
L'un des éléments essentiels de True Crime : New York City tiendra à la manière d'y jouer : soit en respectant les règles morales ce qui pourra s'avérer plus difficile ou en les transgressant ce qui rend tout plus simple mais nettement moins payant au bout du compte. Concrètement, en appliquant la méthode "Bon flic", vous devrez éviter de faire usage de vos armes, préférant appréhender les suspects plutôt que de les abattre et ensuite il vous faudra trouver les arguments pour les convaincre de vous répondre lors d'un interrogatoire au lieu de leur faire goûter à vos phalanges. Moyennant quoi, vous serez promus sur une échelle de grades allant d'inspecteur à commissaire ce qui vous donnera accès à de nouvelles voitures prêtées par le département et vous verrez votre salaire augmenter. Car l'argent sera une denrée dont la gestion s'avèrera aussi importante que celle de vos munitions. Pas plus que dans la réalité, rien ne sera gratuit dans le monde représenté dans ce second True Crime et si vous pourrez demander à un taxi de vous emmener sur le lieu d'une enquête plutôt que de réquisitionner la voiture d'un malchanceux qui passait par là, vous devrez payer la course. Et il en va de même pour le métro. Si vos revenus vous le permettent, vous pourrez même acheter auprès de disquaires des chansons afin d'étoffer l'éventail de morceaux joués dans le jeu. Une excellente idée qui devrait séduire les utilisateurs qui ne mettent jamais la musique quand ils jouent. Il leur suffira de ne pas acheter de chanson, tout simplement. La voie du "Mauvais Flic" se construit d'une manière peu recommandable : abus physique des suspects, récupération de preuves à titre personnel... Ce n'est évidemment pas comme ça que vous serez bien vu de vos supérieurs et vous direz donc adieu à toute promotion. Plus grave, si vous finissez par franchir la ligne qui vous sépare des truands, vos collègues auront ordre de vous arrêter pour vous rétrograder. Dans ce cas, vos réendosserez l'uniforme bleu et il ne sera plus question de vous infiltrer dans quelque gang que ce soit. Pour retrouver votre statut d'inspecteur et retourner dans la rue en civil, il vous faudra résoudre dix affaires avec le handicap d'être repérable à trois pâtés de maison dans votre uniforme.
Les combats mélangeront allègrement le tir et le corps-à-corps. C'est cette seconde méthode qui nous a semblé la plus intéressante lors d'une récente présentation organisée par Activision. Marcus Reed dispose en effet de plusieurs techniques : karaté, wu-shu, taekwondo ou boxe thaï. Chacune de ces techniques possède ses avantages et ses inconvénients. Par exemple, le Wu-shu permet de distribuer des coups plus puissants mais qui demandent plus de temps pour être chargés. Précisons, et c'est à nouveau une idée qui nous laisse espérer le meilleur de la partie de ce jeu, qu'il sera impératif de pratiquer un art martial qu'on souhaite apprendre dans un dojo avant de pouvoir l'utiliser au combat. Et là, bien sûr, on reparle d'argent.
L'échec sera également géré, ce qui à nouveau s'inscrit dans une volonté manifeste de faire réel et ce, d'une manière assez originale. Si vous ne parvenez pas à accomplir une mission, vous pourrez la retenter directement ou revenir en arrière pour recommencer plus tard. Dans ce cas, un informateur vous donnera des indices qui vous permettront de reprendre l'histoire en sautant la mission qui vous pose problème. Toutefois, cette option ne sera pas disponible pour toutes les opérations, on aurait terminé le jeu bien trop vite.
Dernier point : les véhicules qui, c'est encore ici une figure imposée par le genre auquel True Crime appartient, tiennent une place prépondérante dans le principe. Le nombre de modèles différents oscille entre 70 et 80 et ils reprendront dans les grandes lignes les designs des Porsche, Hummer, Rolls ou Ducati sans pour autant que les marques ne soient citées. Sortie prévue le 25 novembre 2005 sur PlayStation 2, Xbox et GameCube.





















- Site officiel de True Crime : New York City