
Tant qu'on n'a pas pris la manette de la Wii en main(s), Red Steel s'inscrit dans la tradition du genre sur tous les aspects : scénario, principe et graphisme. Au niveau de l'histoire, le joueur devient un jeune homme qui va connaître une très mauvaise journée. D'abord, sa fiancée est enlevée puis le père de la demoiselle, un yakusa (membre de la mafia japonaise), est tué par un gang rival. Bien décidé à retrouver la demoiselle et à défendre son honneur, le héros quitte Los Angeles pour Tokyo et n'hésitera pas à affronter la pègre nippone. Pour le principe, on se déplace dans des couloirs plus ou moins larges et plus ou moins fermés en allumant tout ce qui a le malheur de se mettre dans notre chemin avec des intentions belliqueuses. Toutefois, sur ce canevas ancestral qui constitue le gros du gameplay, les développeurs ont brodé quelques éléments atypiques comme la possibilité d'épargner des adversaires vaincus pour gagner des points d'honneur et obtenir l'admiration de ses ennemis. Reste le graphisme qui, lui non plus, ne permet pas à Red Steel de se distinguer d'un autre titre du genre. Même si les choses se sont bien améliorées par rapport aux premières versions aperçues ça et là, le rendu des textures est trop uniforme, les adversaires ne semblent pas aussi bien intégrés dans le décor qu'on pourrait l'espérer et le tout baigne dans un scintillement qui n'est pas sans rappeler les premiers jeux de la PlayStation 2.
Dès qu'on s'empare de la manette, toutes ces considérations mi-figue, mi-raisin cèdent la place au plaisir de prendre une part vraiment active à l'action. La partie "télécommande" de la manette gère le regard du personnage, les tirs des armes à feu et les coups de sabre. De son côté, le module "nunchaku" permet de se déplacer, d'accomplir certaines actions comme l'ouverture des portes mais surtout de parer les attaques des adversaires puisqu'il gère le wakisashi, petit frère du katana qui, lui, dirige l'offensive. Dans un premier temps, on gesticule et on tape comme un bourrin avant de comprendre petit à petit qu'il faut faire preuve de précision et d'un indéniable sens du timing. Selon les développeurs de Red Steel, ce principe prônant la progression personnelle fait partie du gameplay (comme nous l'a confirmé Nicolas Eypert dans son interview) et rend l'ensemble assez attachant. En revanche, pas sûr que certaines phases plutôt exigeantes soient à la portée de tout le monde ce qui irait à l'encontre des intentions décrites plus haut. On vous reparle de ça et de tout le reste lors d'un prochain test de Red Steel qui, comme le Japon où se déroule son action, se retrouve tiraillé entre tradition et innovation.








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