Après une première partie bien structurée mais sans grande surprise, la suite s'envole avec brio, servie par une mise en scène éclatante. Les personnages esquissés dans DDS1 prennent une dimension inattendue : Gale est redoutable de charisme, Argilla de plus en plus touchante, même l'agaçant cielo devient attachant. Quant à Serph, on va en savoir plus sur lui, beaucoup plus. Les dix premières heures (voire vingt premières) sont de très haut vol : course-poursuite dantesque avec un monstre de cauchemar, cinématiques renversantes, virages et dérapages incessants dans le scénario, que du bonheur, malheureusement un peu affadi par un dernier donjon long et laid. Mais c'est bien l'unique réserve d'une grande saga incontournable pour ceux qui sont las d'incarner des princes ou de secourir des mondes bariolés dans les RPG.