
The Dig possède une forte aura qu'il doit autant à son scénario qu'à son ambiance sonore servie par une partition sublime. A la fois douces et menaçantes, les compositions sont composées de longues plages qui s'étalent d'un environnement à l'autre et qui permettent des transitions coulées entre chaque décor. On est sans cesse bercé par cette même succession d'accords qui prend le contrôle sur nos propres émotions. Tantôt émerveillé, tantôt inquiet, on suit aveuglement son mouvement au fil du scénario. La qualité du son ne s'arrête pas en si bon chemin, le doublage est lui aussi source de grandes attentions. Si en version originale, on trouvait un certain Robert Patrick pour donner vie à Low, chez nous, le doublage fera appel à la voix française de Bruce Willis. Encore une fois, la comparaison avec Armaggeddon est évidente, même s'il faut se replacer dans le contexte : The Dig est sorti bien avant le film Armaggeddon !
Au niveau du jeu, le côté sérieux de l'histoire permet d'aboutir à des énigmes un peu plus logiques que ce à quoi LucasArts nous avait habitué. Cela n'empêche pas The Dig de présenter quelques passages plutôt retors qui auront usé les méninges de bon nombre de joueurs. Il faut dire qu'il n'est jamais simple d'utiliser une machine dont on ne connaît ni la fonction ni le maniement. C'est pourtant une grande partie du challenge de ce jeu futuriste. Comme beaucoup de jeux LucasArts, on peut encore le trouver dans le commerce en compilation avec d'autres titres immanquables (Full Throttle et Indiana Jones), ce serait dommage de passer à côté.
Jihem




















