Curse est un bon jeu même s'il souffre de défauts non négligeables : manque de mise en scène, IA parfois défaillante, bugs, bons sons mais très mal réglés, carte qui ne sert strictement à rien, et jouabilité très mal pensée. Et c'est essentiellement ce dernier point qui plombe le titre (et la note). La maniabilité n'est pas mauvaise en soi, c'est plutôt la façon dont sont gérées les caméras qui pose problème. Les angles de vue sont très bons, mais changent toujours à des moments inopportuns, vous faisant systématiquement aller dans une autre direction que celle que vous aviez envisagée. C'est à croire que les développeurs n'ont pas joué à leur propre jeu pour ne pas avoir corrigé ce défaut insupportable, car il faut le dire, c'est vraiment insupportable ! Le jeu semble d'ailleurs inachevé comme en atteste la fonction vibration qui peut être sélectionnée ...mais qui ne fonctionne pas ! Bref, dans ce survival on hurle beaucoup, non pas d'effroi, mais de rage... Heureusement, il reste beaucoup d'aspects positifs qui viennent sauver le titre. L'ambiance est excellente, l'époque est bien choisie, et les graphismes sont plutôt réussis, tout comme l'animation des personnages d'ailleurs. L'histoire est intéressante, et ponctuée de phases d'explorations et de résolutions de puzzles, et bien entendu, de combats. Ces derniers bénéficient d'ailleurs d'un système à la fois original et fidèle au genre. Ils ne sont pas durs, mais demandent tous une certaine technique et un certain timing, et cet aspect est le bienvenu. Maintenant, c'est un titre très old school, à réserver aux passionnés du genre, patients et tolérants avec ce type de jeu de surcroît. Je le déconseillerais donc à toute personne qui n'aurait pas connu l'époque de ces jeux vidéo un peu poussifs mais pourtant pleins de charme et de qualités. Pour ma part, c'est ce dernier point que je retiendrai, car Curse m'a fait passer un très bon moment............................. (NOTE À L'ATTENTION DU TESTEUR : Darien se fout de l'Égypte et de l'égyptologie comme de l'an 40 comme on peut le lire dans la notice. C'est Victoria la passionnée, lui n'étant là qu'en tant qu'ami et chevalier servant de la demoiselle).