Starfield : L’Infini à Portée de... Chargement
Ah, Starfield. Bethesda nous avait promis les étoiles, et ils nous ont carrément livré tout l’univers, ou du moins, une version de l’univers où les lois de la physique sont aussi stables qu’un château de cartes dans une soufflerie. C’est le triomphe absolu de la liberté totale.
Une Liberté de Mouvement... Transcendantale
On nous a vanté l'exploration de mille planètes. Ce qu’on ne nous avait pas dit, c’est que la liberté de mouvement inclut la possibilité de traverser le sol à tout moment pour aller explorer le noyau de la planète en mode "fantôme". C'est une vision audacieuse : pourquoi se contenter de marcher sur la terre ferme quand on peut léviter à 15 centimètres au-dessus du sol en position T-pose pour affirmer sa dominance sur la faune locale ?
L'immersion est telle que parfois, votre vaisseau décide de prendre sa liberté lui aussi en s'envolant sans vous, vous laissant seul sur une lune déserte à contempler le vide spatial à travers la texture d'un rocher qui a oublié de charger.
Le Choix Absolu (Surtout celui de Rebooter)
La liberté de choix est au cœur de l'expérience :
Le choix diplomatique : Convaincre un pirate de poser son arme.
Le choix tactique : Utiliser un jetpack pour contourner l'ennemi.
Le choix métaphysique : Décider si l'on continue la quête alors que le PNJ important a la tête pivotée à 180° et refuse de nous parler parce qu'il est occupé à monter un escalier invisible.
Les dialogues sont d'une profondeur rare, surtout quand l'interlocuteur décide de fixer intensément un mur derrière vous tout en discutant du destin de l'humanité. C’est une forme d’art abstrait que seul un moteur de jeu vieux de vingt ans peut offrir avec autant de panache.
Une Stabilité... Créative
Les bugs ? Non, parlons plutôt de "surprises émergentes".
Quoi de plus poétique qu'un compagnon de voyage qui court au plafond ?
Quoi de plus gratifiant que de voir son inventaire disparaître dans une faille spatio-temporelle ?
Bethesda ne nous donne pas un jeu fini, il nous donne un bac à sable où même la gravité est une suggestion optionnelle. C'est une expérience interactive où le véritable ennemi n'est pas la Flotte Cramoisie, mais le redoutable "Retour au Bureau" (CTD) qui survient pile au moment où vous admirez un lever de soleil pixelisé.
Conclusion
Malgré ces quelques "ajustements de réalité", il faut se rendre à l'évidence. Entre l'immensité du vide, les visages en pâte à modeler et la joie de voir un seau voler à travers une station spatiale sans raison apparente, l’évidence s'impose.
Il s'agit probablement du meilleur jeu de la décennie.