Alors que la quatrième génération de consoles est pleinement ancrée depuis l’arrivée de la Super Nintendo, la NES continue d’obtenir de bonnes exclusivités en parallèle et Mega Man ne fait pas exception avec un quatrième épisode à la fin de l’année 1991. Plus animée que d’habitude, l’introduction détaille les précédentes victoires de Mega Man et docteur Light avant de révéler l’existence du docteur Cossack, qui envoie lui-même huit nouveaux robots à l’inspiration plus diversifiée que d’habitude : Toad Man, Bright Man, Pharaoh Man, Ring Man, Dust Man, Skull Man, Dive Man et Drill Man. Très joli, le jeu exploite pleinement les capacités de la NES pour proposer de très jolis environnements avec des animations détaillés. On trouve notamment des effets de pluie, des cascades, des effets électriques, des sables mouvants, des nuages, une décharge avec déchets compactés, des décors osseux et plusieurs passages sous-marins.
L’inventaire se veut bien plus ergonomique avec Rush trampoline disponible d’emblée, Rush marine et Rush jet à gagner en plus des capacités des boss, ainsi qu’un générateur de ballons et un grappin pour s’accrocher au plafond cachés dans les niveaux. Pour accompagner la glissade, l’innovation principale reste le Mega Buster, qui permet d’envoyer une puissante boule d’énergie en chargeant le tir de base. Bien plus accessible que ses prédécesseurs, Mega Man 4 se veut toujours aussi inventif dans son level design avec divers plates-formes mouvantes ou qui se désintègrent par une des extrémités dès qu’on monte dessus, des pistons écraseurs, des sauterelles servant de monture sur des piques, des rochers qui tombent péniblement du plafond ou des ennemis à ne pas tuer si on ne veut pas se retrouver dans le noir. En dehors des créatures classiques, des baleines, escargots et hippopotames géants font aussi leur apparition.
Une fois les huit robots vaincus, le château du docteur Cossack comporte plusieurs niveaux avec des surfaces glissantes, de la neige qui ralentit, un défilement automatique dans le ciel ou encore des plates-formes aux piques changeantes. Les boss plus imposants sont toujours de la partie et une fois la machine de Cossack détruite, un nouveau twist scénaristique dévoile que sa fille était en réalité retenue en otage par Wily pour le pousser à s’en prendre à Mega Man. La traditionnelle forteresse se dévoile alors avec des défis comme des sauts à gérer dans l’eau en évitant des pointes mortelles et la fameuse gestion des blocs qui apparaissent petit à petit. Parmi les boss, on peut retenir Metall Daddy, une version géante des petites créatures coiffées d’un casque de mineur, ainsi qu’un premier combat difficile face au docteur Wily dans sa capsule personnelle. Un bon jeu qui fait efficacement perdurer la saga dans la seconde moitié de la vié de la machine !