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News jeu Le développeur de jeu le plus malchanceux de l'histoire, c'est lui...
Profil de Tiraxa,  Jeuxvideo.com
Tiraxa - Journaliste jeuxvideo.com

Le piratage du Commodore 64, le virus SCA, le retournement de veste de Disney... embourbé dans une malchance incommensurable, Jim Sachs n'avait que sa volonté et son art pour s'en sortir.

Le développeur de jeu le plus malchanceux de l'histoire, c'est lui...

Il est un pionnier du pixel art. Certaines de ses créations sont mondialement réputées sans que l’on connaisse pour autant son nom. Jim Sachs est l’homme qui a façonné point par point les décors mythiques de certains jeux de l’Amiga. Il est aussi celui qui a essuyé une flopée de mésaventures catastrophiques.

De l'armée de l'air à l'Amiga

Le développeur de jeu le plus malchanceux de l'histoire, c'est lui...
Autoportrait de Jim Sachs

Jim Sachs (prononcé “Sax”) est né en 1949 dans l’État de Californie. Il passe son enfance dans la vallée de San Fernando, au nord de Los Angeles. Et après des études d’architecture, il intègre l’armée de l’air en qualité de pilote pour une durée de six ans. “J'avais 28 ans quand je suis sorti. L'armée de l'air voulait faire de moi un pilote instructeur, mais cela aurait signifié déménager au Texas, alors je suis parti” (AmigaLove). De retour au bercail au début des années 1980, époque durant laquelle les ordinateurs personnels dominent le paysage vidéoludique, il s’intéresse au langage du Commodore 64. Si vous vous demandez quel fil rouge a tissé le parcours de Sachs, eh bien il n’y en a pas vraiment. Comprenons seulement qu’il se laisse guider par ses ambitions et par son art. En autodidacte, il débute l’écriture de ses premiers jeux. “Je n'ai reçu aucune formation en programmation et, bien que j'aie été obligé d'en faire beaucoup, c'est le côté artistique des ordinateurs qui m'a toujours captivé”, confie-t-il depuis son blog personnel. Sa première réalisation est baptisée Saucer Attack, un rail shooter qui prend pour cadre le capitole et d'autres bâtisses historiques des États-Unis. Jim expédie quelques exemplaires depuis son domicile. Il décroche même de bonnes critiques de la part des magazines C-64. Mais il est bien trop difficile de faire fortune : Saucer Attack devient l'une des productions les plus piratées de son époque ; "Tout le monde l’avait, mais personne ne l’achetait", souffle Sachs. Les années 1980 connaissent en effet les premiers systèmes de copies, inarrêtables. On s'échange déjà les jeux comme des paquets de bonbons. La situation endémique le décourage de finir un deuxième projet, Time Crystal, dont il ne reste qu’une démo bugguée. L’histoire était celle d’une machine à remonter le temps qui embarquait le joueur à travers les époques. Depuis le volant de son C-141 Starlifter ou les petits pixels de ses créations, Jim Sachs a toujours aimé prendre son envol. Mais les copies illégalement gravées de ses productions comptaient bien l'en empêcher.

Jim Sachs continue tout de même d'apprendre. Et au fil des expériences qu’il emmagasine par la suite sur l'Amiga notamment, il décroche un poste de directeur artistique pour le premier jeu de Cinemaware, Defender of the Crown. Peut-être aura-t-il plus de chance cette fois. Dans ce précurseur de la stratégie au tour par tour, les Saxons et les Normands s'y disputent le contrôle de l'Angleterre. A la souris, l'artiste met au point de superbes peintures chevaleresques. Pour l’époque, le réalisme est prodigieux et témoigne d’une extrême minutie. C'est à cet instant que l'on découvre véritablement à Sachs un don pour l’art.

J'ai mis des points sur l'écran. Au début, un par un. Des points verts pour l'herbe, des points bleus pour le ciel, des points gris pour les blocs du château. Des heures et des heures. J'étais heureux si j'arrivais à faire un centimètre carré de l'écran en une journée. Le premier écran (le château saxon au loin) a pris environ deux semaines. Après la sortie de Deluxe Paint, j'ai pu créer un écran en 3 ou 4 jours. (AmigaLove)

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Le jeu est un succès. Ses ventes dépasseront le million d'unités en 2001. On chante surtout les louanges de son artiste : le média Info estime que ses "graphismes ont établi de nouvelles normes pour les jeux sur ordinateur". Jim Sachs est désormais sur une excellente lancée et se forge une réputation en or. Defender of the Crown est élevé au rang de petite révolution graphique. Alors la société Commodore en commande une nouvelle version juste pour l’Amiga CDTV, le petit ordinateur dont Sachs a réalisé les graphiques internes et les interfaces utilisateurs ; une sorte de Director's cut. L’artiste en plein envol planche deux ans sur la programmation. Il met au point des graphismes supplémentaires et écrit une nouvelle partition musicale. Il traduit même le jeu en cinq langues. Éprouvant. Mais peu de temps après que le premier exemplaire soit pressé, Commodore fait faillite. La boîte a multiplié les conflits internes, les départs et les mauvaises décisions ; elle se retrouve dans l'incapacité de renégocier les échéances de ses prêts. “Je n'ai donc jamais reçu le moindre paiement. Tout ce que j'ai eu, ce sont douze CDs du jeu”. Ce nouveau chapitre débutait pourtant bien. Au moins, la patte Sachs est désormais inscrite dans l’histoire.

Le dernier pirate

Nous sommes maintenant en 1986 et Jim Sachs, pas découragé pour un sou, a un projet bien plus ambitieux. Cette fois, c'est pour le compte de l’éditeur Aegis Interactive. Avec l’accord tacite de Disney, il travaille sur une adaptation de Vingt Mille Lieues sous les mers. Le sublime Nautilus créé par l'artiste Harper Goff pour le film de Richard Fleischer l’a motivé à s’emparer du projet. Il s'agit du sous-marin et laboratoire de recherche commandé par le capitaine Nemo pour sillonner les océans. Sachs entreprend enfin un nouveau voyage, et il se fera donc sous l’eau. Comme la plupart des jeux, celui-ci se charge à partir d’une petite disquette. Le travail se déroule sans accrocs et les premières images sont saisissantes. Mais tout près, un mal pernicieux émerge dans les systèmes informatiques. On dit que 40% des propriétaires d'Amiga en auraient été victimes. Le virus SCA, comme on l'appelle, inscrit une ligne de texte qui apparaît à chaque 15ème copie après un redémarrage à chaud d’un logiciel : “Quelque chose de merveilleux est arrivé Votre AMIGA est vivant ! !! et, encore mieux…”. La phrase est une référence au film Short Circuit (1986), dont l'une des lignes de dialogue est la suivante : "Quelque chose de merveilleux s'est produit... Le numéro 5 est vivant". Et de poursuivre : “Certains de vos disques sont infectés par un VIRUS ! !! Un autre chef-d'œuvre du Méga-Puissant SCA ! !!” Le méfait est signé par la Swiss Cracking Association, un groupe suisse engagé dans la suppression des protections logicielles. Le message se propage dans les brèches laissées par quelques milliers de disquettes. Heureusement, une simple commande pouvait généralement l'effacer, de manière à restaurer le système de fichiers. Mais pas toujours. Et vous connaissez maintenant la chance de Jachs. L’artiste utilisait des blocs de démarrage adaptés avec son propre code. Une façon de réduire drastiquement le temps de démarrage de son jeu, mais aussi de laisser le champs libre à n’importe quel ajout malveillant. Et voilà que le virus SCA grignote maintenant tout à fait tranquillement son système. Il a probablement trouvé une porte d’entrée lorsque le titre multipliait les démonstrations, s’insérant dans une flopée d’Amiga étrangères. Mais il reste un espoir. Une autre copie a heureusement été confiée à l’éditeur Aegis. Jachs s’empresse de contacter la boîte.

20,000 Leagues Under the Sea de Jim Sachs

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Dès que le virus est apparu sur mon système, j'ai appelé Bill Volk chez Aegis et je lui ai dit de ne pas mettre sa copie dans l'ordinateur. Il m'a répondu : C'est drôle que tu dises ça, parce que nous venons de la tester. - derstandard

Trop tard. Le travail est perdu. Le piratage a une nouvelle fois meurtri les ambitions de Jim Sachs qui, durant des mois, avait façonné son propre Nautilus. "J'étais très découragé de voir qu'il existait une telle malveillance dans la communauté informatique". Le groupe SCA a ensuite mis au point l’antidote, le logiciel qui élimine son virus. Mais pas à temps.

À la façon d’un protagoniste hollywoodien, Sachs se relève tout de même une dernière fois. En 1988, il reprend le travail et parvient à finaliser une superbe vidéo de démonstration. Mais Disney, d’abord intéressé, finit par le faire tomber une seconde fois. Le géant n'y croit simplement plus et refuse de financer le projet.

C'était l'argent. Disney ne pouvait pas voir qu'en dépensant 4 millions de dollars sur un jeu vidéo, ils pouvaient gagner autant que s'ils avaient dépensé 80 millions de dollars sur un film. Il y a toute une histoire qui va avec cela, impliquant Steven Spielberg et Steve Burke (maintenant PDG de NBC/Universal). - Propos recueillis sur sa chaîne YouTube

Sachs suppose aussi que le rejet n'est pas sans rapport avec son refus d'adapter la licence Roger Rabbit, dont le film s'apprêtait à sortir. La demande était appuyée par Spielberg en personne, mais l'artiste ne disposait que d'un mois pour l'honorer. Le jeu "Who Framed Roger Rabbit" sera finalement réalisé par Silent Software. Jim Sachs n'aura quant à lui jamais droit à sa collaboration avec Disney. "Le vrai crève-coeur a été 20 000 lieues. Je ne me suis jamais complètement remis du fait que Disney ait refusé ce film (AmigaLove)."

Le développeur de jeu le plus malchanceux de l'histoire, c'est lui...
Amiga Lagoon de Jim Sachs

Alors certes, la carrière vidéoludique de Jim Sachs s'achève sur un énième échec, encore malgré lui. Mais aussi mielleuse la phrase qui suit sonne-t-elle, son art ne meurt jamais. Et vous tous l'avez probablement déjà admiré ; L'écran de veille "aquarium" qui ornait durant une poignée d'années vos ordinateurs, c'est lui. “J'avais vu le pathétique économiseur d'écran de poissons que Microsoft utilisait sur Windows, et j'ai décidé de leur enlever le genre”. En 1995, il met aussi au point un logiciel 3D d'entraînement de cyclisme utilisé par Robin Williams ou même l'équipe olympique américaine de cyclisme. Il crée également les graphismes du jeu WordZap pour son ami Mike Crick. Aujourd'hui, Sachs semble repu et discute encore de temps à autre de ses belles réalisations. Sur Linkedin, il écrit : "S'il vous plaît, ne prenez pas la peine de "m'appuyer" pour quoi que ce soit. Je ne suis pas à la recherche d'un emploi :)". Une bonne partie des plus belles réalisations de Jim Sachs est accessible à cette adresse.

Source : Game History, AmigaLove, Obligement, derstandard

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Commentaires
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SofianeLasri
SofianeLasri
MP
le 23 avr. à 09:20

C'est vraiment un bon article, je ne connaissais pas ce monsieur. :D

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