River City Girl est typiquement le genre de jeu que je n’attendais pas. Sorti de nul part et développé par les américains de WayForward, connu pour leur Série Shantae ou le Contra 4 sur DS, le titre m’a rapidement emballé, notamment par son côté baston des années 80.
Une fois passé l’introduction joliment animée, nous découvrons l’intrigue extrêmement « complexe » de RVG. Misako et Kyoko, deux lycéennes, n’ont plus de nouvelles de leur chéris respectifs. Il n’en faut pas plus pour qu’elles décident de retourner la ville dans tous les sens pour les retrouver. L'’intrigue évoluera au fur et à mesure soit par des dialogues directement intégrés lors des sessions de jeu soit par du motion comics typé manga, le tout ponctué d'humour.
Dans l’ensemble, ça fonctionne, malgré l’impossibilité d’accélérer le rythme des dialogues. La seule possibilité est d’appuyer sur le bouton « passer » pour les zapper complètement. C’est un petit peu gênant notamment sur les combats de boss où vous devez faire systématiquement cette action.
Autre bémol, l’unique langue disponible pour les dialogues est l’anglais ( pour les sous-titres, le japonais, le coréen mais pas le français). Dommage, car l'immersion aurait été encore meilleur dans la langue d'Otomo.
Graphiquement, Way Forward a fait un travail monumental. RVG a une vraie patte graphique grâce à son pixel art bien léché, ces lieux sont extrêmement détaillés, sa direction artistique est également de toute beauté, de même que les multiples animations des personnages.
En parlant de cela, je m’attendais à ce que les héroïnes aient les mêmes coups ou compétences. Dés la fin de l’introduction, il est possible d’en acheter de nouvelles et cela se ressent in-game. Misako est une brute, pouvant enchaîner les coups de poings tandis que Kyoko est plus « douce » avec ses coups de pieds à la Chun-Li.
Le gameplay, lui, est très simple, vous devez juste vous balader de quartier en quartier jusqu’à atteindre un personnage qui fera avancer votre quête. Quelques missions secondaires sont aussi de la partie, histoire de casser un peu la monotonie de cette boucle. Le tout, évidemment, parsemé de baston. Au fur et à mesure, vous gagnerez de l'expérience, qui augmentera votre santé et d’autres statistiques. A noter que je n’ai pas bien compris son intérêt excepté pour la barre de vie. En fait, in-game, on ne voit pas de différence et c’est la même chose pour les ennemis. On va souvent rencontrer les mêmes adversaires tout le long du jeu et j’ai souvent eu l’impression que les ennemis « basiques » ( les écoliers, les pom pom girls, les voyous, les loubards ou les flics) avaient la même résistance du début jusqu’à la fin du jeu alors que la logique voudraient que nous puissions les vaincre beaucoup plus facilement au fur et à mesure de notre progression. Impossible d’ailleurs, de se fier au fameux « color swap » pour montrer la montée en puissance, si c’est le cas, vu qu’à pratiquement chaque affrontement, leur couleur n’est pas la même. De même, il peut arriver que les mobs se bloquent/ ne descendent pas à cause du décor.
A noter qu’il est possible de les recruter, dans certaines occasions et qu’ils vous fourniront un soutien bien venu dans les bastions. Chacun possède une aptitude lié à son gameplay et il est toujours agréable d’avoir un allié sous la main, surtout dans les derniers niveaux.
Vous pouvez également utiliser les armes « classiques » des jeux de baston comme les chaînes ou les battes de base-ball. A noter qu’elles possèdent une physique assez particulière quand vous les lancez et qu’elles peuvent vous infliger des dégâts si vous trop prêts.
Les boss, quant à eux, sont extrêmement sympas à affronter malgré quelques longueurs pour certains lié à leur pattern. C’est cependant face à ces monstres, que la faiblesse du gameplay de baston vous éclatera en pleine figure. Tant que vous êtes en l’air, vous prenez des dégâts et vous pouvez rapidement perdre une grosse partie de votre vie. Certains affrontements peuvent vraiment se finir vite si vous avez trop perdu de vie et que le boss passe dans ces dernières phases.
Il est alors important d’avoir de la nourriture à grignoter disponible dans les nombreux magasins de la ville. Ces derniers participent à l’ambiance de River city avec leur ambiance propre à chacun même si ils ne sont utiles, encore une fois, que dans les derniers niveaux. A contrario, les objets et équipements de soutiens sont anecdotiques à l’exception de 2-3.
Il vous faudra environ 6h pour finir une première partie, avec possibilité de faire un new game + avec de nouveaux éléments débloqués. A deux, l’aventure est vraiment sympa à parcourir même si les musiques, à l’exception de celle du générique, sont un peu retraits et sont oubliées dès que l’on éteint la console.
River City Girl est donc un petit jeu agréable à parcourir seul ou à plusieurs, malgré quelques bugs, entre deux grosses sorties ou si vous voulez un jeu de baston à petit prix.