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News jeu Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Profil de Guillaume Leviach aka « Antistar » ,  Jeuxvideo.com
Guillaume Leviach aka « Antistar » - Journaliste
Passionné depuis 1992 et la découverte de Super Mario avec qui il a grandi, Antistar a toujours eu une affection particulière pour les licences de Nintendo, avec Zelda en tête de liste, mais aussi Donkey Kong, Metroid, Pokémon ou Kirby. Si vous avez besoin d’un spécialiste de ce constructeur historique, c’est lui que vous devez consulter !

Ahhhh, les Zelda CD-I. Tout le monde en a entendu parler, mais personne n'y a joué, ou presque. Leur histoire est connue, leurs cinématiques encore davantage, mais franchement, qui connaît véritablement leur gameplay ? Afin d'honorer une promesse de longue date, j'ai décidé de m'y frotter, pour ma culture gaming et un peu par insouciance, sans doute. L'heure est venue de confirmer leur triste réputation… ou, peut-être, qui sait, de les réhabiliter ?

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?

Bien que tout le monde ne soit pas forcément fan des productions Nintendo, et que même les clients les plus fidèles du mythique constructeur japonais n'affectionnent pas les mêmes jeux, un consensus objectif existe autour de la franchise The Legend of Zelda : il s'agit d'une licence très solide, qui n'a plus ou moins commis aucun faux pas depuis son premier épisode sorti en 1986 sur Famicom (la verison japonaise de la NES). Mais ça, c'est un constat valable uniquement pour les jeux canoniques conçus et/ou édités par la célèbre firme basée à Kyōto. La saga Zelda a également livré quelques spin-off de qualité moindre, bien que tout à fait corrects, mais elle a surtout connu quelques loupés magistraux, qui ont pour "avantage" de ne pas être sortis sur des consoles de la marque japonaise. Il était temps de vérifier à quel point les trois jeux réputés comme les plus mauvais de la série le sont réellement. "Squalala, nous sommes partis !"

Une histoire de point de vue

La majeure partie de cet article relève du billet d’opinion, et sera par nature subjective. L'avis de l'auteur est personnel et n'est par conséquent pas représentatif de celui du reste de la rédaction de JV. De toute façon, personne n'a été assez insouciant(e) au sein de cette rédac pour essayer des jeux pareils, et pire, les terminer à 100% (car oui, c'est sur une expérience intégrale de cette "trilogie de la honte" que se base cet article).

Sommaire

  • Vous vouliez la Nintendo PlayStation ? Voici le Philips CD-i
  • Trois jeux pour une trilogie unique en son genre
  • Une vraie-fausse trilogie
  • Le visage du mal a un nom
  • Sur le papier, des concepts (presque) solides
  • Zelda's Adventure, le véritable mystère
  • Le meilleur potentiel des trois hélas gâché
Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?

Vous vouliez la Nintendo PlayStation ? Voici le Philips CD-i

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Si le projet "Nintendo PlayStation" avait vu le jour, on n'aurait jamais entendu parler des "Zelda CD-i".

C'est un fait : les jeux Zelda, dans leur ensemble, sont systématiquement excellents, voire exceptionnels, et dans le pire des cas, ils sont "juste très bons" sans plus, ce qui est déjà un sacré gage de qualité. Pourtant, il existe trois titres dont la réputation est plus que catastrophique, parus sur le tout aussi discutable CD-i de Philips. Une plate-forme à peu près aussi connue que cette "trilogie de la honte", mais à laquelle pratiquement personne n'a joué. Il faut dire que son histoire est aussi obscure que les jeux qu'elle a accueillis durant ses (trop ?) nombreuses années d'exploitation. Vendue 13 fois moins que la Wii U mais commercialisée pendant pratiquement le double d'années (*) en comparaison du plus gros échec de Nintendo sur le marché des consoles de salon, cette machine conçue par Philips dispose d'un catalogue dépassant la barre des 200 jeux.

(*) Le CD-i de Philips fut commercialisé en 1990 et sa production stoppée en 1998, pour environ un million d'unités distribuées dans le monde, selon les chiffres fournis par le constructeur.

Des jeux Nintendo sur Philips CD-i, une "histoire de trahison"

Les circonstances dans lesquelles Nintendo a confié à Philips l'exploitation de ses deux plus fameuses licences à l'époque sont complexes, et intimement liées au fiasco de sa collaboration avec Sony. C'est de cette union que devait naître la fameuse "Nintendo PlayStation" jamais sortie, et dont découlera celle que l'on connaît comme la PlayStation conçue par le constructeur rival, pour le succès que l'on sait. Cette longue histoire complexe est narrée dans un article de DaFrans datant de 2016 et revenant sur la genèse des Zelda CD-i, auquel je me réfererai même si ce dernier ne se basait pas sur une expérience in-game des trois jeux.

Trois jeux pour une trilogie unique en son genre

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Je pourrais être fier de posséder cette "trilogie", mais… oui, en fait, j'en suis quand même (un peu) fier.

D'une certaine manière, Philips a réussi un exploit aussi unique qu'improbable dans l'histoire de la franchise Zelda. Là où Capcom et Nintendo ont conjointement échoué à produire une "trilogie de la Triforce" au croisement des millénaires, le constructeur néerlandais a vu sa plate-forme multimédia (que l'on n'ose qualifier de "console de jeux vidéo") accueillir trois jeux inédits sous licence Zelda. Une "performance" qu'aucune machine Nintendo n'a jamais réussi, ni avant elle ni après : bien sûr, certains supports disposent d'au moins trois Zelda jouables, mais jamais plus de deux totalement inédits. Avec Link : The Faces of Evil et Zelda : The Wand of Gamelon, sortis conjointement fin 1993 puis Zelda's Adventure l'année suivante, une véritable "trilogie Zelda est disponible fin 1994 sur CD-i,''' faisant la nique aux deux opus NES, ainsi qu'aux consoles contemporaines (et de renommée infiniment supérieure) que furent la Super Nintendo et la Game Boy, n'ayant accueilli chacune qu'un seul jeu (mais quels jeux !).

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Oui, j'ai passé un week-end avec cette console et ces jeux (mais pas la télécommande, faut pas abuser).

La présence de trois jeux Zelda "officiels" (comprenez par là "autorisés par Nintendo") sur cette machine relève-t-elle pour autant d'un véritable accomplissement ? C'est un fait : ces jeux sont unanimement considérés comme des abominations, alors qu'assez peu de joueurs y ont finalement touché. Une nouvelle fois, je ne reviendrai pas sur l'origine de ce projet, vous renvoyant de nouveau à l'article de DaFrans de 2016 déjà évoqué dans un encart en amont, puisque l'objectif de cet article sera de vous proposer une analyse a posteriori de ces trois jeux vidéo, que j'ai hésité à qualifier de post mortem tant l'opinion générale souhaiterait qu'ils restent éternellement enfouis six pieds sous terre, comme les mythiques cartouches Atari 2600 enfouies dans le désert pour faire disparaître le "pire jeu vidéo de l'histoire". J'ai désormais l'immense honneur (ou pas) de pouvoir répondre à cette question que tout le monde se pose : les Zelda CD-I sont-ils aussi mauvais que le veut leur sinistre réputation ? Car oui, j'y ai joué. Pire que ça : j'ai joué aux trois jeux, sur support d'origine, 30 ans après leur sortie, et les ai terminés, plus ou moins à 100%, en essayant de ne pas consulter de soluce ou de me faire assister.

Une vraie-fausse trilogie

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
"Mon petit, ne plus reproduire ce genre de jeu vidéo est ce pourquoi luttent les vrais game designers."

En m'intéressant un peu plus aux tristement célèbres "Zelda CD-i", et avant même d'y jouer, j'ai pu découvrir à quel point ce trio de jeux était étrangement dissonant. Alors que Link : The Faces of Evil et Zelda : The Wand of Gamelon sont clairement liés l'un à l'autre, et pas juste par leur date de sortie commune, Zelda's Adventure s'en affranchit totalement. Sorti plus tardivement, exclusivement en anglais (là où les deux premiers disposent de localisations et de doublages français) et doté d'un gameplay complètement différent, il n'a aucun lien scénaristique avec eux, et ne partage au final avec eux que le support (le Philips CD-i), l'incarnation de la princesse Zelda en tant que personnage jouable (exclusivement commune à Wand of Gamelon), et surtout, sa grande bizarrerie, pour ne pas dire sa médiocrité. Mais j'y reviendrai plus tardivement, surtout que trop peu d'articles se sont déjà attardé sur ce titre. Enfin, et c'est probablement là que se situe sa signature, il n'est même pas conçu par le même studio que ses deux aînés, que je n'aurai pas l'audace de taxer de vénérables.

Les visuels des boîtes laissent supposer que Zelda's Adventure est vraiment à part des deux autres épisodes CD-I.

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Lorsque l'on jette un œil aux couvertures des notices, qui font office de jaquettes pour les jeux Philips CD-i, on constate assez rapidement que The Faces of Evil et The Wand of Gamelon sont totalement liés, et que Zelda's Adventure n'a pas grand-chose à voir avec eux. Pire encore : la police d'écriture utilisée pour ces deux premiers titres, ainsi que les artworks mis en avant, pourraient tout à fait être ceux de jeux édités sur une console Nintendo. Ils ont l'air parfaitement officiels, là où Zelda's Adventure a l'air d'un mauvais bootleg peu inspiré, dont le visuel n'incite absolument pas à l'achat, bien qu'ayant le mérite d'installer une sorte de mystère qui, peut-être à l'époque, donnait envie d'être résolu. Cette curieuse fenêtre laissant échapper un peu de lumière n'est autre qu'une meurtrière, sensiblement de la même famille que celle qui tente d'assassiner froidement la marque Zelda d'un coup de dague dans le dos. Pourtant, Zelda's Adventure est bizarrement celui qui ressemble le plus à un épisode officiel dans sa proposition de gameplay, et pire encore, il est probablement le plus ambitieux des trois.

Le visage du mal a un nom

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Dans quelques instants, Link nous gratifiera de son mythique "Squalala, nous sommes partis !"

Avant de revenir en détail sur Zelda's Adventure, de loin le plus méconnu des épisodes CD-i, il convient d'expliquer si "Faces of Evil" et "Wand of Gamelon" sont si exécrables que le veut leur réputation, et si tel est le cas, pour quelles raisons. En effet, il serait bien trop simple de s'arrêter au profond sentiment de malaise que génèrent les cinématiques des deux titres, qui sont probablement la partie la plus notoire (et de loin) de la "trilogie Zelda CD-i". Oui, c'est un fait, en regardant l'entièreté de celles de "Faces of Evil" par exemple, il se produit un effet totalement inverse à celui du dernier trailer de The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom. Popularisées notamment par des "YouTube Poops" et quelques "let's play" de légende durant les premières années d'exploitation de la plate-forme par des vidéastes courageux, ces cutscenes sont consternantes et si elles font rire aux éclats, c'est quand même davantage par gêne qu'à la grâce d'un degré d'humour décapant jamais atteint par les productions Nintendo.

Les cinématiques ridicules de Faces of Evil (surtout) et de Wand of Gamelon sont devenus cultes malgré elles sur internet.

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?

En plus de ces séquences aussi gênantes que pourtant assez solides techniquement pour l'époque, et qui plus est, portées certains doubleurs français de renom (la voix de Link est la même que celle de Tintin, incarné par Thierry Wermuth, rien que ça !), "Faces of Evil" et "Wand of Gamelon" sont surtout deux jeux au gameplay très discutable, pour ne pas dire tout simplement problématique. Partant d'une relative bonne intention, celle de jeux d'action en vue de côté qui ne sont pas sans rappeler Zelda II : The Adventure of Link, les deux "Zelda CD-i" les plus connus souffrent non seulement de la comparaison avec les épisodes officiels, mais surtout d'un hardware absolument pas adapté pour des titres de ce type. La machine de Philips était en effet avant tout pensée pour des logiciels éducatifs avant d'envisager d'accueilir des expériences ludiques basées sur un minimum d'action, et l'usage d'une télécommande peu ergonomique comme seul contrôleur officiel plombait d'emblée toute possibilité d'offrir une jouabilité a minima confortable, à défaut d'être ingénieuse. Côté matériel, déjà, c'était mal parti…

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Avec la manette officielle, les "Zelda CD-i" sont moins atroces qu'avec la télécommande fournie de base.

Pour ma part, désireux de découvrir ces trois épisodes sur le support original, j'ai immédiatement rejeté ladite télécommande, devant l'opportunité bien moins désagréable que constituait une manette officielle CD-I. Très similaire à cette bonne vieille manette Mega Drive à trois boutons, bien qu'amputée d'un "Start" qui va constamment faire défaut, le "pad" CD-i est assurément la manière la moins pénible de jouer à ces jeux sur la plate-forme d'origine sans aucun bricolage permettant d'y brancher un meilleur type de contrôleur (au hasard, celui de la Super NES). Cependant, l'absence de toute forme de bouton "Start" (y compris sur la télécommande) rend l'accès à l'inventaire particulièrement inhabituel, pour ne pas dire inapproprié, et dans l'ensemble, la jouabilité des deux premiers "Zelda CD-i" à la manette est régulièrement une purge, et pas juste parce qu'il faut appuyer sur la flèche du haut pour sauter comme dans un jeu de baston. C'est un fait, la machine n'est pas pensée pour de l'action, tout se joue presque comme un point & click… or, les deux titres ont une architecture qui ne s'y prête tout simplement pas du tout.

Sur le papier, des concepts (presque) solides

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Link : The Faces of Evil est un jeu "d'action" en vue de côté, façon Zelda II, où on joue (bien sûr) Link…

Aux origines des "Zelda CD-i" se trouve la tâche un peu bâtarde confiée à Animation Magic et consistant à adapter la licence Zelda, généreusement "prêtée" par Nintendo à Philips, sur une machine pas vraiment faite pour ça. Le studio américain, disposant également d'une branche russe basée à Saint-Pétersbourg, n'a pourtant pas eu l'intention de faire n'importe quoi, devant surtout s'adapter au cadeau empoisonné que constituait la situation. Sa plus grande erreur aura été de penser ses deux jeux en amont comme des titres d'action absolument pas adaptés à une "console" sur laquelle ils ne seraient jamais jouables dans de bonnes conditions. Aussi hors-sujet soient-ils (le lore de la série est aussi peu exploité que respecté), il y a fort à parier que la propositon de gameplay de Link : The Faces of Evil et de Zelda : Wand of Gamelon aurait accouché de jeux tout juste médiocres, voire peut-être même moyens, sur un autre support. Clairement inférieurs au moins bon Zelda sorti sur console Nintendo qui soit (mais qu'on n'osera pas désigner par peur des représailles), ils sont rendus encore plus mauvais par le support dont ils souffrent clairement des limites côté jouabilité.

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
… alors que dans Wand of Gamelon, c'est Zelda qu'on dirige, avec un gameplay similaire à celui de Link.

En effet, en tant que jeux d'aventure, les deux premiers Zelda sortis sur Philips CD-i ne sont pas des titres mal fichus, que ce soit en terme de système de progression basée sur des objets à obtenir, ou même question réalisation : pour 1993, on est même sur des jeux plutôt agréables à l'œil, pour employer l'expression consacrée, et portés par des bandes originales très arcade, typées "90s", entraînantes (quand elles ne sont pas carrément "punchy") et variées… mais, pour le coup, totalement hors de propos. En gros, imaginez-vous jouer à un jeu d'action de l'époque bourré d'adrénaline, type Metal Slug ou Streets of Rage, mais d'une lenteur affligeante, avec un mapping de boutons désastreux. Cela résume assez bien le ressenti constant que j'ai eu, pour ma part, en évoluant dans ces jeux aux intentions plus qu'honnêtes, mais à l'exécution maladroite lorsqu'elle n'était pas désastreuse. Heureusement, même sans rien en connaître, en dépit de leur effroyable lenteur, des innombrables approximations (et imprécisions) dans les déplacements, et en tenant compte l'absence de toute consultation d'un guide, les deux titres se finissent assez "vite" : The Faces of Evil m'a pris un peu moins de 8 heures, et Wand of Gamelon un peu plus de 5 heures et demie.

Zelda's Adventure, le véritable mystère

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Comme son nom l'indique, Zelda's Adventure nous fait (à nouveau !) incarner la princesse d'Hyrule.

Cependant, après une journée entière passée à découvrir ces deux titres tristement cultes malgré eux en stream sur Twitch (ce qui, je le concède, me les a sans doute rendus moins pénibles que si j'y avais joué seul dans mon coin), il me restait l'enfer à affronter : découvrir Zelda's Adventure, bien plus obscur et beaucoup plus méconnu que les deux premiers opus CD-i. Bien moins courant, non localisé dans nos contrées et désormais vendu à des tarifs ahurissants en occasion, il était temps de jouer au jeu potentiellement à la fois le plus "coté" et le plus mauvais de toute ma collection, sans vraiment savoir à quoi je m'attendais. Pendant de longues années, les "let's play" disponibles et compilations de séquences gênantes tirées des "Zelda CD-i" se limitaient aux deux premiers, et ignoraient Zelda's Adventure, et pour cause : très peu de gens y ont joué, et honnêtement, ils n'ont pas loupé grand-chose. Toutefois, là encore, il y a matière à se demander si ce titre n'avait pas la possibilité d'être beaucoup moins catastrophique (même s'il n'aurait jamais pu être un bon jeu, soyons sérieux).

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Comme dans Wand of Gamelon, Zelda est une guerrière exposée à de nombreux monstres sans pitié.

À la différence, encore une fois, de "Faces of Evil" et "Wand of Gamelon", ce troisième et (heureusement) dernier Zelda sorti sur Philips CD-i est en effet le plus proche de ce qu'est un épisode traditionnel de la franchise pour l'époque. Affiché intégralement en vue du dessus, l'opus développé par Viridis nous projette dans une sorte de monde quasi intégralement ouvert constitué de villages, forêts, rivières, cavernes et même de donjons avec des objets à récupérer pour vaincre des boss et évoluer dans l'aventure. Là où la connexion entre les différents "niveaux" des deux jeux précédents, à débloquer sur une carte au fil de la progression, se faisait de façon presque linéaire, Zelda's Adventure se rapproche beaucoup plus du tout premier jeu sorti en 1986, et dans sa structure, il n'a rien de fondamentalement scandaleux bien qu'il soit plombé par de très nombreux défauts récurrents.

En vue du dessus, Zelda's Adventure ressemble beaucoup plus à un "vrai Zelda" que les autres épisodes sortis sur Philips CD-i.

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Le meilleur potentiel des trois hélas gâché

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
La lisibilité moyenne et les énigmes hasardeuses de Zelda's Adventure en font un jeu presque difficile.

Le level design et le niveau de difficulté ? Totalement déséquilibrés. Le deuxième donjon est infiniment plus difficile que tous les autres, et le dernier est une formalité déconcertante. L'aspect labyrinthe des donjons ? Inexistant tant ils sont linéaires. L'intelligence des énigmes ? Ça dépend : parfois franchement bien fichues, leur résolution est liée à la compréhension des dialogues, souvent abscons. La bande originale ? Parfois franchement honnête, parfois complètement à côté de la plaque, et ce sans parler des bruitages des ennemis qui font osciller entre malaise profond et fou rire gêné. Mais le pire, cela reste les loadings : chaque changement de salle ou d'écran sur la carte génère un temps de chargement de 7 secondes pleines où la musique se coupe. En dépit d'une construction tout à fait correcte de l'univers, le rythme totalement haché empêche de s'immerger dans ce qui tente malgré tout d'être une aventure, et devient par conséquent le plus long des trois jeux, surtout sans s'équiper d'une des rares soluces (elles-mêmes incomplètes) existantes sur internet…

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?
Les cinématiques en FMV de Zelda's Adventure sont correctes pour l'époque, mais n'ont aucun intérêt.

C'est d'autant plus regrettable qu'à la base, Zelda's Adventure est probablement celui qui avait le plus de chances de ressembler à peu près à un des jeux de la série principale. Pensé comme un "vrai Zelda" et franchement honorable techniquement pour un titre sorti fin 1994, il souffre surtout du support qui l'accueille. Pénible à jouer du fait d'un mapping des touches hasardeux, plombé par des chargements permanents qui cassent le rythme, son scénario étrangement amené et ses cinématiques — certes un peu révolutionnaires pour l'époque – n'ont cette fois-ci rien de drôle. Là où Faces of Evil et Wand of Gamelon disposaient d'un potentiel comique malgré eux, et avaient de quoi passer à la postérité en tant que nanars du jeu vidéo, Zelda's Adventure n'a même pas cette chance : il n'est pas drôle, il est régulièrement difficile à comprendre, et compte tenu de tous ces éléments, il ne donne tout simplement pas envie de s'y plonger, alors que c'est de loin le plus complet et (sans doute) le plus ambitieux des trois jeux de cette trilogie maudite.

Ces Zelda de triste réputation sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ?

Les trois Zelda sortis sur Philips CD-i sont-ils aussi mauvais qu'on le dit ? Franchement, ce serait faire preuve de beaucoup trop de complaisance mal placée que de dire le contraire. Cependant, en les expérimentant pour de vrai, et en les explorant dans leur intégralité, on comprend un peu mieux quelles étaient les intentions de Animation Magic et de Viridis. Sans vouloir tout leur pardonner (il n'y a pas grand-chose à sauver, soyons honnête), on se dit qu'il y avait malgré tout une volonté d'essayer d'utiliser correctement la licence si précieuse que Nintendo leur avait étrangement confiée. Une erreur qu'ils ne reproduiront plus jamais, et en toute honnêteté, on n'a pas vraiment envie de voir comment le potentiel de ces titres aurait pu être exploité sur une machine plus adaptée que le CD-i. La firme japonaise a tendance à feindre l'ignorance quant on la questionne sur ce sombre épisode de son histoire, et mine de rien, on comprend pourquoi.

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Commentaires
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]Fets[ ]Fets[
MP
Niveau 9
le 27 mars 2023 à 18:41

Les 3 Zelda "Souls-like".. :lol: ??

Lire la suite...
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