Darq est un jeu qui commence de façon très abrupte, pas de dialogue, pas de mise en scène, même pas de menu principal, on se retrouve à incarner un jeune garçon qui ne parlera pas de toute l'aventure, Darq étant l'un de ces jeux qui laissent leur scénario totalement libre d'interprétation.
Ce n'est pas non plus sur sa bande son que le jeu mise, de ce côté là l'approche est très minimaliste, quelques sons intradiégétiques et basta.
C'est principalement par sa direction artistique que le jeu marquera les esprits, très burtonienne, toute en noir et blanc, inquiétante mais pas effrayante, dérangeante, parfois macabre et, étrangement, apaisante. Rien que pour ça le jeu mérite le coup d'œil.
Du côté du gameplay on a affaire à un puzzle-game qui repose sur la capacité de notre personnage à jouer avec la gravité, globalement le jeu est assez simple, mais il faut accepter d'être dans un univers onirique où tout ne fait pas toujours sens. Il y a aussi quelques ennemis à éviter de-ci de-là en se cachant et en attendant qu'ils passent mais ces phases, peu intéressantes, sont heureusement peu nombreuses.
Le principal défaut de Darq est sans aucun doute sa durée de vie famélique, comptez deux heures à peu près pour en voir le bout, sans réelle rejouabilité derrière, c'est trop peu pour un univers dans lequel on se plongerait volontiers quelques heures de plus.
Le jeu divisera sans doute ceux qui mettront en avant sa DA et ceux qui pointeront du doigt sa faible durée de vie pour un prix pas si réduit ( un peu plus de 16€ sur Steam à cet instant ).
Si vous êtes prêt à payer pour une expérience de qualité, allez-y, mais si vous attachez de l'importance au ratio prix/heure de jeu, attendez plutôt une promo.