Sorti seulement trois mois après Mega Man X2 sur la même machine, Mega Man 7 reprend les bases de la série classique avec la glissade simple, les différentes formes de Rush et les réservoirs d’énergie à usage unique, le tout sous une belle direction artistique très colorée, proche d’un dessin animé. L’introduction innove avec une séquence modernisée montrant le docteur Wily qui s’échappe de prison grâce à quatre robots qu’il avait cachés dans un repaire secret. Pour la première fois sans la saga principale, le jeu commence par un court niveau introductif avant de laisser le choix entre quatre niveaux, qui doivent être terminés avant d’accéder aux quatre suivants, rappelant alors la structure des épisodes Game Boy. Mega Man est ainsi amené à affronter huit nouveaux robots : Burst Man, Cloud Man, Junk Man, Freeze Man, Slash Man, Spring Man, Shade Man et Turbo Man.
Bien conçus et dynamisés par de bonnes musiques, les huit niveaux principaux se montrent très variés entre la banquise, l’usine de recyclage, l’entrepôt de pneus, l’usine de substances chimiques, le parc d’attractions et ses ressors envahissants, la jungle et son T-Rex qui nous poursuit, l’institut de recherche météorologique et le château hanté pouvant revêtir un remix du thème musical de Ghosts’n Goblins. En plus de la boutique d’Auto, le robot assistant du docteur Light qui propose divers éléments contre des boulons à récolter, le jeu regorge de secrets bien difficiles à dénicher dans les niveaux. Les interactions avec les décors comme les flammes qui brûlent les arbres de la jungle et le temps qui peut changer dans l’institut de recherche sont vraiment bien pensées, tandis que certains objets cachés nécessitent de faire renifler Rush au bon endroit pour qu’il les déterre. S’il est possible de fusionner avec ce dernier de la même manière que dans Mega Man 6, on peut également trouver l’oiseau Beat, qui sert cette fois-ci à nous repêcher quand on tombe dans un trou.
Mega Man 7 marque aussi la première apparition du charismatique Bass, rival du héros que l’on combat à deux reprises : d’abord seul, puis en fusion avec son loup Treble. La forteresse finale laisse alors place à une nouvelle version de Guts Man, à la tortue géante Gameriser et à la redoutable machine cracheuse de missiles HannyaNED. Si la nouvelle machine de Wily est assez simple à maîtriser quand on utilise les bonnes armes, sa capsule se montre particulièrement coriace à cause d’attaques simultanées très difficiles à esquiver. Maîtrisé de bout en bout, Mega Man 7 comporte même un mode versus accessible à l’aide d’un mot de passe, dans lequel Mega Man et Bass peuvent s’affronter en utilisant divers coups spéciaux. Une magnifique modernisation qui fait plaisir à voir après six épisodes similaires sur NES !