Jadis très surpris par les joies rafraîchissantes de Sled Storm sur PS1, j’ai acheté ce jeu dans l’espoir d’y retrouver le fun transmis entre temps à la franchise Motorstorm, dont Artic Edge est sorti la même année, dans un genre très similaire mais encore plus complet et plus fou. Le moins que l’on puisse dire de prime abord c’est qu’on est loin du compte. Pas de raccourcis cachés ou de bifurcation, la météo change très peu, les modes sont d’un très grand classicisme… le manque d’ambition apparaît en fait à tous les niveaux. Le jeu se boucle en une après midi, d‘autant qu’il n’y a qu’un seul niveau de difficulté et que plusieurs tracés exploitent les mêmes portions. Un mode carrière, un mode circuit simple et un mode réseau déserté, pour un total de 25 défis répartis dans 5 pays (Canada, USA, Norvège, Suède et Russie). Parmi ces défis, l’essentiel consiste à remporter des courses en circuit fermé sur neige ou piste, auxquelles s’ajoutent 3 snowpark pour s’exercer à l’art des pirouettes. Exception pour la Norvège, pays spécialisé dans les courses de pentes, où le premier qui arrive en haut a gagné. Honnêtement la carrière fait vraiment cheap avec un classement anecdotique et des informations qui s’affichent sur un portable ringard qui en dit long. Des primes, des véhicules plus puissants, des skins pour le pilote et de nouvelles couleurs pour les pièces des motoneiges récompensent les victoires, un garage permettant ensuite de personnaliser et de booster le minimum qu’on nous propose. La réalisation demeure propre avec de beaux parcours baignés par le soleil, exception faite de l’unique circuit de nuit qui rend pourtant très bien à la fin du jeu. Les tracés sont totalement balisés, point de hors piste et encore moins de poudreuse profonde à trancher, de tunnels cachés ou de passages secrets à travers les bois. Non, ici, le moindre écart vous sera sanctionné d’une fraude synonyme de violents respawn express sur la piste, perte de temps à la clé. D’ailleurs tout est fait pour vous décourager de sortir vous balader, même involontairement puisque les filets qui bordent les chemins sont durs comme du béton et auront vite fait de vous envoyer par terre. Donc il faudra se contenter de parcours plus ou moins sinueux et bosselés, parfois en partie gelés. La prise en main est on ne peut plus standard pour un jeu de course. Accélérer, freiner, utiliser le boost, sauter, un bouton pour changer de vue et 2 gâchettes jointes aux directions du stick pour effectuer des figures aériennes comme les Superman ou des poiriers, ou encore des loopings avant ou arrière. Le minimum vital donc pour cette production de courses un peu trop paresseuse et scolaire.