Il est des ouvrages qui s'inspirent de jeux, et des jeux qui s'inspirent d'ouvrages... et d'autres jeux aussi. Scénaristiquement, Vivisector serait un peu Far Cry premier du nom où les trigènes auraient laissé leur place à des hybrides tout droits sortis de l'île du Dr Moreau. Si c'est un contexte qui me plait, je peux comprendre que cela ne soit pas le cas le cas de tous. Dommage, car si le scénario n'est pas un chef-d'oeuvre, les éléments liés à ce dernier sont pourtant ce qui fait l'originalité du titre.
Far Cry donc, et pas qu'un peu. Que cela soit au niveau des environnements, très 'junglisants' ou intérieurs de labo, on a l'impression d'incarner Jack Carver dans une énième course pour sauver le monde, bien que nos adversaires soient ici principalement animaux. Fusil à pompe, M4, pistolet... Tout un râtelier d'armes est à notre disposition pour déchiqueter sur place nos adversaires, car c'est bien là le but de Vivisector: nous faire participer à bien des dissections en utilisant une arme à feu en guise de scalpel. Autant dire que ça risque de tâcher...
Très jalonné, jamais vraiment ouvert ou vraiment beau, le jeu n'en reste pas moins sympathique et ne souffre pas d'une difficulté aussi excessive que son inspirateur, munitions et soins n'étant pas rares. S'il ne mérite pas forcément des lauriers, on ne peut cependant se résoudre à s'acharner sur la carcasse comme cela a été fait, surtout lorsque bien des détails laissent à penser que l'aventure n'a pas été poussée bien loin dans ce cas-là. Loin d'être parfait, Vivisector mérite cependant quelques minutes si ce n'est heures d'intérêt, en dépit d'un dénigrement rapide et total. Si le titre n'atteint jamais les sommets des canons du genre, l'amateur de FPS moyen y trouvera son compte... ou alors souffrira potentiellement des retombées d'une vivisection pas comme les autres.