléchant encore que prévu.

Le nouveau projet de Kojima Productions rassemble trois personnages de renom…

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence

Le couloir de la mort

C'est au début de la gamescom 2014 que la presse et le public découvrent de concert la surprise concoctée par Sony. Une simple démo pour le moins étrange fait en effet son apparition sur le PlayStation Store, sobrement intitulée "P.T.", et présentée par… 7780s Studio. Un titre énigmatique combiné à un développeur totalement inconnu, de quoi attiser la curiosité des joueurs, qui se retrouvent très vite livrés à eux-mêmes une fois la démo installée et lancée. Passé le logo du studio mystérieux, quatre lignes de texte cryptiques au possible évoquent d'emblée un trouble identitaire chez le joueur, avant qu'un premier plan angoissant ne vienne s'y substituer. Sans l'ombre d'une cinématique, on comprend qu'on va vivre une expérience à la première personne, se réveillant à même le sol d'une pièce vide et peu éclairée aux côtés d'une énorme blatte. La porte constituant le seul élément de décor s'ouvre discrètement dans un grincement quelque peu cliché, et on peut enfin se lever et se diriger vers cette porte constituant la seule action possible ; aucune des touches de la manette ne répond hormis R3 qui offre un zoom (pour l'instant) inutile.

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence
Le tout premier plan, sombre et glauque, donne le ton : ça sent le survival…

N'ayons pas peur des mots : P.T. est un couloir. Un vrai, très cloisonné, peu éclairé, inquiétant, mais pas encore trop lors de sa première exploration. Après avoir examiné les cadres, plantes et faibles luminaires l'ornant, et négocié avec une anxiété légitime l'angle le prolongeant, on comprend très vite que les interactions sont très limitées. Notre protagoniste encore non identifié ne peut que se déplacer et observer les éléments du décor (notamment sur les deux commodes et tout particulièrement celle faisant face à ce qu'on suppose être la porte d'entrée) mais surtout subir une ambiance particulièrement inquiétante. Dans ce qui constitue un petit hall d'entrée, une lanterne suspendue flotte dans un couinement ininterrompu que seule la radio contant un fait divers sordide parvient vaguement à faire oublier. Ouvrir la porte à l'autre extrémité après quelques marches laissant supposer un accès à une cave nous plonge dans le piège sadique que l'on réalise immédiatement en réapparaissant au début du parcours : P.T. est un couloir en boucle.

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence
La vue subjective, aussi déstabilisante qu'immersive… et donc effrayante.
Au-delà d'une évidente répétitivité que cette expérience surprenante n'a même pas besoin de suggérer, c'est sa simplicité technique qui étonne, sans choquer pour autant. La production de 7780s Studio est tout sauf impressionnante visuellement, de textures baveuses à effets de lumière grossiers bien que convaincants. L'absence de toute forme de bande son, même ambiante et glauque, est parfaitement compensée par les divers bruitages vraiment inquiétants voire sinistres (grincements divers, bruits de porte ou de pas non identifiés), quand ils ne sont pas carrément effrayants (hurlements, cris de bébé, bris de verre ou meubles renversés on ne sait où). En outre, le seul miroir disponible se trouve massivement maculé d'une crasse le rendant inutilisable, empêchant l'identification du personnage joué. Les divers indices textuels déposés çà et là, qui laissent supposer que l'on est soit l'acteur soit la victime d'un meurtre abominable à venir (voire un individu sujet à d'inquiétants troubles identitaires), viennent en rajouter une couche. L'ambiance globale est si oppressante qu'on en oublie aisément que cette démo ne brille pas techniquement. En réalité, cette modestie sur le plan graphique (dont on comprendra par la suite qu'elle était voulue, et pas que pour l'ambiance) contribue à sa façon au confinement du joueur, enfermé dans cette sinistre baraque dont il semble incapable de s'échapper.

L'art du huis-clos

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence
Chaque boucle propose ses propres détails effrayants et inquiétants.
Si on comprend vite que les faiblesses en apparence de P.T. (ambiance sonore minimaliste voire inexistante, graphismes sans génie pour cette nouvelle génération de machines, level design ultra paresseux) constituent en quelque sorte ses forces, c'est au niveau de sa logique de progression que cette démo-puzzle devient particulièrement fascinante. En fin de compte, il y a assez peu de "boucles" à enchaîner avant d'atteindre la seule et unique séquence où une horloge sonnera les douze coups de minuit, engendrant l'ultime situation de mystère à résoudre avant de trouver enfin une issue. Chacune se caractérise par des éléments de plus en plus inquiétants, pour ne pas dire malsains, rendant la résolution des énigmes de plus en plus angoissante. Afin de préserver l'intérêt de l'intrigue, ces nombreux détails ne seront pas révélés ici. Nous vous inviterons à visualiser la vidéo ci-dessous, qui montre en détails à peu près tout ce que P.T. peut offrir en terme d'horreur et de suspense. C'est lorsqu'on réalise qu'on se trouve en plus sous la pression d'un jumpscare particulièrement retors que le malaise atteint son paroxysme. En effet, il arrive que le fantôme d'une jeune femme surgisse quelque part dans le couloir sans prévenir, de façon totalement aléatoire, et vous fonce dessus pour vous neutraliser sans possibilité de vous défendre. Au gré des indices, on peut supposer qu'il s'agisse de Lisa, sans doute la jeune femme assassinée dont il est question dans le fait divers narré par la radio au tout début. Cette agression aussi inattendue que traumatisante vous force en outre à redémarrer la boucle en cours.

La quasi intégralité de P.T., du tout premier "loop" à la révélation finale devenue culte : âmes sensibles s'abstenir…

Venir à bout de ce cul-de-sac semblant se répéter à l'infini constitue, sans aucune aide extérieure, un défi tout à fait intéressant, qui a occupé les plus courageux durant quelques heures. Hélas, Hideo Kojima avait quelque peu sous-estimé la puissance d'internet et la capacité des joueurs à s'entraider et à résoudre ensemble un mystère qui résista en fin de compte moins de vingt-quatre heures, là où le créateur de Metal Gear pensait tenir son public en haleine plusieurs semaines. En vérité, la "durée de vie" (concept d'une pertinence pour le moins discutable dans le cadre d'une démo) de P.T. peut se montrer très variable lors de sa découverte. D'abord, les indices disséminés à gauche et à droite, et évoluant à chaque nouveau loop se montrent pour le moins cryptiques… pour ne pas dire incompréhensibles. Ensuite, la volonté du joueur de se sortir seul de ce piège, de plus en plus glauque et oppressant à chaque nouvelle boucle, se voit clairement mise à l'épreuve. En marge de ce "teaser jouable", notion chère à Kojima qui insistera lourdement sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une démo, des extraits de réactions a priori authentiques de joueurs effrayés avaient été diffusées par Sony. Dans les faits, nombreux furent ceux à expérimenter P.T. à plusieurs, non seulement pour faire travailler plusieurs cerveaux de concert sur les énigmes tordues de cette étrange demeure, mais aussi et surtout pour aborder chaque pas avec un peu plus de courage.

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silenceSilent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silenceSilent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence

C'est en parvenant à faire sonner le téléphone (ce qui provoquera sans nul doute un nouveau sursaut de n'importe quel joueur, même aguerri…) que l'on apprend qu'on a été "choisi". Le joueur peut ouvrir une dernière fois la porte du fond le ramenant habituellement au début du couloir… et que démarre une cinématique passée désormais à la postérité, juste après un court monologue d'une voix off lugubre laissant supposer que le cauchemar n'est pas fini. Il est maintenant l'heure d'enchaîner claque sur claque, sur fond de cette rue déserte, humide et peu éclairée, dans laquelle notre protagoniste erre d'un pas mal assuré. En premier lieu s'affiche le nom d'Hideo Kojima, qu'on ne présente plus, et qui laisse augurer du meilleur en dépit de son inexpérience dans l'univers de l'horreur. Puis c'est au tour de celui de Guillermo Del Toro d'apparaître. L'association d'un game designer / scénariste de génie et d'un réalisateur de renom (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan, Pacific Rim) autour d'un projet aussi énigmatique que flippant génère une attente légitime. Celle-ci se transforme en impatience quasiment insoutenable lorsqu'est révélé le visage du protagoniste, incarné par Norman Reedus (célèbre pour son personnage de Daryl Dixon dans la série The Walking Dead), suivi d'un fondu et d'un écran blanc où apparaît le nom "SILENT HILL" sur fond du mythique thème d'intro d'Akira Yamaoka… n'en jetez plus. Un "S" supplémentaire au titre ainsi que les logos de Kojima Productions et du Fox Engine, associés à une mention nous faisant comprendre que l'on vient d'expérimenter un teaser jouable de "Silent Hills", viennent de nous achever.

Rester sur sa fin, mais comment ?

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence
Ce fœtus, telle une prophétie sordide du destin tragique de Silent Hills…
On réalise alors que 7780s n'est qu'un studio bidon monté de toutes pièces pour maintenir le suspense, et que c'est pour apporter de la crédibilité à la théorie d'un studio indépendant inconnu que la réalisation technique a été délibérément limitée. C'est de toute façon bien au-delà de sa complexité toute relative que P.T. trouve toute sa force. Le "teaser jouable" de Kojima et Del Toro ne propose quasiment pas de replay value, à moins de vouloir trouver tous les indices. Nombreux sont ceux n'ayant en effet pas de conséquence sur la progression et la résolution du puzzle. De plus, son challenge est proprement inexistant, et aucune difficulté réelle n'est proposée. Totalement désarmé, le protagoniste ne dispose d'aucune barre de vie et ne rencontre qu'un ennemi "mortel" totalement aléatoire pouvant le faire revenir en arrière. D'une manière générale, une fois terminé, on ne met en effet qu'un gros quart d'heure à compléter ce trailer dès qu'on en a saisi les rouages. L'annulation de Silent Hills ainsi que la possible absence de toute cette séquence dans ce qu'aurait été le jeu final (hypothèse maintes fois soulevée par Kojima lui-même) ne font que contribuer au mystère global d'un scénario dont on pense comprendre la clé, mais qui avait certainement bien plus à nous apprendre si Konami avait laissé une équipe aussi talentueuse aller au bout de ses idées.

Que retenir de P.T., et devons-nous rester sur une appréciation positive ou mitigée ? Entre la répétitivité effrayante constituant pourtant l'élément de level design majeur, la quasi absence de rejouabilité et le downgrade technique volontaire, nombreux sont les éléments qui auraient pu nous faire attendre beaucoup mieux d'une probable production majeure et atténuer notre enthousiasme. Toutefois, le duo Kojima / Del Toro prend ici à contre-pied tout un tas de codes de l'industrie moderne, et ressuscite à la perfection un survival-horror à la japonaise plus que moribond au travers d'une ambiance et d'un concept oppressants comme jamais. Non, P.T. n'est pas culte uniquement car tué dans l'œuf. La déception des joueurs et le nombre de signatures d'une pétition probablement vaine attestent d'un potentiel incroyable et tristement gâché.

Ce plan sur Norman Reedus, révélant l'identité du protagoniste, aura marqué plus d'un joueur.

Silent Hills : quand Kojima et Del Toro sont réduits au silence

Silent Hills avait tout pour être un très grand jeu, et on retiendra pour le mythe ce trailer interactif de haute volée, qui aura fait date dans l'histoire du jeu vidéo avec autant d'originalité qu'il ne s'accompagne de regrets. Tant de questions légitimes nous assaillent alors. Aurait-il été mieux de ne pas savoir qui se cachait réellement derrière cette expérience unique en son genre afin de subir des regrets moins douloureux ? Silent Hills aurait-il été à la hauteur des ambitions de ce duo aussi atypique que prometteur, ou aurait-il constitué un terrible pétard mouillé ? Nous ne le saurons jamais, et préférerons rester sur cette impression d'exception, celle d'avoir participé à un jeu de piste glauque au possible orchestré par des Jigsaw du jeu vidéo, et d'en être sortis en vie avec la fierté d'avoir pris une baffe comme rarement ce medium nous en a offert.

> Retrouvez l'actualité Cross Media dans notre rubrique dédiée

PS4 Kojima Productions Survival-Horror Jouable en solo
Commentaires
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
annou00 annou00
MP
Niveau 5
le 16 janv. 2016 à 01:39

Dans tout ça j'étais venue lire l'article croyant que la raison de l'annulation allait être révélée, le pourquoi du comment de l'arrêt du projet (et du coup même pas repoussé ni rien ?!)... et beh non c'est rapé...
Encore un titre qui te vend du vent... =_=!

Lire la suite...
Les jeux attendus
1
Grand Theft Auto VI
2025
2
Stellar Blade
26 avr. 2024
3
SAND LAND
26 avr. 2024
4
Légendes Pokémon Z-A
2025
5
Kingmakers
2024
La vidéo du moment