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News jeu Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?
Profil de meakaya,  Jeuxvideo.com
meakaya - Journaliste jeuxvideo.com

La censure dans les jeux vidéo est un bien vaste sujet. Récemment, il était revenu sur la table avec Martha is Dead, dont les scènes les plus gore avaient été retirées. Mais cette atteinte à l'œuvre originelle semble bien dérisoire quand on sait ce qui arriva en septembre 2017. Pour censurer un seul jeu, un gouvernement a opté pour une solution des plus radicales : fermer purement et simplement la plateforme de Valve, Steam. Retour sur cette histoire qui nous vient tout droit des terres asiatiques.

15 648 vues

Steam fermé en Malaisie

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?
Capture de @FallenKelvin

Nous sommes le 8 septembre 2017. Le soleil se lève sur Kuala Lumpur. Abidin, Farhana, Farid, Laila, Latif et tant d’autres citoyens de la Malaisie se réveillent et allument comme à leur habitude leur ordinateur. Comme beaucoup de joueurs, leur premier réflexe est de lancer Steam pour découvrir de nouveaux jeux sur lesquels ils pourront passer les prochaines heures. Oui mais voilà, c’est avec grande surprise qu’ils se retrouvent face à un message d’erreur : Steam est indisponible.

Certains croient à un problème temporaire, espérant voir la page revenir comme si de rien n’était après quelques minutes. Mais que nenni ! Ces vains espoirs furent confrontés à la dure réalité. La plateforme de Valve ne souffrait pas d’un problème technique quelconque, mais venait tout simplement d’être bannie dans toute la Malaisie. Son tort ? Avoir rendu disponible à la vente un seul et unique petit jeu. Un acte qui aurait pu paraître anodin, surtout pour une application dont le but premier est de vendre des jeux divers et variés. Mais c’était sans compter le gouvernement malais et son goût prononcé pour la censure.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?
Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

La Malaisie n’est pas un pays reconnu pour son ouverture d’esprit. Selon de nombreux rapports (Freedom House, Reporters sans Frontières…), ses habitants n’ont que trop peu de liberté, que ce soit au niveau politique, civil ou culturel. En Malaisie, vous pouvez ainsi oublier toute forme de nudité, par exemple, que ce soit dans les livres, les magazines ou au cinéma. Si Internet fut pendant longtemps préservé de cette censure (du moins officiellement), cela changea à partir de janvier 2014. Ce mois-là, de nombreux sites traitant de politique furent coupés, rendant ce petit message d’erreur presque habituel pour les habitants du pays. Ainsi, le voir apparaître pour Steam en 2017 aurait pu n’être qu’un énième cas de censure. Mais ce fut plutôt l’interdiction de trop.

C'est dans l'intérêt public de s'assurer que des mesures immédiates sont prises contre des contenus de ce type pour éviter qu'ils ne heurtent certaines populations.

Salleh Said Keruak, ministre du multimédia malaisien

Twitter ne tarda pas à s’offusquer. Le hashtag #potongsteam (utilisé pour parler de cette nouvelle interdiction) décrocha rapidement la première place des tendances malaises. Entre les joueurs effrayés à l’idée que cette décision tue tout l’eSport malais (notamment sur DOTA) et ceux mécontents de ne pas pouvoir s’offrir les dernières sorties, on retrouve quelques tweets disant ouvertement “ça suffit !”. La fermeture de Steam est la goutte d'eau qui fait déborder le vase de la censure et certains appellent à changer les choses lors du prochain scrutin électoral. Autant dire que le gouvernement est forcé de constater qu’il est allé un peu loin en bannissant toute une plateforme pour un seul jeu.

Valve de son côté n’avait pas non plus intérêt à laisser la situation croupir ainsi. Si quand on parle jeu vidéo, la Malaisie n’est sans doute pas le premier pays qui vous vient en tête, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas un certain poids pour l’industrie. Selon le cabinet d’analyse Newzoo, la Malaisie se plaçait à la 21e place des pays ayant généré le plus de ventes de jeux en avril 2017 (avec 586,682,000 $). Vous comprenez donc pourquoi Valve a aussitôt réagi, cherchant par tous les moyens à parvenir rapidement à un arrangement avec le gouvernement malais.

En ce moment même, les joueurs en Malaisie peuvent accéder à leur bibliothèque de jeu sur Steam, mais l’accès à la boutique Steam a été bloqué par des opérateurs télécom malais. D’après les retours que nous avons lus, cela est dû à un seul jeu qui entre en conflit avec certaines lois locales. Nous avons contacté les développeurs, retiré le jeu et essayons actuellement de rentrer en contact avec les gouvernants malais pour mettre fin au blocage. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée.

Communiqué de Valve

Toute cette histoire n’aura duré qu’une journée. Le 9 septembre, Valve annonce fièrement le retour de sa plateforme en Malaisie. La seule condition ? Que le jeu qui a causé tout ce grabuge soit définitivement retiré de la plateforme (du moins en Malaisie). Une censure toujours présente donc, mais le retour de Steam suffit à calmer la grogne montante et à faire oublier au peuple malais cette mésaventure. Mais il y en a un que toute cette histoire empêcha de sombrer dans l’oubli : le jeu derrière tout ceci, Fight of Gods.


Fight of Gods : une polémique divine

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Connaissez-vous Digital Crafter ? Il y a à vrai dire peu de chances. Ce studio taïwanais n’a en effet pas su se faire un nom dans le monde du jeu indépendant. Avant 2017, son palmarès se cantonnait à des petits jeux ayant suscité peu d’intérêt et se révélant assez moyens (Lamia's Game Room, Jungle Z, Destruction). Autant dire que les développeurs Digital Crafter n’étaient pas prêts pour ce que leur réservait Fight of Gods. Et pourtant la polémique était prévisible. Même si vous n’avez jamais entendu parler de Fight of Gods, une toute petite réflexion couplée à quelques bases d’anglais suffiront sans doute à comprendre pourquoi.

Car comme son nom l’indique, le jeu de Digital Crafter est un jeu de combat dans lequel les combattants sont … des Dieux. Pour le coup, les Taïwanais ont fait preuve d’une certaine diversité. Entre Jesus, Anubis, Freyja, Susanoo, Bouddha ou encore Athéna, la plupart des croyances y sont représentées. En un sens, les développeurs se sont même montrés assez respectueux. Car si on pourrait déplorer l’absence de la religion musulmane par exemple, le manque de représentation est en accord avec certains hadîths jugeant ce genre d’illustrations impures.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?
Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Pour ce qui est du jeu en lui-même, on est sur un jeu de combat assez classique avec ses combos et ses barres de vie à faire descendre à grands coups de poing. Outre ses combattants pour le moins originaux, le titre peine à se démarquer, si ce n’est par ses nombreux défauts. Une rigidité de gameplay catastrophique, un manque d’équilibrage évident entre les différents personnages et des graphismes aux fraises comparés aux standards de l’époque… Les défauts ne manquent pas dans ce jeu pas si divin que cela. Mais, vous vous en doutez, ce ne sont pas pour ces raisons que le jeu s’attira autant de foudres. Faire se battre des entités divines, ça ne passe pas. En Malaisie, cela tombe même sous le coup de la loi :

L'accès à ce site a été interdit conformément à la Section 263(2) de l'Acte des Communications et du Multimédia en raison d'une violation de la loi malaisienne suivante : Acte des Communications et du Multimédia de 1998

Cet acte accordait à la commission chargée de la communication et du multimédia le droit de superviser et réguler tout contenu foulant le sol malais, sans trop de précision. Un intitulé volontairement large qui a permis au gouvernement de fermer Steam sans autre forme de procès, avant de bannir le jeu lui-même. Et ils ne furent pas les seuls à opter pour cette solution. Les autorités thaïlandaises ont directement demandé à PQube, l’éditeur du jeu, de le retirer de la vente dans leur pays. La raison ? Le bouddhisme serait malmené dans Fight of Gods. Au moins, Steam fut cette fois-ci épargné.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Tragique destin pour Fight of Gods ? Et bien oui et non. Car si se fermer ainsi successivement à des marchés nationaux n’est pas bon pour les affaires, l’effet polémique peut l’être. PQube a pu constater la véracité de l’expression bad buzz is good buzz. Grâce à toute cette histoire, Fight of Gods a gagné une certaine notoriété, et ce dans le monde entier. Si on ne connaît pas les chiffres de ventes du titre, les très bonnes évaluations de ce dernier sur Steam ainsi que les quelques vidéos titrées “On joue à un jeu banni !!!” laissent entendre que le jeu a rencontré un certain succès. Avec des si et des mais on mettrait Paris en bouteille, dirons certains, mais il n’empêche que le titre avait bien peu de chances d'autant fonctionner sans cette petite pincée de polémique religieuse. Un thème qui a d'ailleurs souvent tendance à susciter des indignations de tous les côtés.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Religion et jeu vidéo : un sujet plus que sensible

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Peu importe le jeu, traiter de religion n’est jamais une mince affaire. Vous n’imaginez pas le nombre de titres qui ont rencontré quelques problèmes sur ce plan. Prenez LittleBigPlanet par exemple. La sortie du jeu avait dû être repoussée à la dernière minute car la bande-son comprenait des passages du Coran. Dans le même esprit que Fight of Gods, on retrouve le MOBA SMITE qui mettait également à l’honneur diverses divinités. Mais les associations hindouistes n’ont pas vu cette initiative d’un très bon œil, lançant notamment une pétition pour protester contre cette représentation.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Même des jeux frôlant le prosélytisme ont été pointés du doigt par des fidèles. C’est notamment le cas de I Am Jesus Christ, un petit jeu de SimulaM vous proposant de marcher dans les pas de la figure chrétienne et qui devrait sortir dans le courant de l’année. Directement inspiré du Nouveau Testament, ce titre invite les joueurs à incarner Jesus, de sa naissance à sa fameuse résurrection. Sur la page Steam du jeu, les développeurs nous promettent de réaliser des miracles à foison et de rencontrer des figures bibliques importantes. Un concept assez particulier qui avait su intriguer le monde du jeu vidéo au moment de son annonce, mais surtout choquer de nombreux croyants.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Mais bien avant tout cela, il y a eu un jeu dont le principe va sonner familier à vos oreilles : Faith Fighter sur le site Molleindustria. Dès 2008, ce petit jeu faisait s’affronter différentes divinités issues de religions contemporaines. Outre les graphismes ouvertement cartoonesques, un autre point le différenciait de Fight of Gods : Faith Fighter portait un véritable message. Faire s’affronter les Dieux de croyances différentes était un moyen pour les développeurs de dénoncer l’intolérance, dont était d’ailleurs tout particulièrement victime l’Islam. Néanmoins, le message ne fut pas compris de tous. Les créateurs de Faith Fighter reçurent de nombreuses menaces, les poussant à rendre leur titre inaccessible.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Si une organisation institutionnelle n’a pas compris l’ironie et le message derrière Faith Fighter, et qu’elle affirme que le jeu promeut l’intolérance, nous avons tout simplement échoué.

Quelque temps plus tard, ils délivrèrent, non sans faire preuve d’un certain sarcasme, une suite non-violente à Faith Fighter. Dans Faith Fighter 2, le but n’était plus de se battre, mais de donner de l’amour à toutes les religions.

Notez que Molleindustria est un site/collectif habitué à ce genre de polémique. Il faut dire que sa position n’aide pas. En voulant montrer que le jeu vidéo peut être bien plus que du simple divertissement, ce collectif propose des jeux plus satiriques et engagés les uns que les autres, et cela ne plaît pas toujours à tout le monde. L’un de ses titres les plus connus traite d’ailleurs également de la religion, et plus particulièrement de la pédophilie dans l’église : Operation Pedopriest. Un sujet des plus sensibles qui, comme vous pouvez vous en douter, n’enchanta pas les principaux concernés. Le gouvernement italien ne tarda d’ailleurs pas à contacter les développeurs pour leur demander, non sans une certaine insistance, de retirer le jeu de leur site. Ce qu’ils firent avant de bien évidemment le rendre à nouveau disponible quelque temps après (tout comme Faith Fighter d’ailleurs). En tout cas, vous l’aurez compris, faire un jeu qui parle de religion est le meilleur moyen de le voir se faire bannir, ou même bloquer la plus grosse plateforme de vente de jeux sur PC, rien que ça.

Comment la censure a poussé un pays à fermer Steam ?

Pour ce qui est des Taïwanais à l’origine de Fight of Gods, ils ont continué sur la voie du jeu de combats. Après les Dieux, ce sont des memes animaliers qui se sont affrontés dans Fight of Animals, puis Fight of Animals : Arena. Si le premier avait suscité un certain engouement, il s’estompa avec la sortie du second. Depuis, le studio n’a rien sorti de notable et semble condamné à rester dans les mémoires comme celui ayant été responsable de la fermeture de Steam dans tout un pays. La Malaisie de son côté n’a pas franchement adouci sa législation concernant la censure. Récemment, c’est le manga l’Attaque des Titans qui en a fait les frais. Pour éviter la nudité, les versions malaises montrent des titans affublés de sous-vêtements… Cinq après, il reste donc encore bien des progrès à faire…

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Commentaires
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Jay_Shovelwater
Jay_Shovelwater
MP
le 13 avr. à 08:43

N’empêche, si les Dieux se mettaient sur la gueule parmi… les gens arrêteraient peut être de les prendre pour de faibles et de se sentir obligés de les défendre…

adieu guerres de religion, adieu attentats stupides, adieu… laissons tout Ça aux Dieux. Et qu’ils se débrouillent.

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