Le test étant particulièrement complet, je vais seulement me concentrer sur 2-3 points qui pourraient être rédhibitoires pour certains joueurs :
En premier lieu, le jeu n'a pas eu droit à une localisation française, nous avons seulement droit à l'Anglais pour les textes, et à l'Anglais ou Japonais pour les voix.
C'est vraiment LE gros point noir du jeu. En effet, même s'il n'est pas nécessaire de maîtriser l'anglais pour pouvoir en profiter, des bases vraiment solides sont toutefois recommandées vu le nombre d'informations et de tutoriels à assimiler.
Ajoutez à ça des menus et une carte assez obscurs au premier coup d'oeil, et vous obtenez un jeu qui pourra en faire fuir plus d'un.
Mais celui qui sera assez tenace pour passez la barrière de la langue et de l'ergonomie assez surprenante et perturbante (surtout sur console de salon), se retrouvera face à un jeu réellement long et passionnant, qui vous fera subir le "syndrome Civilization" aussi dit du "encore-un-dernier-tour-et-je-vais-me-coucher".
De nombreux scénarios et seigneurs de guerre à jouer, et de très nombreux "officiers à collectionner", feront le bonheur (ou le malheur) des complétistes.
Et nul besoin d'être un stratège à la Zhuge Liang (ou, dans ce cas ci, à la Hanbei Takenaka) pour en profiter.
En effet, même s'il faudra du temps pour vraiment maîtriser toutes les subtilités de ce jeu, une difficulté totalement modulable s'offre à nous. Vous voulez que vos armées infligent 200% de dégâts à des rivaux qui eux n'en feront que 50 (ou inversement) ?
Aucun problème. Idem pour l'or et les différentes ressources disponibles et plus d'autre réglages.
Ceux qui veulent se faciliter encore plus la vie pourront également lors de chaque tour laisser leurs seigneurs de guerre se charger de la vie politique pendant que l'on s'occupe seulement de gérer le mouvement de ses armées.
Pour finir mon pavé que j'avais l'intention de faire plus court, je me contenterais de dire que si l'anglais ne vous rebute pas (ou même si vous voulez vous améliorer dans ce domaine, car le jeu nous fait vraiment pratiquer la lecture de cette langue) et que vous ne prenez pas peur dans les très nombreuses options et statistiques que nous offrent les menus, alors n'hésitez surtout pas à acheter ce jeu, que vous soyez fan d'histoire japonaises ou non, un stratège né habitué à des jeux comme Civilization ou Crusader Kings, ou un stratège du dimanche.
C'est aussi un 16 pour ma part, avec une grosse pénalité pour la non localisation qui risque de malheureusement faire rester ce jeu au statut de "jeu de niche" comme son frère des trois royaumes chinois ou son "spin-off" qu'est la trilogie Kessen.