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News jeu Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer
Profil de Tiraxa,  Jeuxvideo.com
Tiraxa - Journaliste jeuxvideo.com

Dans les années 1980, le jeu Berzerk d'Atari est à l'origine de la mort de plusieurs ados. Malédiction ou funeste hasard ?

Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer

Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer
Mr. Smiley, Source : RoadsideAmerica
Dans le flot des légendes urbaines de l'ère arcade, certaines ont une résonance plus particulière que d’autres. Si vous en aviez l'infime intuition, sachez qu’il n’est cette fois pas question de celle de Polybius, cette célèbre machine tueuse supposément mise au point par le FBI (et dont l’histoire est déjà racontée dans ce précédent article). Le récit que l'on vous partage aujourd'hui est celui d’un titre qui, véritablement, est le point de départ du décès de deux adolescents. Pour en connaître la sombre étendue, prenons le chemin de l’Illinois. À des kilomètres en hauteur, non loin de la route 83, deux châteaux d'eau au visage souriant vous accueillent. Leurs silhouettes font étrangement écho à celle d’Evil Otto, l’antagoniste du jeu d’arcade Berzerk publié en 1980 par Atari. Video Ace, un petit magazine de jeux indépendants, publie à cette époque deux numéros avant de s’éteindre complètement. Dans l’un d’entre eux, on y relate la mésaventure d’un certain Jeff Daily, un gamin de 19 ans qui se serait malencontreusement frotté à la malicieuse boule jaune. Posté fidèlement à sa borne de jeu, il culmine un jour le score de 16 660 points. Fièrement, il inscrit ses initiales dans le tableau des scores la machine. Et lorsque son nom s’affiche à l'écran, il est pris d’une foudroyante crise cardiaque. Il perdra la vie peu de temps après. Les chiffres “666” visibles dans le score tourmentent les plus craintifs. Et puisque la tragédie n'est que la première d'une série, on raconte que par quelques moyens surnaturels, Evil Otto est capable de foudroyer sur place certains joueurs malchanceux.


Rendez-vous au Friar Tuck

Une année passe après le décès du nommé Jeff. Nous sommes le samedi 3 avril 1982. Peter Burkowski, 18 ans, se réveille dans sa petite chambre de South Holland, dans l'Illinois. À la télévision, les météorologistes avertissent de l’arrivée imminente d’un blizzard. Il s’agira du douzième en seulement deux ans. L’hiver semble sans fin. Calfeutré dans son cocon, Peter passe la matinée à jouer à sa console. Puis il décide enfin de mettre le nez dehors pour rendre visite à sa copine. Vers 20h, il marche ensuite avec un ami jusqu'au Friar Tuck's Game Room de Calumet City. Sur le trajet, le jeune garçon confie être essoufflé et avoir besoin de boire quelque chose. Peut-être à cause de la neige qui recouvre le sol et rend la route plus laborieuse. Alors avant d’arriver à destination, les deux amis s’arrêtent pour déguster un soda chez un dépanneur. Quelques minutes plus tard, les voilà repartis. Le Friar Tuck est un peu vétuste, ou médiéval selon les perceptions ; des lampes en fer forgé sont suspendues au plafond, de robustes portes en bois ornent les murs. Mais l’ambiance y est chaleureuse. Des familles entières s’y retrouvent l'après-midi. La salle est à seulement trois kilomètres de chez Peter. Il y passe régulièrement pour retrouver la borne d’arcade de son jeu favori, Berzerk. Tom Blankley, proprio des lieux, le connaît bien maintenant : “C'est un enfant très gentil. Calme et un peu timide. Pas de problèmes" (Source : Cat DeSpira).

Berzerk (1980)

Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer

C'est en 1980 que Stern Electronics, spécialiste du flipper, publie Berzerk en collaboration avec Atari. Le jeu s’inspire de la série de romans Berserker de l'auteur Fred Saberhagen. Ils content l'histoire de machines à tuer venues éradiquer toute forme de vie. Précurseur du Run & Gun, le titre charge le joueur de se frayer un chemin dans des espaces labyrinthiques générés aléatoirement et envahis de robots tueurs. Il est l'un des premiers à faire usage de la synthèse vocale, une technique incroyablement coûteuse pour l’époque. On parle d’un montant d'environ 1000 dollars par mot. Si le protagoniste sort du labyrinthe avant d’avoir éliminé tous les robots, une petite voix peut lui crier "Poule mouillée ! Combattez comme un robot !". Forcément, ça fait son effet. Si le joueur tarde trop longtemps dans un niveau, la boule jaune Evil Otto se lance à son tour à ses trousses. Elle est imperturbable. Avec son sourire béat, elle traverse les murs et vous suit sans relâche, sans jamais pouvoir mourir. Son nom est un hommage à Dave Otto, un chic type qui travaillait pour le groupe Arcade Engineering de Dave Nutting en tant que directeur R&D. C'était un ami d'Alan McNeil, le créateur fraichement embauché chez Stern pour de la programmation de flippers. "J'ai demandé si je pouvais faire un jeu vidéo après avoir réglé le problème du flipper, et ils ont dit oui", a-t-il raconté.

Berzerk entre dans cette catégorie de jeux devant lesquels les ados s'agglutinent pour réaliser le meilleur score. Et Peter Burkowski a clairement ça dans le sang. Il inscrit au moins deux fois ses initiales dans le "Top 10" du jeu. Dans la salle du Friar Tuck, une heure passe. Lassé de ses inlassables victoires, il tourne finalement le dos à la machine, fait quatre pas et lâche une pièce de monnaie dans une autre borne. Puis il s’effondre. Vers 21h, Peter Burkowski meurt d’une crise cardiaque. Il semblerait qu'Evil Otto a encore frappé.


"Mort par jeu vidéo"

Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer

Ce soir du samedi 3 avril 1982, Peter n’a ni bu, ni consommé de drogues. Il est parti de ce monde après avoir lâché des mains la borne de Berzerk. Le lendemain, le fait divers fait la une des journaux locaux. "Mort par jeu vidéo" peut-on lire dans les gros titres de l’un d’entre eux. Un auteur du magazine Video Games prend le sujet d'assaut. Peter était-il, en effet, une victime des jeux ? "Oui et non", répond Mark Allen, coroner adjoint du comté de Lake, au journaliste Stephen Kiesling.

Bien que l'autopsie ait révélé la présence d'un tissu cicatriciel insoupçonné sur le cœur de Peter, vieux d'au moins deux semaines, Mark Allen pense qu'il est possible que le stress des jeux ait déclenché l'attaque dans le cœur affaibli de Peter - Stephen Kiesling.

Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer
Videogames (1982)
Kiesling appuie la théorie : “La prochaine fois que vous serez dans une salle d'arcade, prenez quelques instants pour observer les autres joueurs. Remarquez les mouvements de concentration, la façon dont les mains et les pieds de certains joueurs tremblent d'excitation. Souvent, ils martèlent les machines comme s'ils combattaient de véritables envahisseurs”. Cinq ans plus tôt, le cardiologue Robert S. Eliot du centre médical de l'université du Nebraska constate déjà chez des joueurs de Pong des augmentations de la fréquence cardiaque de 60 battements par minute et des pressions sanguines atteignant 220 dans la minute qui suit le début d'une partie. Et souvent, les patients n'en ont même pas conscience. Couplées à des conditions physiologiques critiques, les réactions peuvent s’avérer dramatiques. Et il s’avère que Peter abritait en lui une forme rare de cardiomyopathie ventriculaire. Dit comme ça, le problème reste probablement pour vous assez nébuleux ; entendez simplement par là que son coeur était tout bonnement une bombe à retardement. Il aurait pu perdre la vie dans un tas de situations stressantes. Mais il a fallu que ce soit devant la borne tristement célèbre de Berzerk. Un hasard suffisamment sinistre pour qu’une flopée d’équipes de tournage s’attroupe dans les couloirs du Friar Tuck au grand dam de son propriétaire Tom Blanky. “Je n’aime pas ce genre de publicité”, souffle-t-il. Mais en même temps... "Le cœur de Peter contenait une bombe à retardement qui a juste explosé ici. Je m'attendais à ce que cela nuise aux affaires, mais au contraire, les affaires ont augmenté". Et pendant ce temps, l’histoire fait son bout de chemin, omettant souvent la maladie congénitale non diagnostiquée dont souffrait Peter.

Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer

Dernière victime

Mais qu’en est-il de Jeff Daily, la première victime présumée d’Evil Otto ? Comment expliquer son décès si impromptu ? Pour lever le voile sur ce mystère, la journaliste Cat DeSpira en a fait son sujet de recherche. Dans le milieu des légendes urbaines et des récits d’antan, elle a une réputation qui n'est plus à faire. Et il ne lui a pas fallu longtemps pour retrouver la trace de Daily. Ou du moins celle de son cadavre. Il repose au cimetière Holly Lawn à Suffolk City. Il existe donc bel et bien. Mais il n'est pas mort en jouant à Berzerk en janvier 1981. Il est mort dans un accident de voiture le 29 mai 1981. Il n’a peut-être même jamais touché au titre d’Atari. Et en réalité, le score de 16 660 points n’a absolument rien d’impressionnant. "Il est impossible de jouer pendant des heures à une partie de Berzerk sur une pièce et de n'obtenir que 16 000 points", confie à Cat Grant Theinemann, champion de Berzerk. "Si Evil Otto ne faisait pas partie du jeu, je serais alors d'accord". Alors voilà, finalement, Peter n'est peut être qu'un triste cas isolé. Mais il y a tout de même une autre histoire bien réelle dont se rappelle Cat DeSpira.

Quand une borne d'arcade est devenue une VRAIE machine à tuer
Borne d'arcade Berzerk

C’était le 20 mars 1988 à Lansing. Edward Clark Jr, 17 ans, se rend avec une bande d’amis au Friar Tuck, théâtre de la mort de Peter. Edward n’a rien à voir avec le jeune Peter. Il est plutôt de ceux qui fricotent avec la petite délinquance. Mais il y a quelques jours, il a été sélectionné pour intégrer les bérets verts. Alors sa mère retrouve un peu d’espoir concernant l’avenir de son chérubin. Edward se tient à carreau en ce moment. Au Friar Tuck, il se sait hors d'état de nuire. Il traîne quelques instants sur la borne de Battlezone, puis porte son choix sur la machine de Berzerk, la même qu’en 1982. Une poignée de pièces jonchent sur la vitre. Ça tombe bien, il est à court de monnaie. Edward regarde à gauche, à droite. Personne. Alors il s’en saisit et en glisse une dans la borne. C’est là que Pedro Roberts surgit en hâte d’une allée. Le gaillard n’a que 16 ans, mais il a déjà la carrure du voyou qu’on préfère éviter sur le trottoir public. Il clame faussement la propriété des pièces. Mais Edward n’en démord pas, l’argent est à lui. La tension monte, ils en viennent aux mains. “Les deux jeunes hommes se sont disputés, puis se sont battus à coups de poing pour savoir qui avait le droit de jouer au jeu Berzerk, ou peut-être simplement pour s'injurier”, raconte DeSpira. Personne ne peut affirmer de source sûre que les deux gamins se connaissaient. Mais Tom Blankely, toujours proprio des lieux, a entendu quelques rumeurs à ce sujet : "Je me souviens que quelqu'un a dit que Clark avait volé la petite amie de Roberts ou quelque chose comme ça. Je ne sais pas si c'est vrai. Mais quoi qu'il en soit, ça a vite dégénéré et ils se sont bien battus avant que nous (la sécurité de la salle de jeux) les mettions tous dehors". Edward est gardé à l'intérieur du Friar Tuck pendant que Pedro est congédié. Puis 10 minutes passent. Et on invite Clark à sortir à son tour, en empruntant cette fois une direction opposée. Mais il désobéit, à tort. Pedro l’attendait dans une ruelle et lui assène un rapide coup de poignard dans la poitrine. Il sera déclaré mort quelques instants plus tard, sur la banquette arrière d’une voiture qui roulait en trombe vers l’hôpital local. Pedro Roberts est condamné en mai 1990 à onze ans de prison pour son meurtre. Il n’en purgera que trois et sera libéré sous conditionnelle. Une fois encore, la borne d'arcade Berzerk est le point de départ d'un cadavre bien réel.

Alors vous vous en doutez, l'histoire a encouragé certains lanceurs d'alerte à se demander si les jeux vidéo n'étaient pas trop "excitants" pour les gens. Mais les salles d'arcade nagent encore pleinement dans leur âge d'or et leur popularité ne dépérit heureusement pas. Avec plus de 50 000 unités vendues, Berzerk a reçu une suite en 1982, Frenzy. Elle s'accompagne de davantage de robots et d'un Evil Otto toujours aussi fugace. Et bonne nouvelle, personne n'en est mort. Sur la route 83, les châteaux d'eau souriants s'érigent comme de funestes clin d'œil et rappellent toujours à certains locaux la légende d'Evil Otto.

Commentaires
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Etianos
Etianos
MP
le 17 mai à 11:59

" Il n'y a pas de faits, seulement des interprétations "

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Commentaire édité 17 mai, 12:00 par Etianos
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