Le jeu d’aventure, c’est comme la lecture, on se lance, parfois on accroche bien, puis sans comprendre pourquoi, on décroche totalement et on se fiche complètement de connaître la fin. C’est ce qui m’est arrivé avec Post Mortem. C’était pourtant bien parti, une enquête de détective privé, dans le Paris des années 1920, un meurtre macabre, des décors art nouveau, tout pour plaire ! Mais voilà, décrochage complet en cours par ennui et manque d’intérêt (pas très loin de la fin d’après la soluce). D’habitude, dans ce cas là, je ne mets jamais la moyenne, mais je reconnais que le jeu à de grandes qualités originales : de belles cinématiques, contrôle de deux personnages, plusieurs possibilités de résoudre une même énigme et la possibilité d’adapter son discours. Ce sont des options que je n’ai pu voir quasiment nulle part ailleurs. Cependant, il y a du coup certaines choses qui ne sont pas au point dans les dialogues. On peut parfois parler de choses qu’on n’a pas encore découverte (ce qui rend par moment l’histoire incompréhensible) et le doublage est tellement médiocre que la différence de ton ne se remarque absolument pas. L’interface m’a assez déplu et l’inventaire est trop confus lorsqu’on accumule les objets et les documents. C’est une très grosse déception pour moi, parce que l’intention était bonne. L’épisode suivant, Still Life est bien plus au point.