Parce qu’il n’y a pas de jeu, il n’y aura pas de critique, pas de commentaire, pas d’analyse. Juste quelques mots pour une invitation à venir perdre quelques instants de temps. Quelques minutes, à peine une dizaine, pas grand-chose. Pas d’inquiétude, il n’y aura rien à faire, presque rien. Alors pourquoi en parler ?
Parce qu’à l’aune d’une nouvelle ère du numérique, aux détails toujours plus foisonnants, aux scénarios toujours plus exigeants, il existe encore quelques plaisirs singuliers et dépouillés, émergeants des bouts de ficelles du flash, qui, parfaitement liés, brodent avec génie et montent en épingle une véritable réflexion du virtuel.
Sous sa forme d’incontrôlable Meta jeu, There is no game convie le non joueur à la table de la farce. Car c’est en tentant d’embobiner ce petit théâtre vidéo ludique, de le déboulonner, de le faire taire, que l’on finira, à la fois spectateur et acteur par se laisser abuser.
Libre à lui désormais de décider s’il s’y sera amusé.