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News débat et opinion L'annualisation des licences

Contributeur

Profil de johncalt,  Jeuxvideo.com
johncalt - Utilisateur jeuxvideo.com

Pac-Man, Mario, Zelda, Sonic, tous ces noms ne vous sont pas inconnus et ce pour une bonne raison : après un premier succès, ces titres se sont ensuite déclinés en toute une série d'épisodes et de spin-off, si bien que l'on ne peut plus aujourd'hui s'intéresser aux jeux vidéo sans en entendre parler. Pourtant, l'annualisation d'un jeu semble être un phénomène assez récent. Comment l'expliquer ?

L'annualisation des licences

L'annualisation, en bref, c'est le fait de sortir un jeu de la même licence par an, et à une date régulière et prévue à l'avance. La première différence avec l'idée plus générale de série tient donc avant tout à la régularité : si on s'attendait, il y a quelques années, à voir un nouveau Mario ou un nouveau Sonic apparaître assez fréquemment, cela ne constituait pas un rendez-vous fixe, que l'on pouvait prévoir dès la sortie du précédent opus. Les deux séries phares de cette pratique sont bien entendu Call of Duty et Assassin's Creed : chaque année, à la même période (juste avant les fêtes pour le premier, aux alentours de octobre-novembre pour le second), tous les joueurs savent qu'ils pourront profiter d'un nouveau titre. Appréciée par de nombreux fans, décriée par ceux qui y voient une habile manoeuvre économique, cette tendance semble quoi qu'il en soit s'être implantée de manière durable dans le milieu vidéoludique.

Une tendance isolée ?

L'annualisation des licences
La série Game of Thrones crée un engouement massif chaque année.

La première question à se poser lorsque l'on est face à un phénomène de ce type est de savoir s'il s'agit d'une simple tendance isolée ou d'une pratique plus généralisée. Force est de constater que la deuxième alternative semble plutôt être la bonne. Autrefois limitée aux jeux de sport (FIFA, PES...), pour qui cette annualisation est partie intégrante afin d'actualiser les équipes et les personnages pour les faire correspondre à la réalité, elle s'est ensuite répandue aux licences les plus populaires (Call of Duty, Assassin's Creed) et, au vu des volumes de ventes réalisés, risque de se répandre à d'autres séries. Cependant, avant même d'évoquer l'argument économique, il faudrait se demander si ce phénomène ne toucherait pas tous les domaines du divertissement. En effet, cette tendance n'est pas limitée aux jeux vidéo : on pourrait par exemple la comparer au succès retentissant des séries à la télévision, qui misent sur le côté "rendez-vous annuel" pour créer l'attente et l'envie chez les spectateurs. Dans le domaine du cinéma, cette pratique est par exemple représentée par les films Marvel de l'été, ou encore la trilogie du Hobbit et celle à venir de Star Wars. On pourrait en fait presque comparer un jeu Assassin's Creed à un épisode qui s'insère dans un tout, à l'instar du modèle des séries télévisées. Bref : cette tendance n'est pas isolée, et tend même à se développer dans tous les domaines.

Une habile manoeuvre économique ?

L'annualisation des licences
La franchise FIFA a toujours été annualisée.

Il serait pourtant trop facile de se contenter de ce raisonnement global pour expliquer l'annualisation des franchises de jeux vidéo populaires : le coeur du sujet est bien évidemment économique. Pour un éditeur, disposer d'une licence annualisée est la promesse d'avoir un chiffre d'affaires constant chaque année. L'idée est ici de minimiser les risques : si un jeu a su trouver un public fidèle, il suffit de lui resservir la même recette agrémentée de quelques améliorations mineures pour qu'il continue à se vendre. Cela permet d'une part de diminuer les coûts, qu'il s'agisse du marketing, de la recherche, du développement, en utilisant une architecture préexistante, et d'autre part de capitaliser sur la sympathie des fans à l'égard d'un jeu qu'ils ont adoré, en leur offrant un soft similaire qui a très peu de chances de déplaire à la majorité. Imaginez par exemple un restaurant qui aurait inventé une recette de steak tartare particulièrement bonne et disponible tous les vendredis : il deviendrait le rendez-vous de fin de semaine de nombreux clients, et n'aurait plus à se préoccuper de trouver de nouvelles recettes encore plus inventives.

La quantité prend le pas sur la qualité ?

L'annualisation des licences
Le dernier opus d'Assassin's Creed a suscité beaucoup de déception.

La plus grande critique que l'on fait aux licences annualisées est celle qui consiste à dire qu'elles privilégient la quantité d'opus à la qualité de ceux-ci. Cependant, cette remarque doit être nuancée. Le nombre de joueurs attirés chaque année par ces jeux tend en effet à nous faire penser que leur qualité intrinsèque n'est peut-être pas en cause : un mauvais jeu ne susciterait pas autant d'engouement chaque année. La vraie question que l'on peut se poser tient en fait plutôt au manque d'innovation : chaque opus pris séparément n'est pas mauvais en soi, mais n'apporte simplement rien de nouveau. Cette difficulté se ressent en particulier dans les notes attribuées ces jeux, et au fossé qui sépare celles des professionnels et celles des joueurs : faut-il juger ces jeux épisodiques comme des softs à part entière, ou au contraire les resituer dans le contexte plus global de leur série ? Nous ne tenterons pas de répondre à cette question dont la réponse serait assurément trop subjective. Cependant, un autre problème plus important peut être amené par l'annualisation : le côté "brouillon" des jeux. Nous nous intéresserons ici plus particulièrement à la série des Assassin's Creed. Le point fort des premiers épisodes était leur scénario fouillé et original. Comme le disait Kaaraj dans un précédent article, le fait de sortir un épisode par an a empêché les équipes de dérouler l'histoire de la série de manière naturelle, et les a obligées à mettre de côté tout l'aspect narratif de la série pour créer des spin-off moins profonds, moins fouillés.

Une pratique valable sur le long terme ?

L'annualisation des licences
La série des Call of Duty a tenté de se renouveler avec son dernier épisode.

Tout cela nous pousse à nous demander si cette pratique est vraiment valable sur le long terme. Tout d'abord, il faut savoir que si les jeux annualisés ont souvent un public fidèle, ils sont très loin de faire l'unanimité. Il suffit de parcourir quelques forums de jeu vidéo sur Internet pour se rendre compte que la série des Call of Duty est à la fois adulée par ses fans et haïe par ses détracteurs. Elle est donc condamnée à ne viser qu'un groupe précis de joueurs, en délaissant les autres. Si ceux-ci étaient assurés d'y rester fidèles d'année en année, il n'y aurait pas de problème économique pour l'éditeur, mais la réalité est tout autre. Même le fan le plus convaincu finit par se lasser d'une série qui n'évolue pas : jouer une, deux, trois, voire dix fois à son jeu préféré reste un plaisir, mais l'envie de nouveauté finit presque toujours par prendre le dessus. Même les séries télévisées les plus populaires ont une fin, et il ne saurait en être autrement pour les jeux vidéo. Le problème devient alors différent : à chaque redite, un éditeur risque d'entacher son image de marque, et de ne plus pouvoir compter que sur une seule série annualisée qui a certes son public, mais dont le filon finira inévitablement par s'épuiser, laissant l'entreprise à nu. L'annualisation d'une franchise semble donc répondre à une logique économique extrêmement rentable à court terme, mais qui peut se révéler fatale sur le long terme.

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Commentaires
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malganis666 malganis666
MP
le 06 avr. 2015 à 21:58

Vraiment JVC, les articles sont vraiment intéressants, vous avez fait un énorme travail de ce côté là pour rendre des sujets passionnants!

Chapeau!

Lire la suite...
Commentaire édité 06 avr. 2015, 21:59 par malganis666
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