J'avais déjà fait par le passé un petit "test" sur Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball. Restons aujourd'hui dans la même période... et dans le même thème !
Comme beaucoup d'entre vous en 2003, pour se tenir informé de l'actualité vidéoludique, il fallait passer par la papeterie du coin et acheter les magazines spécialisés. Internet en était encore à ses balbutiements, nous étions loin des smartphones, des notifications push et des réseaux sociaux qui nous bombardent aujourd'hui d'informations en permanence.
Eh oui, à cette époque, si tu voulais connaître les prochaines sorties, il fallait te bouger !
La première Xbox a d'ailleurs eu un démarrage assez compliqué. La console de Microsoft débarquait alors que la PlayStation 2 et la GameCube étaient déjà solidement installées. Pourtant, avec le recul, elle reste l'une des consoles les plus novatrices de sa génération.
Revenons à nos magazines. À cette époque, il sortait régulièrement des compilations de démos permettant d'essayer les futurs jeux sur notre console préférée. Petite pensée au mythique CD "Démo 1" de la PS1 ou encore aux disques fournis avec les PlayStation Magazine, avec leurs menus ultra colorés accompagnés de musique techno des années 90 capables de provoquer une crise d'épilepsie avant même d'avoir lancé un jeu !
Sur Xbox, c'était la même chose. Le Xbox Magazine était accompagné d'un DVD contenant une dizaine de démos jouables ainsi que quelques bandes-annonces de futurs jeux. On retrouvait régulièrement ces compilations dans les vide-greniers pour quelques euros.
Ce jour-là, après avoir essayé pratiquement toutes les démos du disque, il ne me restait plus qu'Outlaw Volleyball. À 14 ans, on rêve davantage de Halo, Burnout 3: Takedown, Dead or Alive 3 ou encore Fable que d'un simple jeu de volley-ball.
Mais étant curieux de nature, je lance quand même la démo.
Le contenu est forcément limité : seulement trois personnages jouables et un unique terrain. Mais c'était largement suffisant pour se faire une idée du jeu.
Et là... grosse surprise.
Outlaw Volleyball est le genre de jeu FUN comme on n'en fait plus aujourd'hui. Ici, aucun réalisme. Tout est caricatural et poussé à l'extrême : l'évadé de prison couvert de tatouages, la bimbo californienne, le hooligan irlandais, le rappeur du Bronx, l'Indienne rebelle... Chaque personnage semble tout droit sorti d'une parodie.
On peut personnaliser ses personnages avec plusieurs dizaines de tenues différentes, chacune accompagnée de sa petite musique d'introduction qui reste rapidement en tête.
Mais la véritable particularité d'Outlaw Volleyball, celle qui le distingue de tous les autres jeux de volley, c'est la possibilité d'interrompre le match pour... se battre !
Oui, vous avez bien lu.
Entre deux services, il est possible de choisir un adversaire et de lui régler son compte à coups de poings. C'est complètement absurde, totalement assumé et absolument hilarant en multijoueur.
Le gagnant de la bagarre remplit sa jauge spéciale, lui permettant ensuite d'effectuer son "coup spécial" : un smash surpuissant souvent accompagné d'acrobaties improbables, quasiment impossible à arrêter.
À chaque point marqué ou encaissé, les personnages en profitent pour s'insulter, se féliciter, se provoquer ou se faire des blagues. Le jeu reste constamment dans l'exagération et la caricature, ce qui participe énormément à son charme.
Avec mes amis de l'époque, nous avons tellement apprécié cette simple démo que je suis finalement allé acheter le jeu complet quelques semaines plus tard.
Alors non, Outlaw Volleyball n'est pas le jeu du siècle. Son gameplay reste assez simple et son concept peut sembler répétitif sur la durée. Mais il remplit parfaitement sa mission : offrir un moment de détente immédiat, des fous rires et des soirées mémorables entre amis.
C'est typiquement le genre de jeu "arcade" qu'on lançait sans réfléchir, juste pour s'amuser.
Les développeurs ont d'ailleurs repris la même formule avec Outlaw Golf par la suite. Je n'ai malheureusement jamais eu l'occasion de l'essayer ...
Ma note : 16/20
Un jeu complètement idiot, totalement caricatural, parfois même de mauvais goût... mais terriblement amusant. Une véritable capsule temporelle du début des années 2000 et un excellent souvenir de ma première Xbox.