"Austère", "laid", "repoussant" et "purulent" au possible, tels sont les adjectifs qui me viennent à l'esprit lors des 1ères heures en contact du lépreux en phase terminale qu'est Dragon Quest VII, pourtant il faut lui laisser sa chance assez longtemps pour se rendre compte que sous sa peau en décomposition il peut se révéler être un titre merveilleux et riche faisant la part à l'évasion et aux histoires entremêlées d'un monde maudit. Ainsi chaque jour je retournai auprès de l'ami DQ7 pour qu'il me conte ses histoires et même s'il me les narrait de façon naïve et qu'il n'était pas trop habile pour la description visuelle, il ne lésinait pas sur les détails pour le background de chaque ville et de chaque région, sur l'ambiance à la fois chatoyante et mélancolique et il me faisait partager sans hésitation sa passion vis à vis de l'exploration ayant ici un rythme particulier et haché dû à sa narration oscillant entre passé/présent puis recherche de pièces de puzzle pour accéder à la prochaine région. On s'est peut être chiffonné sur les phases d'entrainement des héros que j'ai voulu repousser dans la hâte à plusieurs reprises pour que l'ami me raconte plus vite ses histoires, mais je n'ai pas été outré par ces phases qui au final n'étaient pas aussi nombreuses que je pouvais le penser à priori. C'est à contrecœur que je dus le quitter lors qu'il n'eut plus rien à me raconter, lui qui m'avait autrefois tant écœuré. Comme quoi le fond est souvent plus important que la forme.