15/20 — Bon
Développé par le studio italien Little Sewing Machine, Bye Sweet Carole est un jeu atypique dans lequel le joueur incarne Lana Benton, jeune pensionnaire d’un orphelinat des débuts du XXème siècle qui subit le harcèlement de ses camarades et le courroux de son instructrice. Attristée par le départ inexpliqué de son amie Carole, elle est victime d’hallucinations qui la font se retrouver dans un monde imaginaire proche de celui d’Alice au Pays des Merveilles, dont elle serait la souveraine menacée par une entité maléfique. Véritable allégorie d’une époque où les femmes ne sont encore représentées que comme des prétendantes potentielles à un bon parti, le jeu surprend par ses graphismes dessinés à la main qui rappellent fortement l’âge d’or des films d’animation Disney.
Le gameplay lorgne quant à lui du côté de Clock Tower, Bye Sweet Carole se jouant comme un survival horror narratif en vue de côté où l’héroïne doit trouver son chemin, résoudre des puzzles et échapper à d’effrayants personnages, parfois façon Little Nightmares. Parsemé de belles cinématiques animées et de situations d’une grande variété, le jeu permet en outre de profiter des capacités d’un lapin, de contrôler un garde du corps rocambolesque, de danser à la manière d’un jeu de rythme et même de combattre quelques créatures. Assez maîtrisé, il pèche essentiellement sur sa technique, le jeu souffrant de quelques bugs, de ralentissements et d’une basse résolution qui détone avec la beauté de la direction artistique. Si l’on peut aussi lui reprocher d’avoir un scénario confus, il reste une très bonne expérience qui se démarque fortement de la concurrence.