Présenté souvent comme un jeu d'horreur, The Town of Light est plutôt à classer dans la catégorie "drame" dont le genre principal demeure celui du jeu d'aventure.
S'inspirant de lieux réels (l'asile Charcot de Volterra, en Toscane), le jeu verse plutôt dans l'émotion et se dote d'une atmosphère assez glauque (le triste destin d'une patiente de 16 ans dans les années 40).
La contemplation et la mélancolie parcourent ce titre, mais aussi la violence et la barbarie des techniques employées pour "guérir" les maladies mentales. Au delà, c'est aussi une réflexion sur le temps qui passe, l'hôpital n'étant plus que ruines dont les esprits des patients torturés hantent encore ses murs ; photos, lettres, effets personnels, dossiers, témoignent d'une époque révolue et de toute la détresse humaine du passé de ces lieux.
Graphisme/ esthétique : Plutôt bons pour un petit jeu indépendant comme celui-ci. Après l'avoir terminé je suis allée voir les vraies images du lieu et la ressemblance est vraiment bluffante.
Scénario : Une bonne histoire, vraiment triste, presque déprimante. A la fin vous en restez un peu secoués car loin des "happy ends" habituelles. Le malaise est parfaitement retranscrit et s’adapte parfaitement au sujet traité.
Jouabilité : Réduite au strict minimum comme c'est souvent le cas pour les petits jeux (mais cela peut suffire à en faire un grand jeu, il n'y a qu'à voir le superbe Outlast). Le jeu offre assez peu d'interactions, mais cela suffit car ce que le jeu veut, c'est raconter son histoire.
Bande son : Bonne. La musique apporte sa touche de mélancolie à l'ensemble. Le jeu n'a pas été doublé en français mais je vous conseille de jouer avec l'audio italien pour un maximum d'immersion (plus adapté que l'anglais par exemple).
Durée de vie : Comptez environ 3 - 4 heures environ sans vous presser. Comme il y a plusieurs embranchemens dans l'histoire cela rallonge un peu la durée de vie mais ne vous attendez pas à des embranchements à la Quantic Dream, ici ça reste limité, il s'agira de répondre différemment aux QCM.
Pour conclure, je dirai que The Town of Light est un bon petit jeu d'aventure pour le joueur qui recherche un jeu avec une bonne atmosphère et une bonne dose de mélancolie. C'est un jeu plutôt sombre, les thèmes abordés sont durs (viols, violence mentale et physique, thérapies chocs, etc.) et ont le mérite d'être pour une fois traités sans détour.
Après si c'est le frisson de l'horreur que vous cherchez, allez plutôt du côté d'autres petits jeux comme Slender ou encore plus flippant, Don't Knock Twice.
PS : La note est adaptée au type de jeu à savoir un petit jeu indépendant loin des grosses productions, donc avec moins de moyens.