Edge of Control n'est pas un jeu pour les enfants de coeur...si vous jouez en mode simulation, bien entendu.
Je ne parlerai pas du mode arcade car il existe des déjà des jeux comme Dirt qui remplissent ce rôle, et le font mieux que Baja.
Pour ce qui est de la simulation, l'excellent modèle physique s'accouple à merveille aux course brutales et chemins dilapidés. Le jeu requiert un focus et une concentration permanentes pour enregistrer des performances raisonnables. La gestion des gaz est l'aspect le plus important du jeu, exactement comme ça devrait l'être.
Les courses sont intenses et techniquement exigeantes, et les rallyes sont LONGS. Durant la carrière, ils sont souvent séparés en étapes, mais lors de courses simples ou de sessions en multijoueur on peut éliminer les étapes et lancer les rallyes en mode continu, ce qui nous force à appeler l'hélicoptère pour les changements de pneus, réparations, etc.
Il n'y a rien comme être à la ligne de départ d'un rallye continu de 30 minutes (ou plus) avec d'autres joueurs sur internet, surtout si ces derniers ont l'habitude de gérer une course et ne seront pas à fond dès le début pour finalement démolir leur bagnole, se frustrer et quitter. Il faut utiliser sa tête, constamment, et beaucoup.
Il est vrai que la diversité des environnements semble ordinaire, et ce, même si les différents environnements ont des différences visuelles assez marquées (terre rouge ou sable fin, rocaille ou asphalte démolie, gazon ou terre battue, etc) et c'est principalement parce qu'on passe pas mal de temps dans chaque environnement car les courses sont généralement assez longues et ardues.
Il demeure que quand on commence à avoir la main et qu'on navigue des whoop sections à 100mph, on a pas le temps de regarder le paysage, notre focus est cloué sur les 100 mètres devant le véhicule, et on analyse à toute vitesse pour prévoir la réaction du véhicule et ajuster la trajectoire en cas de problème, et des problèmes, vous allez en avoir.
La différence entre les véhicules à essieu rigide (camions) ou suspension indépendante (buggies) est marquée et surtout, utilisable. Les essieux rigides sont très risqués lorsqu'on applique les gaz en section cahoteuse et que le camion n'est pas droit, alors qu'on a plus de latitude avec les buggies, bien qu'ils ont plus tendance à rebondir sur les whoops plutôt qu'à les avaler comme les camions.
Attention : Le support pour les volants est pauvre, allez-y plutôt avec un gamepad de type XBOX, ou faites vos recherches pour savoir si votre périphérique est compatible.
Problème majeur : Ce jeu est beaucoup trop dispendieux. C'est un jeu de 10 ans qui a été respectueusement rehaussé. Ça devrait être un produit de 20$ MAXIMUM. Absolument maximum. Il n'y a pas d'excuses. Oui, il y a énormément de contenu, et oui, les physiques sont exceptionnellement bonnes et sans pitié, créant une expérience brutale et technique, mais c'est mon dada, alors que d'autres joueurs qui y trouveraient leur compte vont hésiter à dépenser autant, réduisant le nombre de joueurs partants, car il faut le dire, en multijoueur c'est sublime, mais il n'y a pas grand monde...
En gros, on sent la passion et l'amour que THQ ont infusé dans le jeu, et on sent qu'ils ont fait leur devoirs pour documenter cette culture du off-roading désertique.