Jeu de tir dans la plus pure tradition, Vampire Night s'apprécie de la première seconde jusqu'à la dernière. L'univers vampire est fouillé, la direction artistique soigné et les ennemis et boss à abattre sont variés. La progression n'est pas linéaire, puisqu'il y a plusieurs passages disponibles selon si l'on rate ou pas certaines actions. Le tout est intuitif et d'un fun immédiat, comme tout bon jeu de tir qui se respecte. Seulement les graphismes sont un peu datés, car le jeu est sorti en début de vie de la PS2 ; et les musiques remplissent leurs fonctions d'ambiances sans être plus qu'autre chose que banales. Quant aux voix françaises... juste ridicules. Comme souvent dans les jeux arcade, l'aventure est courte avec ses 6 niveaux, le but étant d'y rejouer le plus possible pour améliorer le score et débloquer quelques contenus.
En plus du mode Arcade qui reprend le jeu classique, Vampire Night dispose d'un mode Spécial mais surtout d'un mode Entraînement intéressant. Ce dernier propose plusieurs épreuves différentes pour apprendre à mieux maîtriser les techniques de tir avec, à la clé, des bonus utilisables dans le mode Spécial si le troisième niveau de chaque épreuve est gagné. Autant le dire tout de suite, c'est corsé de tout gagner, mais le challenge est là et nous incite à toujours redoubler d'effort. Le mode Spécial, avec son système de bonus à acheter et à gérer donne une nouvelle façon d'aborder le jeu, plus large qu'en Arcade. Bien évidemment, avec un autre joueur, Vampire Night devient encore meilleur.
Si on veut vulgariser Vampire Night, on dirait que c'est un House of the Dead version vampire, mais au final il vaut plus qu'une simple copie, son univers travaillé et ses modes de jeux lui donne plus de personnalité.