Dans l'univers impitoyable des jeux vidéo autant que dans le monde animal règne la loi du plus fort. La rude concurrence oblige chaque titre à se démarquer s'il espère pouvoir rencontrer un certain succès. C'est exactement ce que fait RISE OF KONG, en soufflant un vent de fraîcheur sur la catégorie des jeux d'action en 3D.
Ce défouloir brutal met en avant deux caractéristiques particulièrement travaillées : tout d'abord, la sauvagerie du primate est retranscrite avec une grande crédibilité, et se perçoit dans les combats. Chaque mouvement du singe géant, que ce soit les coups ou les déplacements, nous permet de ressentir ses particularités physiques, à savoir son poids (non sans agilité, car le simien a du répondant !), mais aussi et surtout, sa puissance brute sans artifices. Ensuite, l'île du crâne 💀 est un personnage à part entière.
La jungle dense et luxuriante qui sert de terrain de chasse à la quête vengeresse du jeune gorille, est un lieu dépaysant, envoûtant de par son atmosphère mystérieuse, et labyrinthique, regorgeant d'objets de collection disséminés ci et là (à ce sujet, notons qu'ils ont tous une raison valable d'exister et ne servent pas qu'à remplir les environnements, la découverte d'un nouveau collectible est source de joie, mais développe aussi le lore), l'exploration gagne alors en intérêt.
Les graphismes à moitié cartoon et les bruitages d'ambiance (constitués de percussions tribales et de sons immersifs de la nature hostile) sont eux aussi deux aspects intéressants qui forgent la personnalité de RISE OF KONG.
Je m'adresse maintenant aux joueurs qui ont injustement massacré ce jeu, et par extension les pauvres de développeurs qui s'en sont pris plein la gueule : un passionné devrait voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Bébé Kong a vu sa famille se faire massacrer, n'est-ce pas suffisant ? Ce chouette beat them all n'a pas à subir le même sort.
Critiquer afin de satisfaire son égo et se donner de l'importance ne vous rend pas meilleurs. Au contraire vous vous fondez dans la masse détestable et saturée de vidéastes et autres petits scribouillards insignifiants persuadés d'être des experts.
Si l'on en croit certains écrits, RISE OF KONG aurait été conçu en à peine un an. Eh bien moi je tire mon chapeau au studio Iguanabee qui en un si court délai, a su tirer son épingle du jeu sans mauvais jeu de mots !
L'amour de leur métier et leur expérience leur ont permis, malgré les contraintes, de fournir un divertissement plus que correct pour ne pas dire cool, sans bogues rédhibitoires ni même un seul plantage.