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News jeu D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life
Profil de meakaya,  Jeuxvideo.com
meakaya - Rédaction jeuxvideo.com

De Facebook à Xbox, le métavers a le vent en poupe. Vu comme le futur du jeu vidéo et plus largement de notre société, il a pourtant un petit goût de déjà vu. Au début des années 2000, Second Life proposait en effet ce dont beaucoup rêvent aujourd'hui : une société virtuelle à part entière. Mais il ne s'agit pas du seul point sur lequel le jeu de Linden Lab était en avance sur son temps. C'est grâce à lui qu'une jeune instructrice devint la toute première personne à obtenir le statut de millionnaire grâce à un jeu vidéo. Retour sur cette success-story improbable.

30 908 vues

Ailin Graef : d’institutrice à CEO virtuel

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

C’est près de la ville de Francfort que commence l’histoire d’Ailin Graef, une jeune professeure. D’origine chinoise, elle s’est installée en Europe il y a peu pour remplir la tête des petits chérubins allemands. Elle aime son métier et en tire une belle rémunération. Mais cela n’est pas assez pour la jeune femme. Particulièrement ambitieuse, elle aspire à de plus grands revenus et rêve de fonder son propre empire afin de soutenir sa famille restée en Chine et venir en aide aux plus démunis. Mais voilà, elle ne vient ni d’une grande lignée, ni d’une formation prestigieuse, pouvant tous deux lui ouvrir les portes des grandes entreprises. Pour mener à bien son fructueux destin, c’est donc vers un médium peu conventionnel qu’Ailin va se tourner : le jeu vidéo.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

C’est son mari, Guni Graef, qui lui fait découvrir les MMORPG, peu de temps après leur déménagement. Elle est tout de suite conquise par le sentiment de liberté que lui font ressentir les mondes virtuels qu’elle arpente. Jouer un rôle et voyager tout en s’occupant de ses filles, c’est ainsi qu’elle trouve son parfait équilibre. En 1999, elle crée son premier avatar sur le MMORPG Asheron's Call, où elle parvient à se faire un petit butin en jeu. Elle fait de même sur Shadowbane et Star Wars Galaxies et commence peu à peu à se découvrir une petite fibre commerciale. Mais en 2004, Ailin va commencer à faire de ce simple passe-temps un véritable gagne-pain, et ce grâce à l’arrivée d’un jeu qui a marqué toute une génération : Second Life.

L’idée d’un monde virtuel qui peut être modifié par ses résidents et qui leur donne autant de liberté que possible m’a rendu assez curieuse pour m’essayer à Second Life alors que le jeu était peu connu. Guni et moi nous nous sommes toujours sentis limités par les restrictions techniques des autres mondes virtuels. J’avais déjà rejoint Shadowbane parce que le jeu proposait une grande liberté et, aussi surprenant que cela puisse paraître pour certains, changer pour Second Life n’était que la suite logique.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life
D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

Second Life est le grand projet de Philip Rosendale et Linden Lab. Premièrement abandonné car étant bien trop ambitieux, ce monde virtuel vit finalement le jour en juin 2003. Le but était de placer les joueurs au cœur du principe de création, en leur permettant non seulement d’interagir librement mais également de façonner le monde de Second Life à leur image (bâtiments, vêtements, animations…). Ce double principe va permettre à Ailin Graef, sous le nom d’Anshe Chung, de construire un business tablant sur plusieurs secteurs. D’un côté, elle revend ses créations vestimentaires et de l’autre elle permet à des joueurs solitaires de s'offrir un peu de divertissement plus privé, en somme de l’escort. Du simple massage aux fétichismes les plus sombres, pour quelques centaines de Linden dollars (monnaie du jeu) Anshe Chung réalisait vos fantasmes les plus fous, même si cela se limitait à visionner des images coquines et à écrire des choses salaces dans le chat du jeu.

Si vous êtes, envers moi, aussi gentil et généreux qu’un vrai gentleman ou qu’une vraie dame, je peux être votre divertissement privé. Je serais ravie de vous rendre heureux de bien des façons, que ce soit en jouant pour vous, en vous tenant compagnie lors de vos voyages ou avec un tendre massage dans votre maison :-)

Publicité d'Anshe Chung

Si jusqu’ici, rien ne présage un quelconque empire commercial, ces deux activités constituent bel et bien les bases du succès d'Anshe Chung. Aussi banales paraissent-elles, elles n’étaient pas monnaie courante à l’époque. Face au peu de concurrence et ses nombreuses publicités, la petite entreprise d’Anshe Chung gagne en importance et lui permet de récolter un petit pactole. Entre mars et juin 2004, la jeune institutrice récolte l’équivalent de 200 000 dollars in-game. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais Anshe Chung/Ailin Graef compte bien se servir de son butin pour aller plus loin avec un nouveau secteur en tête : se lancer dans l’immobilier.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

Millionnaire en deux ans et demi

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

Avec son petit pécule, Anshe Chung investit dans des bouts de terre dans Second Life. Le but ? Les vendre ou les louer afin d’en tirer un bénéfice. En somme, il s’agit d’un marché immobilier assez classique transposé en jeu. Les raisons pour acquérir (ou louer) un bien immobilier dans Second Life sont les mêmes que dans la vraie vie : avoir un chez soi ou monter sa propre boutique. Comme vous pouvez vous en douter, l’immobilier ça rapporte, et ce même dans Second Life. Si bien que quelques mois plus tard, Anshe Chung devient la personne la plus riche de tout le jeu (selon ses propres dires). Un grade notable qui fait pourtant plus office de titre honorifique que de véritable signe de richesse. Mais une variante importante rentre en jeu quelques mois plus tard et va profondément changer la donne, transformant cette petite entreprise lucrative en véritable empire.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

À partir de 2005, Second Life commence à exploser. Les campagnes publicitaires et la communication massive et diversifiée de Linden Lab font peu à peu venir les joueurs. Si bien qu’en 2006, le monde virtuel compte 21 millions d’inscrits, pour 50 000 résidents au quotidien. Et qui dit plus de joueurs, dit une demande qui augmente. À coups de reventes et de locations, Anshe Chung étend un peu plus son emprise grâce à son professionnalisme et son offre défiant toute concurrence. Les possessions ne se limitent plus à quelques appartements mais à des lopins de terre et des îles entières destinés à des communautés (furries, francophones, LGBTQIA+...). Son agence et le petit site qui l’accompagne deviennent incontournables pour tous les joueurs souhaitant s’investir réellement dans Second Life, frôlant presque le monopole.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

Si bien que selon Philip Rosedale lui-même, être banni des terres de cette magnate de l’immobilier revenait presque à être banni de tout Second Life. Il faut dire que les propriétés de notre jeune entrepreneuse s’étendaient sur pas moins de 550 serveurs et gérées par près de 80 employés. L’ancien CEO et fondateur de Linden Lab a également comparé le pouvoir exercé par Anshe Chung sur ses biens à celui d’un véritable gouvernement. Non contente de détenir une grande partie des terres de Second Life, Anshe Chung les divisait en différentes zones, chacune régie par des règles et ne pouvant accueillir que certaines activités. La jeune femme a ainsi forgé tout un pan du jeu selon ses envies, changeant par la même occasion son destin et son mode de vie dans la réalité.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

Car il y a quelque chose que l’on ne vous a pas encore précisé. Il est possible, grâce à un site mis à disposition par Linden Lab, d’échanger du véritable argent contre de la monnaie in-game, et vice versa. Notez que selon le cours actuel, un dollar équivaut à 320 Linden dollars. À l’époque, il suffisait de 267 Linden dollars pour obtenir un petit billet vert avec la tête de feu George Washington. Autant dire qu’avec ses millions de Linden dollars Anshe Chung avait de quoi remplir les poches d’Ailin Graef. En janvier 2006, son activité est telle qu’elle est obligée, avec son mari, de créer une entreprise dans la vraie vie. Basée à Wuhan, Anshe Chung Studios, Ltd. comptait, quelques mois plus tard, plus de vingt employés. Une affaire qui tourne donc, si bien qu’elle fait de sa Présidente la toute première millionnaire issue du virtuel.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

C’est un véritable événement pour l’époque. Si tout le monde en jeu connaît Anshe Chung, le monde économique réel la découvre en mai 2006, à la Une du très sérieux Business Week. Fortune lui dédie un article entier, ainsi que Red Herring. CNN décrit Anshe Chung comme “la Rockfeller de Second Life”. Des chaînes de télé au gouvernement du land Baden-Wuerttemberg, tout le monde veut travailler avec la femme d’affaires virtuelle afin de faire sa publicité sur le très populaire Second Life. C’est la consécration pour Anshe Chung.

Mais qui dit notoriété, dit également l’arrivée de détracteurs. Certains voient d’un mauvais œil le pouvoir qu’exerce la jeune femme sur l’économie du jeu et n’apprécie pas sa façon de gérer son marché immobilier. Outre les classiques insultes et autres sabotages, un événement organisé par desgriefer a eu une résonance toute particulière. Lors d’une interview virtuelle pour CNET, Anshe Chung fut attaquée par des pénis volants. Cette manière bien particulière d’interrompre l’événement eut son petit effet à l’internationale, si bien qu’on la soupçonne d’avoir inspiré une autre attaque du même genre deux ans plus tard, cette fois-ci contre l’ancien champion du monde d’échecs, Garry Kasparov. C’est dire l’aura qu’a développé Anshe Chung.

De Second Life à la création d’un véritable empire et d’une notoriété mondiale, il n’y a parfois qu’un pas. Pour Anshe Chung/Ailin Graef, ce dernier ne lui coûta que 9,95 dollars (et beaucoup de temps). Et si d’autres ne connurent pas autant de succès, ils furent tout de même nombreux à profiter de cet investissement peu coûteux et particulièrement lucratif que fut (et est encore) Second Life.

Je suis vraiment accroc au travail maintenant, si vous comptez également mes obligations dans la vraie vie. Je ne pourrais pas le faire si je ne me sentais pas fortement attirée et exalté par Second Life. L’impression d’être une pionnière dans le nouveau monde de la réalité virtuelle.


Second Life : une économie virtuelle lucrative

Ailin Graef n’est pas la seule à avoir transformé son amour pour les mondes virtuels en véritable sens de l'entreprenariat. En 2007, on estimait à 3 000 le nombre de joueurs pouvant se dégager un salaire supérieur à 15 000 dollars par an. Et on ne vous parle pas de tous ceux qui se contentaient d’arrondir les fins de mois ou se faire plaisir en gagnant quelques pépettes supplémentaires grâce à Second Life. Dans ce monde virtuel, il y en avait pour tous les besoins et tous les goûts.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

Prenons Catherine Fitzpatrick, par exemple, une Russe de 49 ans qui se faisait 100 à 200 dollars par mois grâce à l’immobilier. Ou bien Jennifer Janis Marloweon Grinnell qui a décidé de créer sa ligne de vêtements en jeu, avant de quitter son travail, ce nouveau business lui rapportant quatre fois plus d’argent. Pour les esprits lubriques, direction l’empire du X de Kevin Strocker Serpentine Alderman, qui a notamment réussi à se faire 50 000 dollars en revendant sa réplique du quartier rouge d’Amsterdam sur eBay. Et puis il y avait Stéphane Zugzwang et ses virtual reality room, qui lui permettaient non seulement d’empocher 1000 à 2000 dollars par mois mais également de faire un appel du pied à toutes les entreprises souhaitant investir le monde virtuel.

Et elles ne se firent pas prier. Nike, L’Oréal, BNP Paribas, IBM, Adidas investirent des milliers, voire même des millions de dollars pour s’installer dans Second Life. Que ce soit à travers des bâtiments dédiés ou de simples vêtements, tous les moyens étaient bons pour se mettre en avant auprès des résidents de ce monde virtuel. Second Life était devenu the place to be, que ce soit du point de vue de la communication ou de l’économie.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

L’argent c’était du sérieux dans le jeu de Linden Lab. La place boursière de ce dernier, lindex, enregistrait chaque jour pas moins de deux millions de dollars de transactions. Son cours était surveillé par ses gérants et maintenu grâce à l’injection de dollars américains. Autant vous dire qu’un sacré paquet d’argent circulait à l’époque sur Second Life. Si bien que même Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, s’était inquiété face à ce marché grandissant échappant totalement à son contrôle :

Si cela prend de l'ampleur, il va falloir regarder, c'est de la création de monnaie !

Aujourd’hui, on parle beaucoup métavers et transposition du réel dans le virtuel. Presque vingt ans plus tôt, Second Life avait déjà ce petit goût de dimension parallèle transposant tous les aspects de notre société. Et si cela a autant marché dans le jeu de Linden Lab, c’est parce que ses développeurs offraient aux joueurs la possibilité légale de détenir leurs créations (contrairement à un EverQuestpar exemple). Donner ainsi de la valeur financière et marchande à son contenu, c’est ce qui a permis à Second Life de devenir une réelle seconde vie, avec ses propres règles, ses propres activités et son propre marché. En somme, il s’agissait déjà du métavers tant convoité par Mark Zuckerberg et consorts : une simulation de vie qui transcende le virtuel pour rivaliser avec le réel.

D'escort à business woman, l'histoire de la Jeff Bezos de Second Life

Si aujourd’hui, on entend peu parler de Second Life, le monde virtuel de Linden Lab n’est toujours pas mort. Il y a une poignée d’années, la société se vantait de parvenir encore à rassembler près d’un demi-million de joueurs réguliers. Comme vous pouvez vous en douter, elle a récemment annoncé tout miser sur le concept à la mode (le métavers) pour devenir la référence du genre dans les années à venir. Pour ce qui est d’ Anshe Chung/Ailin Graef, les affaires semblent encore tourner (du moins aux dernières nouvelles). Son entreprise officie toujours et s’est même développée sur d’autres jeux, notamment sur mobile. Si sa petite fortune a permis à la jeune femme d’assurer une belle vie à un orphelin en détresse, on ne sait pas vraiment ce qu’elle en fait aujourd’hui. Mais on peut s’imaginer qu’elle mène la belle vie, tout en aidant les plus démunis. Partie d’une idée avant-gardiste pour monter un empire financier à la Jeff Bezos, Ailin Graef n’a pas volé son surnom de “Rockfeller de Second Life”.

PC Linden Lab MMO
Commentaires
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Solar_Warden
Solar_Warden
MP
le 25 avr. à 00:21

D 'escort à business woman

Parce que escort c'est pas déjà un business ?

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