
Inutile de revenir sur le gros point fort du titre, la mise en scène est toujours aussi impeccable, diablement efficace même. Quoi qu'il se passe à l'écran, les cadrages retranscrivent parfaitement l'action et dynamisent le tout au point d'avoir l'impression de se prendre une vraie claque à chaque mouvement ou fusillade. Dès le départ, on nous permet de foncer tête baissée dans le feu de l'action ou bien de passer par la case tutorial, fort utile pour apprendre à maîtriser les subtilités du titre (si si, il y en a) ou pour qui n'a pas forcément les commandes en tête. Non pas qu'elles soient très nombreuses, mais l'action est tellement frénétique qu'il vaut mieux savoir ce qu'on fait avant d'avoir à le faire. Rapidement, on va vous apprendre l'une des bases du gameplay : la couverture. Véritable cache-cache armé, Gears of War multiplie les situations vous demandant de vous abriter derrière un pan de mur pour ne pas avoir à subir les tirs ennemis. D'une simple touche, on se met alors à couvert, on passe d'une planque à l'autre, pour finalement se libérer de sa position. A chaque angle de porte ou bordure de mur, il est possible d'effectuer une action rapide pour traverser vite fait et rejoindre au plus vite le prochain point de protection. La même touche nous permettra aussi de courir (avec un mouvement de caméra tout bonnement bluffant de vélocité) ou d'enjamber de petits murets. La prise en mains s'opère immédiatement et sans accroc, nous permettant de nous concentrer sur ce qui se passe autour de nous. Pour ne rien manquer de l'action, une touche du pad se réserve même spécialement aux événements importants. En appuyant sur elle, le cadrage se fera plus précis sur l'observation d'une zone particulière (le passage d'un avion, l'arrivée d'ennemis, etc.) et donnera un véritable aspect cinématographique à votre progression.
Le côté spectaculaire est assuré par une action quasi non-stop. Marcus Fenix, le colosse qui vous sert d'avatar, ne cesse de jouer avec les gros guns que les développeurs d'Epic Games lui ont mis à disposition. Entre les grenades, les blasters et le fameux fusil-tronçonneuse, les affrontements sont d'une violence rare. Rien n'est plus jouissif ici que de prendre à revers un ennemi en se servant habilement du décor pour venir lui découper la colonne vertébrale. Oui, c'est extrêmement gore, mais qu'est ce que c'est rigolo ! Loin d'être seul sur le terrain de jeu, vous aurez aussi à vous occuper de votre frère d'armes Dom. Il vous faudra par exemple aller le soigner s'il se trouve en danger, la réciproque restant encore à vérifier. Parfois, vous serez quatre "marines du futur" à progresser en équipe. Réellement accès sur l'entraide, le jeu vous demandera constamment de vous adapter aux positions tenues par vos coéquipiers, afin d'être le plus efficace possible dans votre folie destructrice. Toujours aussi incroyable visuellement, Gears of War poursuit donc son chemin en tête des jeux le plus attendus sur Xbox 360. Cette nouvelle rencontre en solo cette fois ne fait que renforcer tout le bien que l'on pensait déjà du titre et augmente pour le coup la frustration de ne pas pouvoir en profiter maintenant chez soi. Il faudra en effet patienter encore jusqu'au 17 novembre pour l'Europe. Les américains, petits veinards, pourront quant à eux en profiter cinq jours plus tôt, soit le 12 novembre.





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