Midnight Club est un jeu sympathique à bien des égards ainsi qu’un bon défouloir.
Sorti en même temps que la PlayStation 2 chez nous, il propose des courses urbaines exclusivement nocturnes en open-world, en l’occurrence dans les villes de New-York et Londres. Contexte urbain oblige, on doit composer pendant nos courses avec la présence de la police et de la circulation. Les circuits sont par ailleurs matérialisés par de simples points de contrôle, ce qui laisse la liberté à chaque concurrent d'emprunter le chemin et les raccourcis qu'il veut.
Le gameplay du jeu est très arcade et le joueur est plongé dans une ambiance kéké/gangsta très caricaturale. On entend par exemple nos adversaires nous provoquer durant les courses en usant d’un argot du plus mauvais effet. Quant à la physique du jeu et à la gestion des collisions, le tout s’avère assez hasardeux.
Le gros du challenge est constitué du mode Carrière, que l’on fait avancer toujours de la même façon. On repère d’abord un adversaire sur la carte, symbolisé par une grosse flèche rouge, on le suit jusqu'au point de départ d'une course, on le bat lui et ses sbires, il nous donne son numéro de téléphone, on l'appelle, on le bat en duel puis on effectue plusieurs courses contre lui, en duel ou avec ses acolytes, jusqu'à ce qu'on le dépossède enfin de toutes ses voitures. Puis on répète le procédé jusqu'à accéder au champion de la ville après en avoir fini avec les 3 lieutenants de chaque ville. Il faut noter que les duels sont en temps limité, ce qui rajoute une difficulté supplémentaire puisqu'on peut perdre même en étant en première place. La carrière de Midnight Club vous retiendra ainsi quelques heures à peine mais sa durée de vie est rehaussée par le fait que l’IA est d'un bon niveau et propose souvent un challenge réel, même si son pathfinding a des défauts.
D’un point de vue graphique, si les visuels de Midnight Club étaient bien sympathiques en l'an 2000, ce n’est évidemment plus le cas aujourd’hui et le jeu pique vraiment les yeux. Les musiques, quant à elles, sont répétitives et soûlantes et les bruits de moteur tirent souvent sur la tondeuse à gazon. Enfin, les voix des personnages sont peu compréhensibles à cause d’un son de mauvaise qualité. En résumé, c’est toute la bande-son qui est de piètre qualité.
Enfin, différentes voitures de plusieurs types sont disponibles, avec un certain nombre de déclinaisons à chaque fois. Les véhicules se débloquent en avançant dans la carrière mais aussi via le mode arcade ou en trouvant des cercles lumineux très bien dissimulés dans l'open-world, ce qu'on fera généralement en mode libre. Car oui, il y a également un mode arcade et un autre pour se balader tranquillement.
En conclusion, Midnight Club représentait une belle vitrine technologique pour la PlayStation 2 à l'époque et propose un open-world rafraichissant, une ambiance cohérente mais un gameplay assez plat, une bande sonore horripilante et une courte durée de vie.